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Les gendarmeries dans le monde, de la Révolution française à nos jours
Houte Arnaud-Dominique ; Luc Jean-Noël
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9791023105209
Cette publication conclut une trilogie, commencée avec Gendarmerie, Etat et société au XIXe siècle Publications de la Sorbonne, 2002) et prolongée par Soldats de la loi. La gendarmerie au XXe siècle PUPS, 2010). Où aller pour ne plus trouver de gendarmes se lamente George Sand, en1841 ! Certainement pas dans les dizaines de pays où des gendarmeries ont été installées, sous différents noms Carabinieri, Guardia civil, etc.), au cours des deux derniers siècles. Qu?est-ce que cette expansion nous apprend sur le rôle de cette force publique originale et sur l?audience internationale d?un modèle policier français, devenu, dès la fin du XVIIIe siècle, l?un des modèles policiers européens ? La réponse à ces questions se situe au carrefour de l?histoire des polices, de l?armée, des relations internationales, de la colonisation et de la décolonisation, de la réorganisation de l?Europe après l?effondrement de l?empire soviétique et des politiques de sécurité, qu?une analyse faisant appel à l?histoire, la sociologie, les sciences politiques et le droit permet de saisir dans son ensemble. Initiée par la Révolution et l?Empire, l?exportation du prototype français contribue à la recréation de nombreuses gendarmeries dans le monde. De la colonisation aux actuelles OPEX, la diffusion internationale des Pandores, puis des "soldats de la loi" qui leur succèdent, est également le fruit des interventions de la Guardia civil, des Carabinieri et des autres corps de gendarmes européens.
Paris, 1889 : la tour Eiffel éclaire la Ville Lumière. La Belle Epoque qui s'annonce est faite de progrès technique, de prospérité économique, de démocratie politique et de grandeur diplomatique. Mais la modernité a sa part d'ombre. Loin d'être cachée ou refoulée, la peur est au coeur de l'imaginaire des hommes et des femmes de 1900 : les meurtres, les mauvais coups des "apaches" , les accidents spectaculaires, les épidémies, les attentats anarchistes, les manifestations réprimées dans le sang et les menaces plus ou moins fantasmées envahissent la presse. De l'Exposition universelle de 1889 à la mobilisation générale de l'été 1914, Arnaud-Dominique Houte étudie les dangers et les angoisses de la société française. C'est l'imaginaire de la Belle Epoque qui se révèle dans une formidable traversée de la France de 1900.
1815-1914 : révolution industrielle, affaire Dreyfus, urbanisme haussmannien, impressionnisme ou Art nouveau, Belle Epoque... ces mots évoquent immédiatement le XIXe siècle. Après le choc qu'a été la Révolution française, c'est l'éclosion d'une nouvelle ère, qui oscille entre nostalgie du passé et projection vers l'avenir. - 1815-1851 : au lendemain du Premier Empire commence un combat pour les libertés. La société est fragilisée et divisée, mais les débuts de la modernisation apportent un début de croissance. - 1852-1879 : c'est le temps de la spectaculaire modernisation économique et sociale. - 1880-1914 : la Troisième République ouvre soixante ans de stabilité institutionnelle, malgré de nombreuses oppositions et tensions sociales. Les 80 cartes et infographies originales de cet atlas rendent ainsi compte des évolutions politiques, économiques et sociales de ce XIXe siècle français.
Présentation de l'éditeur L'originalité de cette synthèse très accessible repose sur un triple choix : traiter à parts égales Paris, province et colonies ; accorder toute leur place aux destins individuels des hommes et des femmes ; articuler l'histoire sociale et culturelle au récit politique. Loin de la nostalgie pour une prétendue " Belle Epoque " ou pour un " modèle républicain " bien difficile à définir, il s'agit de rendre leur éclat, leur jeunesse et leur indétermination aux débats et aux choix d'une République adolescente qui mûrit dans une France transformée par l'accélération des mouvements de modernisation. Ce livre, où l'on croisera des élus et des institutrices, des ouvrières et des vagabonds, parle donc d'une société hantée par le spectre de la division et d'un régime qui se vit comme fragile et menacé. Des ruines de 1871 à l'Union sacrée de 1914, il raconte " le triomphe de la République ", sans en occulter les limites ni en négliger les difficultés, mais en rendant justice tant à sa force combative qu'à son sens de la pédagogie et du consensus.
Comment les gendarmes, longtemps redoutés des populations, se sont-ils intégrés à la vie quotidienne des Français? Pour répondre à cette question, l'auteur étudie tous les aspects du métier de gendarme départemental dans la France provinciale du XIXe siècle: les enjeux politiques, l'organisation du service, la sociologie des hommes, leur vie professionnelle et privée, l'esprit (le corps, les représentations culturelles. L'enjeu est de taille, quand on sait que la gendarmerie (avec ses 20000 hommes) reste la principale force de sécurité du pays. A l'interface des populations - parmi lesquelles ils vivent - et des pouvoirs centraux - aux ordres desquels ils sont soumis - les gendarmes offrent un bel observatoire des transformations du XIXe siècle: la modernisation des campagnes, le renforcement de l'Etat, le développement d'une conscience nationale, la démocratisation, sont autant de phénomènes que l'on peut suivre à hauteur de bicorne. L'enquête s'appuie sur une base de données de plus de 3000 gendarmes et sur le dépouillement de toute la presse professionnelle. Elle s'enrichit également à la lumière des procès-verbaux, des notes de service, des rapports préfectoraux, etc. Elle se nourrit enfin de la riche moelle inédite des archives de la gendarmerie. L'auteur identifie trois modèles successifs. Impérieux et parfois violent, imprégné d'une culture guerrière, peu intégré à la société rurale, le soldat de la loi s'efface dès le milieu du XIXe siècle. Il cède place à un militaire professionnel nettement plus procédurier, discipliné et prudent. Les gendarmes de la fin du XIXe siècle infléchissent cependant cette nouvelle vision du métier en se plaçant plus franchement au centre de la société et au service du public. Le gendarme républicain est ainsi imprégné d'une culture d'obéissance qui coexiste tant bien que mal avec une éthique de responsabilité. A l'heure où l'on s'interroge de nouveau sur la place et sur l'attitude des forces de l'ordre, ce livre offre un éclairage historique qui espère contribuer au débat.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.