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La clinique du pas de porte. Un petit théâtre transférentiel
Houssier Florian
ITHAQUE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782490350797
Le père d'un adolescent dit au revoir en regardant dans un coin en haut à gauche de la pièce ; une patiente s'excuse de ne pouvoir payer qu'en "petites coupures" tout en fouillant frénétiquement dans son portefeuille ; devant la porte, en mettant son manteau pour repartir, un patient continue à parler comme en séance alors que la porte s'entrebâille avant de se fermer. Que racontent ces saynètes du quotidien lorsque nous accompagnons le patient vers le début de la séance ou après l'énoncé de sa fin ? Dans ce contexte topologique spécifique, la séance se tient véritablement entre deux seuils, symbolisés par la porte d'entrée : le temps de l'accueil et celui de l'accompagnement de fin de séance. Lors de cet entrelacs du pas de porte, les mots et les mouvements du corps interagissent, se complètent, reprennent ce qui tend à être mis de côté, mobilisant un relais parlé/agi parfois plus significatif que le contenu parlé/contrôlé de la séance. Aujourd'hui encore, on trouve peu de travaux consacrés aux acting in et encore moins à propos de ces moments interstitiels in between, suggérant la création d'un espace intermédiaire élargi de la séance et du site analytique. La clinique du pas de porte mobilise une scène à haute teneur transférentielle nourrissant le travail psychanalytique. Mise en acte verbale ou physique, acting in, prolongements symptomatiques de la séance ou chair du transfert, voilà autant de pistes que cet ouvrage tentera d'analyser et de préciser, entre fantasme et réalité.
Houssier Florian ; Gutton Philippe ; Haza Marion ;
Cet ouvrage interroge le lien entre le patient adolescent et son psychanalyste. Comment créer un espace contenant face aux pulsions, aux symptômes, aux questions identificatoires propres à cet âge de la vie ? Comment se tenir au plus près des blessures de l'adolescent pour favoriser l'auto-création de soi ? Comment travailler avec les parents ? Emanation du Collège International de L'Adolescence (CILA), ce livre, outre sa composante française, ouvre une fenêtre sur ces questionnements vus d'ailleurs en Europe ou en Amérique latine (Uruguay, Brésil). Cet ouvrage explore les diverses facettes de l'écoute créative de l'adolescent à partir de la variété des dispositifs cliniques accompagnant sa construction subjective. Au ressort dynamique de la cure psychanalytique individuelle se sont ajoutées les psychothérapies groupale, familiale, psychodramatique ou avec une médiation, soit autant d'approches qui relancent la dynamique intrapsychique d'adolescents qui ne peuvent pas jouer, rêver ou créer. L'analyse de l'adolescent est un champ vivant et incertain, loin de toute convention thérapeutique sous forme de prêt à penser. C'est l'écoute des récits de l'adolescent qui favorise in fine la naissance du sujet.
La voie ouverte par ce pionnier de la pédagogie psychanalytique est essentielle: prenant toujours position, il s'oppose à ceux qui, souvent, stigmatisent les jeunes comme étant à l?origine des maux de la société ou des troubles institutionnels et ne proposent que la sanction comme réponse à l?expression agie de leurs troubles psychiques. En ce sens, une des lectures possibles de ses travaux est politique, comme l?indiquent les débats actuels récurrents sur ces questions.
L'adolescence est repérée par ses principaux biographes comme la période la moins connue de la vie de Sigmund Freud. En dépit de la diversité des souvenirs disséminés au sein de son oeuvre, aucun ouvrage n'est consacré à la compréhension de son adolescence. Investi comme un fils promis à devenir un grand homme par sa mère, la vivacité de ses fantasmes incestueux et parricides remonte à la surface, infiltrant sa vie relationnelle comme ses rêves. Tout à ces conflits intérieurs, le jeune Freud envie ses amis qui vivent alors que lui passe son temps à lire et à rêver. Malgré l'émergence de ses tendances révolutionnaires, il passe son adolescence à l'éviter, seul le coup de foudre pour une jeune Gisela animant sa vie amoureuse. Ces années de solitude affective et de vie imaginaire ne vont pas sans joie et désarroi, conflits et contradictions ; ces sentiments mêlés ouvrent sur l'exploration de sa créativité, de son rapport aux femmes ou de ses amitiés, autant de points de contact avec le destin du futur créateur de la psychanalyse.
La rencontre de la pédagogie avec la psychanalyse a constitué un événement dans l'histoire des idées et une opportunité dans les modes de traitement psychique des adolescents. Ce mouvement d'idées a placé l'éducation, par le lien aux parents puis leurs représentants, au c?ur des débats. Force est de constater que les questions d'hier n'ont rien perdu de leur acuité, faisant retour de façon récurrente sur la scène sociale. Renouer les fils d'un tel débat nous amène à réinterroger les ressorts du lien éducatif. Le passage des objets d'amour familiaux à l'investissement de l'environnement introduit le rôle du social dans l'accompagnement de la traversée adolescente. A l'adolescence, les jeux sont-ils faits, comme on le prétend parfois, ou est-ce une seconde chance offerte à l'enfant en difficulté? Une pédagogie bien pensée est-elle de nature à aider l'adolescent lorsque sa vie pulsionnelle le déborde? Peut-elle l'aider à élaborer sa sexualité, sublimer ses conflits? L'éducation ne se résume pas à la question de l'autorité; elle nous interroge sur les moyens dont nous nous dotons pour penser la souffrance présente dans la relation entre adultes et adolescents. En effet, cette relation, dans les structures éducatives comme dans les lieux d'apprentissage, se heurte parfois à des malentendus provoquant violences et traumatismes réciproques. Nous proposons de réfléchir sur les rapports d'intrusion comme de séduction au sein de cette rencontre afin de déplier la trame fantasmatique qui organise et donne sens au lien éducatif. Cet ouvrage propose la traduction de textes inédits des principaux pédagogues-analystes des débuts de la psychanalyse, au regard de leur commentaire critique par des auteurs actuels. Il reprend le débat sur les rapports entre éducation et psychanalyse à l'aune de leur constant retour dans le champ clinique et social, pour une nouvelle distribution des cartes en faveur des adolescents.
Robert B. Brandom est l'un des plus grands philosophes américains contemporains. Auteur d'une pensée originale qui se réclame à la fois de Kant, de Hegel et de la philosophie analytique du langage et de la logique, il poursuit dans le même temps une réflexion sur l'héritage de la philosophie pragmatiste américaine. Le présent volume constitue l'introduction la plus accessible à cette philosophie hors-norme. La plupart des thèmes et des ressources exposés dans ses grands livres y sont convoqués, mais sous une forme plus directe et plus familière. Qu'il s'agisse du pragmatisme analytique et de la rationalité expressiviste (développées dans son oeuvre majeure, RxRendre explicite, 2 vol. , 1993), de sa réhabilitation de Hegel, du holisme et d'une conception de la raison comme formation historique et sociale (présentées dans A Spirit of Trust, 2019), les essais traduits ici constituent une excellente entrée en matière aux éléments clés de la pensée de Brandom. On y découvrira un philosophe analytique original, patient défenseur d'une conception normative de la raison irréductible aux naturalismes et aux cognitivismes si influents aujourd'hui dans la discipline.
Renato Mezan retrace le débat entre Jacques Lacan et Conrad Stein, au Séminaire "Objet de la psychanalyse" (1965-1966) mené par le premier, et soutient que ces houleuses discussions sont à l'origine des meilleures conceptualisations de la psychanalyse contemporaine.
Colloque de Cerisy sur la psychanalyste Nathalie zaltzman, avec les contributions de J. Altounian, G. Barbieri, G. Brisac, J. -F. Chiantaretto, A. Cohen de Lara, E. Corin, B. De Rosa, N. Durr, C. Ferrié, G. Gaillard, J. -M. Hirt, M. -F. Laval Hygonenq, I. Lasvergnas, A. Lecoq, G. Levy, C. Matha, R. Minjard, J. -P. Pinel, E. Tysebaert, M. Vacquin, F. Villa.
Que se passe-t-il dans les liens amoureux quand l'un trahit l'autre, ne tient pas sa promesse, vit une autre expérience affective dans le secret et l'infidélité ? Que devient cet amour investi par le traumatisme de la trahison et de l'abandon ? Et que se passe-t-il si celui qui a trahi cherche ensuite à être pardonné ? Si, après avoir décrété que "ce n'est plus comme avant", il demande à être encore aimé en espérant que, justement, tout "redevienne comme avant" ? Le pardon est-il alors possible ? Ou faut-il redire après la sentence freudienne que l'amour n'est qu'un rêve narcissique, et qu'il n'y a pas d'amour pour l'Autre qui ne soit amour de soi-même ?