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Personne et sujet selon Husserl
Housset Emmanuel
PUF
10,65 €
Épuisé
EAN :9782130481331
La philosophie reproche souvent à l'anthropologie de passer à côté de la question du " soi ", de l'identité personnelle. Or, donner à voir cette présence vivante et concrète du moi à lui-même, tel semble être le projet de la phénoménologie de Husserl dans la mesure même où elle arrache au moi de fait pour reconduire à une conscience sans âme. En s'attachant à la description du soi et des figures du soi, Husserl dévoile un sujet qui, tout en procédant par pure identité, s'individualise, se constitue lui-même comme personne. Parce qu'on est une personne qu'à le devenir, ce concept de personne reçoit peu à peu dans l'?uvre de Husserl une signification transcendantale et non plus seulement mondaine. La singularité insubstituable que le sujet se donne comme étant l'?uvre de sa liberté est alors comprise à partir de sa vie temporelle, charnelle, téléologique, interpersonnelle, sociale, historique, éthique et même religieuse. Loin de comprendre le " je " comme un simple centre vide, Husserl s'attache à décrire la concrétude même de la subjectivité qui seule peut justifier que l'ego n'est pas une chose parmi les choses, mais une continuité de développement, une durée dont il fonde l'indivisibilité. A partir de la description des structures a priori de la conscience rationnelle, qui montre comment le sujet s'individue devant la vérité, en accomplissant sa tâche propre dans le don de soi aux idées, Husserl achève le mouvement historique d'absolutisation de l'ego pur tout en prenant conscience des limites d'une telle entreprise. En cela la phénoménologie transcendantale est bien un tournant de l'histoire de la philosophie.
L'identité personnelle n'est pas l'identité de la chose, et pourtant l'ombre de la chose se retrouve encore dans bien des philosophies de la personne, quand elles veulent identifier une constance venant absolument de soi. Or, la constance proprement humaine ne saurait être un repli sur des caractères figés, et elle doit au contraire être pensée dynamiquement comme une réponse toujours ouverte et inquiète à ce qui nous touche au-delà de ce que nous pouvons recevoir. La philosophie médiévale de saint Augustin à saint Thomas d'Aquin a donné à penser et à vivre une identité brisée de la personne. La philosophie moderne (Kant) et la phénoménologie (Husserl, Heidegger, Levinas, Maldiney) permettent, elles, de redécouvrir cette identité impossible, voire anarchique, qui est notre avenir avant d'être notre présent et notre passé. Comprendre philosophiquement la personne en tant que créature comme un être qui est pour autre chose que lui-même, c'est alors pouvoir surmonter les multiples formes du nihilisme actuel qui enferment l'homme dans des identités mortes. Dès lors, élucider cette différence personnelle, qui n'est plus la particularité d'un genre, mais la dimension dramatique, active, de l'existence, permet de mettre en lumière le fait que la signification éthique de la personne est toujours première.
Résumé : Dans trois pièces tragiques de Shakespeare (King Richard II, Coriolanus, King Lear), une mise au ban abusive est à l'oeuvre. Elle s'inscrit, en amont comme en aval, dans une dynamique de déterritorialisation qui se décline sur plusieurs plans (linguistique, éthique, physique, psychique). L'abus de pouvoir qui exclut, sans autre forme de procès, résulte d'un franc-parler, de ce qui est mésinterprété comme abus de langage et donc refus d'allégeance. Il s'ensuit des stratégies de résistance, de déplacement. Riposte, retour transgressif, rupture de ban et " machine de guerre " s'inscrivant dans une logique d'" effet talion " (mode de l'aller-retour). Esquive, recours à la ruse du travestissement, expérience d'un " devenir-imperceptible " qui fait que, paradoxalement, l'ici se vit comme un hors-carte, comme un exil (mode du sur-place). Refuge dans l'imaginaire, subterfuge mental qui génère une dialectique de l'endurance et de l'épuisement et peut conduire à une forme d'entropie, à des phénomènes de lâcher-prise qu'il s'agisse de folie, de suicide ou d'arrêt cardiaque (mode du décrochage). Cette dynamique de déterritorialisation invite à un questionnement sur la légitimité du pouvoir, sur l'exercice du libre arbitre, sur les limites de l'humain.
En prenant appui sur la notion de monde, cet ouvrage est un parcours informé et clair de la phénoménologie de Husserl. Il interroge le sens de la philosophie considérée comme science rigoureuse, examine la nouvelle tâche que Husserl assigne à la métaphysique comme dévoilement du monde. Le projet de la phénoménologie est en effet de nous rendre attentifs à toute la richesse et à toute la diversité de l'expérience pour rompre avec le nihilisme contemporain, né de la géométrisation du monde au travers des sciences de la nature. Cet ouvrage se présente comme un excellent moyen de se familiariser avec les concepts fondamentaux de la phénoménologie.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.