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L'intériorité d'exil. Le soi au risque de l'altérité
Housset Emmanuel
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204087742
L'accomplissement de soi est la grande inquiétude de la modernité, car l'individu se cherche là où il n'est pas: soit dans une intériorité close où, à force d'être face à lui-même, il n'éprouve plus que le vide de son être, soit dans la pure extériorité des relations mondaines qui le dispersent. Entre le retour indéfini sur soi et l'éclatement de soi par le monde, il ne sait plus qui il est et comment se rassembler. La revalorisation actuelle de la posture stoïcienne de la citadelle intérieure révèle une angoisse irrépressible face à la possibilité d'être soi dans le monde. En réponse à cette mise en question, la construction d'un bunker de l'intériorité ne peut donner qu'une illusion de liberté. La philosophie médiévale (saint Augustin, saint Thomas d'Aquin) propose une autre façon d'être soi, de se soucier de soi, dans laquelle l'immensité non maîtrisable de notre intériorité devient lieu d'ouverture et de réponse à l'altérité. Tout notre être, y compris notre sensibilité, peut et doit participer à la recherche de la sagesse; il y a ainsi une sagesse fondamentale des passions. La métaphysique de la subjectivité (Kierkegaard) et la phénoménologie contemporaine (Husserl, Binswanger, Lévinas et Maldiney) réactualisent, après des siècles d'oubli, cette affectivité comme source d'une intériorité vivante, c'est-à-dire ouverte. Le témoignage, la patience et la compassion montrent qu'il n'y a pas de devoir sans affection et qu'il n'est possible d'être soi qu'en s'exposant à l'événement. Entre l'intériorité d'île et l'intériorité d'exil, l'homme doit choisir son style d'existence: être en exil et vivre, ou rester en soi et mourir.
La pitié apparaît au premier abord comme dangereuse et irrationnelle et c'est pourquoi toute morale rationnelle semble devoir ou refuser totalement un tel sentiment, ou le cantonner dans une fonction secondaire. Cependant, un homme incapable de pitié, ou s'interdisant toute pitié, paraîtrait aussi dépourvu de toute humanité. Tel est le paradoxe propre à la pitié qui nous met en question, parce que cette pitié n'est ni un simple aspect de notre vie subjective, ni un simple instinct naturel, mais est au contraire ce qui s'annonce comme une dimension fondamentale de notre existence : elle est le lieu où nous pouvons nous perdre en fuyant ce qu'il y a d'insupportable en l'autre, à savoir sa souffrance, et cela soit par refus de la pitié, soit par une pitié méprisante et condescendante, soit par une pitié générale du genre humain qui demeure indifférente à celui qui nous fait face. Néanmoins, au-delà de toutes les formes possibles de pitiés malveillantes, la vraie pitié s'annonce comme le lieu unique où nous pouvons nous ouvrir à ce que nous devons être, dans la pudeur d'une écoute patiente d'autrui qui le laisse être avant de vouloir le comprendre. Il ne s'agit pas d'écrire une histoire de la pitié, mais de dévoiler la seule vraie pitié comme unique accès possible à autrui et comme unique origine d'une véritable communauté humaine : elle est une intelligence de l'amour qui seule respecte la parole propre d'autrui et qui seule permet de vivre ensemble. Qui n'écoute pas l'insupportable souffrance d'autrui ne voit ni autrui ni lui-même et demeure un homme seul livré au monde. Au contraire, celui qui s'ouvre à la singularité inappropriable d'autrui, avant tout jugement, peut comprendre quel est "son" devoir, sa tâche insubstituable dans la réalisation de la justice. -- There is always something unbearable about pity yet a man without pity would be almost inhuman. This paradox reveals the necessity to examine the essence of pity, in order to distinguish fake pity - dangerous and disdainful - from that which comprises our humanity. Recognition of authentic pity, which respects others in their irreplaceable singularity and provides us with the intelligence of what we must do for them, allows us to free ourselves from both moralism and from an abstract rational morality, in order to envisage a tangible ethic in which the human community is above all one of suffering and joy.
Les études ici rassemblées ont pour fin de se confronter aux apories essentielles de la question de l'essence du fondement, telles qu'elles traversent l'histoire de la métaphysique, et d'éclairer ainsi les remises en cause contemporaines de la volonté de fonder, qui répètent la tension opposant le fondement comme substrat et comme origine - ainsi Derrida écrit-il que "la chose même se dérobe toujours", et Desanti, que les moments de crise ouvrent la possibilité de prendre conscience que "le sol fuit toujours". A suivre le fil conducteur des métaphores, le fondement serait ce qui se trouve "sous" les étants, mais en quel sens faut-il l'entendre ? Comme soubassement qui confère à la maison son assise et sa solidité, comme les racines d'un arbre à partir desquelles il ne cesse de croître et de se transformer, ou comme la fin vers laquelle tend son développement ? Le fondement peut ainsi être substrat ferme permettant de poser les premières pierres, source de l'apparaître ou de l'action juste, ou telos de toute genèse et développement. Faut-il cependant adopter pour fils conducteurs les métaphores livrées par l'histoire de la métaphysique, ou au contraire élaborer une métaphorologie critique afin d'en mettre en question le prestige ? Une seconde question tient à la distinction entre les niveaux épistémologique et ontologique. En théorie de la connaissance le fondement s'identifie au principe, proposition première dont la validité est indubitable et fonde celle des autres propositions ; en mathématiques (ici prises pour paradigme), la dérivation des propositions secondes à partir des propositions primitives est une déduction, celles-ci étant les axiomes douées d'évidence immédiate, celles-là des théorèmes doués d'évidence médiate. Or ce paradigme déductif possède-t-il une validité universelle, ou la notion de principe peut-elle, dans les sciences non déductives et les mathématiques axiomatisées, être entendue en un sens autre que celui d'axiome absolument évident ? Y a-t-il, en outre, convergence ou discrépance entre les plans épistémique et ontologique : ce qui est premier dans l'ordre de la connaissance (principe) l'est-il également dans l'ordre de l'être ? Ce qui est premier pour nous l'est-il également en soi ? Une dernière question est liée à la volonté de fonder, c'est-à-dire à l'apparition du projet fondationnaliste et du principe de raison, selon lequel rien n'est sans raison. Si l'apparition même de la philosophie semble dominée par le souci de légitimer le savoir par opposition à la pure opinion, pourquoi l'énoncé du principe de raison a-t-il dû attendre Leibniz pour venir au jour ? Y a-t-il, dans l'histoire de la métaphysique, des mutations du régime d'évidence telles que le principe de raison et la nécessité de la fondation puissent demeurer occultées, puis devenir évidentes ? La compréhension du fondement comme axioma, principium et Grund appartient-elle à des dimensions de sens hétérogènes renvoyant à des époques distinctes du savoir, de l'évidence voire de la compréhension ? Quel est à son tour le fond de ces mutations de sens, et en est-il à proprement parler le fondement ? D. P.
La question de Dieu dans la pensée de Husserl fut très tôt un objet d'attention pour la recherche phénoménologique, mais la diversité des textes est telle qu'il était nécessaire d'établir le dossier historique relatif à cette question. Bien évidemment, la mise en lumière de l'unité et de la continuité des analyses de Husserl sur Dieu est animée par une interrogation proprement spéculative: quelle place pour Dieu dans une philosophie descriptive qui se veut méthodologiquement athée? A partir du "je" transcendantal, quel est l'accès possible à la pure phénoménalité de Dieu? Si Husserl décrit la transcendance de Dieu comme celle d'une Idée théorique, éthique et téléologique, il ne s'agit pas pour lui de s'en tenir aux reconstructions abstraites de la métaphysique, niais de revenir à l'expérience originaire de Dieu. La réduction phénoménologique ne demande pas de cesser de croire, mais elle rend possible une purification éthique de l'expérience religieuse qui permet d'élucider son sens. En cela, tout le projet contemporain d'un concept non ontologique de Dieu est redevable à Husserl d'avoir fait le premier pas décisif en affranchissant de tout en soi "et en montrant que la transcendance de Dieu ne peut être séparée de la vie intentionnelle dans laquelle elle s'annonce. Husserl ne confond pas pour autant philosophie et théologie, et la compréhension de Dieu comme évidence d'une Idée pratique infinie laisse ouverte la possibilité de la Révélation sans vouloir parler pour elle."
L'identité personnelle n'est pas l'identité de la chose, et pourtant l'ombre de la chose se retrouve encore dans bien des philosophies de la personne, quand elles veulent identifier une constance venant absolument de soi. Or, la constance proprement humaine ne saurait être un repli sur des caractères figés, et elle doit au contraire être pensée dynamiquement comme une réponse toujours ouverte et inquiète à ce qui nous touche au-delà de ce que nous pouvons recevoir. La philosophie médiévale de saint Augustin à saint Thomas d'Aquin a donné à penser et à vivre une identité brisée de la personne. La philosophie moderne (Kant) et la phénoménologie (Husserl, Heidegger, Levinas, Maldiney) permettent, elles, de redécouvrir cette identité impossible, voire anarchique, qui est notre avenir avant d'être notre présent et notre passé. Comprendre philosophiquement la personne en tant que créature comme un être qui est pour autre chose que lui-même, c'est alors pouvoir surmonter les multiples formes du nihilisme actuel qui enferment l'homme dans des identités mortes. Dès lors, élucider cette différence personnelle, qui n'est plus la particularité d'un genre, mais la dimension dramatique, active, de l'existence, permet de mettre en lumière le fait que la signification éthique de la personne est toujours première.
Résumé : Simple et ludique, ce livre permet au lecteur d'identifier ses modes de communication privilégiés, ses motivations, ses comportements sous stress et lors de conflits, etc. Il fournit également une grille pour mieux communiquer avec les autres, en fonction de leur type de personnalité. Nouvelle édition entièrement revue et actualisée.
Dans cette analyse révolutionnaire des profils de personnalité, Gretchen Rubin, auteure à succès traduite dans plus de 19 pays, vous pose une question qui peut changer votre vie personnelle et professionnelle : Comment répondez-vous aux attentes des autres et aux objectifs que vous vous fixez ? En fonction de votre réponse, vous vous inscrivez dans un des quatre profils de personnalité : Discipliné, Pointilleux, Dévoué ou Rebelle, et vous allez découvrir que cela impacte tous les aspects de votre comportement et votre rapport aux autres. Les 4 profils vous apporteront des réponses concrètes si vous vous demandez : Comment arrêter cette mauvaise habitude ? Les gens peuvent compter sur moi, mais pas l'inverse. Que puis-je y faire ? Comment aider quelqu'un à suivre mes conseils ? Comment travailler avec quelqu'un qui refuse de faire ce que je demande ? Cette connaissance de vous-même et des autres va vous aider à prendre de meilleures décisions, à mieux comprendre et communiquer avec autrui, à réduire votre stress... bref, à vivre mieux !
Résumé : " Je n'oserai jamais ", " personne ne voudra de moi ", " je n'y arriverai pas toute seule "... Voilà autant de croyances qui nous emprisonnent dans des schémas de pensée limités. Le plus souvent héritées de notre éducation, de nos expériences passées et de nos conditionnements, ces vues de l'esprit nous empêchent de vivre librement et pleinement qui nous sommes.En 21 étapes et à travers un fabuleux récit, ce livre nous engage à suivre un parcours de transformation inédit pour renouer avec nous-même et redevenir créateur de notre propre vie.Une forme originale qui alterne fiction et analyse de la psy à la lumière des dernières découvertes en neurosciences.Des exercices simples et variés pour se responsabiliser et amorcer le changement pas à pas.Relever un défi qui concerne tous les habitants de cette belle planète dont l'équilibre est aujourd'hui menacé.Suivez le guide pour vous débarrasser des croyances qui freinent votre potentiel et créez de nouvelles façons de vivre !
La fragilité, tellement niée par notre société, est pourtant ce qui nous permet de ressentir de l’empathie et de la bienveillance – envers les autres, mais aussi envers nous-même. L’auteure, psychothérapeute, nous propose de l’écouter, de la choyer, de l’accepter avant qu’elle ne force son chemin par la maladie, la dépression ou le burn out. Un livre touchant !