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LES MATHEMATIQUES JAPONAISES A L'EPOQUE D'EDO (1600-1868)
HORIUCHI
VRIN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782711612130
Les mathématiques japonaises (le wasan) ont jusqu'ici rarement trouvé place au sein d'une histoire générale des mathématiques. Elles ne pouvaient se prévaloir d'être les plus anciennes du monde : leur développement se situe entre le XVII et le XIX siècle, alors même que se dessinent en Occident les contours des mathématiques dites modernes. Elles ne pouvaient non plus prétendre avoir contribué à la constitution de ces dernières. La production foisonnante du wasan est restée largement méconnue en dehors du Japon. Mais, plutôt que de lui trouver une place à tout prix, pourquoi ne pas employer le wasan comme uq instrument de distanciation et de réflexion par rapport 4 notre propre tradition ? Cette étude se veut un premier pas dans ce sens. Elle éclaire un moment-clé de son développement, lorsque les Japonais découvrent l'algèbre à une inconnue dans un manuel chinois du XIII siècle et élaborent à partir de cette dernière un système de notations et de techniques de calcul d'une grande finesse, rappelant les réalisations de leurs contemporains européens. Au-delà de l'aspect mathématique, cet ouvrage apporte également un éclairage sur l'époque qui a vu naître cette activité scientifique. A travers la vie et la carrière de Seki Takakazu et de Takebe Katahiro, amplement développées ici, on pourra entrevoir la corrélation déjà cruciale entre pouvoir et science dans le Japon des shôgun Tokugawa.
Ce volume rassemble cinq contributions qui dévoilent des aspects fondamentaux de la culture et des pratiques lettrées dans le Japon et la Chine modernes. Les historiens ont longtemps abordé la pensée des auteurs chinois et japonais à partir des grands concepts, retraçant leur évolution au sein des courants et des écoles. La démarche adoptée ici cherche à resituer les lettrés et leurs productions dans leur contexte social, à mesurer l'impact de leurs discours sur les contemporains et à examiner de plus près les vecteurs de diffusion des savoirs. Deux des contributions posent la question du positionnement du lettré dans la société de son temps, les trois autres abordent des thèmes particuliers tels que l'art d'écrire, les conseils d'étiquette, et les savoirs contenus dans les encyclopédies populaires. Le volume s'achève par quelques extraits du Keikodan (Leçons du passé) de Kaiho Seiryô (1755-1817) qui permettront au lecteur de se faire une idée plus concrète des préoccupations du monde lettré japonais à la fin du XVIIIe siècle.
Le nombre de personnes qui pratiquent le Judo a augmenté considérablement ces derniers temps, mais il y a proportionnellement très peu de professeurs. Il y a des gens qui, bien que désireux de continuer de pratiquer l'art martial, abandonnent l'idée simplement parce qu'ils ne peuvent pas trouver le professeur adéquat. Et ceux qui ont la chance d'en avoir un ne peuvent recevoir les cours comme ils le souhaiteraient parce qu'il y a trop d'élèves. Etant donné les circonstances, il est très probable que le Judo se pratique suivant des principes erronés et des méthodes incorrectes. Et c'est vraiment dommage. Ce livre a été écrit dans le but de compenser cette déficience, au moins partiellement, et d'offrir une aide aux élèves. Dans cet ouvrage, nous avons essayé d'analyser les traits généraux du Judo de manière concise et accessible, évitant les complications que pourraient impliquer les descriptions et les théories scientifiques. Il n'est pas nécessaire d'avoir une connaissance approfondie en la matière pour comprendre ce livre. N'importe qui ayant fait ses études primaires pourra le comprendre. La plupart des techniques qui sont traitées dans ce livre ont été expliquées très soigneusement de manière à ce que le lecteur puisse voir facilement quelles sont les techniques à appliquer quand son adversaire se trouve dans une position déterminée. Certaines des images qui apparaissent dans cet ouvrage sont des reproductions de celles qui furent prises par le Dai Nippon Butokukai (Société japonaise pour la promotion du Bushido), mais la majorité d'entre elles ont été spécifiquement prises pour ce livre par les auteurs. " Sakujiro Yokoyama & Eisuke Oshima (1915).
Les articles réunis dans ce volume sont pour la plupart consacrés à l'histoire de l'éducation au Japon. Ils offrent des éclairages et des pistes de réflexion sur l'un des événements majeurs qui ont marqué l'entrée de ce pays dans la modernité, à savoir la mise sur pied d'un système éducatif calqué sur le modèle occidental. Cette entreprise, qui démarre au Japon au milieu du XIXe siècle, est un long processus au cours duquel les modes d'apprentissage et d'enseignement anciens, développés sous le régime des Tokugawa (XVlle-XIXe siècle), sont progressivement remis en question et adaptés aux exigences nouvelles de la société. Le présent ouvrage permet de saisir toute la complexité de ce processus. Il examine non seulement la façon dont les réformes décidées au plus haut niveau se sont traduites concrètement sur le terrain mais il procure également un aperçu sur l'état de l'enseignement élémentaire et spécialisé sous les Tokugawa. Un article, consacré à l'école de Nanyang en Chine au début du XXe siècle, vient illustrer en contrepoint la diversité des attitudes adoptées face au défi commun de la modernisation.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.