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Education au Japon et en Chine. Eléments d'histoire
Horiuchi Annick
INDES SAVANTES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782846541237
Les articles réunis dans ce volume sont pour la plupart consacrés à l'histoire de l'éducation au Japon. Ils offrent des éclairages et des pistes de réflexion sur l'un des événements majeurs qui ont marqué l'entrée de ce pays dans la modernité, à savoir la mise sur pied d'un système éducatif calqué sur le modèle occidental. Cette entreprise, qui démarre au Japon au milieu du XIXe siècle, est un long processus au cours duquel les modes d'apprentissage et d'enseignement anciens, développés sous le régime des Tokugawa (XVlle-XIXe siècle), sont progressivement remis en question et adaptés aux exigences nouvelles de la société. Le présent ouvrage permet de saisir toute la complexité de ce processus. Il examine non seulement la façon dont les réformes décidées au plus haut niveau se sont traduites concrètement sur le terrain mais il procure également un aperçu sur l'état de l'enseignement élémentaire et spécialisé sous les Tokugawa. Un article, consacré à l'école de Nanyang en Chine au début du XXe siècle, vient illustrer en contrepoint la diversité des attitudes adoptées face au défi commun de la modernisation.
Ce volume rassemble cinq contributions qui dévoilent des aspects fondamentaux de la culture et des pratiques lettrées dans le Japon et la Chine modernes. Les historiens ont longtemps abordé la pensée des auteurs chinois et japonais à partir des grands concepts, retraçant leur évolution au sein des courants et des écoles. La démarche adoptée ici cherche à resituer les lettrés et leurs productions dans leur contexte social, à mesurer l'impact de leurs discours sur les contemporains et à examiner de plus près les vecteurs de diffusion des savoirs. Deux des contributions posent la question du positionnement du lettré dans la société de son temps, les trois autres abordent des thèmes particuliers tels que l'art d'écrire, les conseils d'étiquette, et les savoirs contenus dans les encyclopédies populaires. Le volume s'achève par quelques extraits du Keikodan (Leçons du passé) de Kaiho Seiryô (1755-1817) qui permettront au lecteur de se faire une idée plus concrète des préoccupations du monde lettré japonais à la fin du XVIIIe siècle.
Le nombre de personnes qui pratiquent le Judo a augmenté considérablement ces derniers temps, mais il y a proportionnellement très peu de professeurs. Il y a des gens qui, bien que désireux de continuer de pratiquer l'art martial, abandonnent l'idée simplement parce qu'ils ne peuvent pas trouver le professeur adéquat. Et ceux qui ont la chance d'en avoir un ne peuvent recevoir les cours comme ils le souhaiteraient parce qu'il y a trop d'élèves. Etant donné les circonstances, il est très probable que le Judo se pratique suivant des principes erronés et des méthodes incorrectes. Et c'est vraiment dommage. Ce livre a été écrit dans le but de compenser cette déficience, au moins partiellement, et d'offrir une aide aux élèves. Dans cet ouvrage, nous avons essayé d'analyser les traits généraux du Judo de manière concise et accessible, évitant les complications que pourraient impliquer les descriptions et les théories scientifiques. Il n'est pas nécessaire d'avoir une connaissance approfondie en la matière pour comprendre ce livre. N'importe qui ayant fait ses études primaires pourra le comprendre. La plupart des techniques qui sont traitées dans ce livre ont été expliquées très soigneusement de manière à ce que le lecteur puisse voir facilement quelles sont les techniques à appliquer quand son adversaire se trouve dans une position déterminée. Certaines des images qui apparaissent dans cet ouvrage sont des reproductions de celles qui furent prises par le Dai Nippon Butokukai (Société japonaise pour la promotion du Bushido), mais la majorité d'entre elles ont été spécifiquement prises pour ce livre par les auteurs. " Sakujiro Yokoyama & Eisuke Oshima (1915).
Les mathématiques japonaises (le wasan) ont jusqu'ici rarement trouvé place au sein d'une histoire générale des mathématiques. Elles ne pouvaient se prévaloir d'être les plus anciennes du monde : leur développement se situe entre le XVII et le XIX siècle, alors même que se dessinent en Occident les contours des mathématiques dites modernes. Elles ne pouvaient non plus prétendre avoir contribué à la constitution de ces dernières. La production foisonnante du wasan est restée largement méconnue en dehors du Japon. Mais, plutôt que de lui trouver une place à tout prix, pourquoi ne pas employer le wasan comme uq instrument de distanciation et de réflexion par rapport 4 notre propre tradition ? Cette étude se veut un premier pas dans ce sens. Elle éclaire un moment-clé de son développement, lorsque les Japonais découvrent l'algèbre à une inconnue dans un manuel chinois du XIII siècle et élaborent à partir de cette dernière un système de notations et de techniques de calcul d'une grande finesse, rappelant les réalisations de leurs contemporains européens. Au-delà de l'aspect mathématique, cet ouvrage apporte également un éclairage sur l'époque qui a vu naître cette activité scientifique. A travers la vie et la carrière de Seki Takakazu et de Takebe Katahiro, amplement développées ici, on pourra entrevoir la corrélation déjà cruciale entre pouvoir et science dans le Japon des shôgun Tokugawa.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".