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Newman tel qu'en lui-même
Honoré Jean
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204098564
La récente béatification du cardinal John Henry Newman a renouvelé en France l'intérêt que lui portent maints connaisseurs de son histoire et de ses oeuvres. Dans un ouvrage précédent (J. H. Newman. Le combat de la vérité, Ed. du Cerf, 2010), le cardinal Jean Honoré avait déjà salué cette reconnaissance par l'Eglise des mérites et des vertus du célèbre converti d'Oxford. Il s'agissait alors de montrer chez lui l'étroite connexion entre l'expérience intérieure et les réalités et circonstances de sa vie. Ici, il s'agit d'affiner davantage le portrait de Newman en privilégiant sa correspondance. Newman lui-même n'a-t-il pas considéré que la clef de toute biographie est à chercher dans l'échange de sentiment et de pensée qui s'exprime dans le tour naturel et spontané des lettres que l'on s'envoie et qui se répondent ? La correspondance du maître d'Oxford devenu le supérieur de l'Oratoire se déploie sur trente-trois volumes... Ce livre est né de cette profusion épistolaire. Comme le suggère son titre : Newman tel qu'en lui-même, il vise à révéler Newman dans le naturel de sa personnalité, son quotidien et son style de vie, son rapport à autrui et ses relations, ses goûts et ses préférences..., bref, tout ce qui transparaît de lui dans ses lettres. En d'autres termes, l'auteur se propose d'enquêter sur ce qu'en Angleterre on désigne comme le background, c'est-à-dire la complexité des réalités constitutives de l'individu, les qualités humaines et les dispositions naturelles qui préludent à l'éveil de la sainteté et la favorisent. Le cardinal Honore forme ainsi le voeu de "n'avoir pas oeuvré en vain si, par le lien établi entre le vécu et l'écrit, ces pages que l'on va lire contribuent au rayonnement du nouveau Bienheureux dans notre sphère de culture et de fidélité religieuse".
Comment le Japon est venu à moi est l'histoire de la découverte d'un pays par certains de ses mots, une évocation des premiers souvenirs qui ont façonné l'image du Japon dans la conscience de l'auteur alors qu'il était enfant et adolescent. Sous la forme d'un Je me souviens très délicat, voici la rencontre - teintée d'un humour communicatif mais aussi d'une vraie tendresse - avec les objets, les expériences, les êtres grâce auxquels les premiers contacts peuvent se nouer avec une culture étrangère. Autour d'eux se cristallisent des stéréotypes naïfs qui sont autant de passeurs ambigus : ils donnent une représentation chimérique de cet autre monde, mais en suscitent le désir et préparent à le rencontrer. Je prononçais bonzaï, parce que je supposais confusément que les bonzes s'entouraient de bonzaï. J'ai lu plus d'une fois que les bonzaï étaient "de petits arbres torturés" par des sadiques.
Le cardinal Jean Honoré est connu pour ses précédents travaux sur Newman. Dans ce nouvel ouvrage, il vise à établir le lien entre la vie du converti d'Oxford et ses oeuvres. Celles-ci sont nées d'une expérience personnelle elle-même surgie des circonstances et des événements qui ont modifié le cours de son existence. Malgré l'apparente continuité que semblent devoir signifier leur deux seuls pôles qui représentent Oxford et Birmingham, le fil des jours n'a pas manqué de refléter celui des rencontres et des avatars du quotidien, ainsi que le mentionnent les notes des Letters & diaries tenues chaque jour, qui s'étalent sur trente-deux volumes... C'est justement cette relation entre les éphémérides et l'écriture qui fait l'intérêt de ce livre. Les grands thèmes du credo que développe Newman en chaque étapes de sa vie émergent toujours d'une réflexion née des relations ou des situations dont la correspondance apporte le témoignage et souvent le commentaire. Cette source offre leur introduction très concrète aux chapitres dont chacun traite d'un thème particulier de la pensée newmanienne. Celle-ci n'en acquiert que plus d'actualité et de densité d'intérêt. Le lecteur se réjouira de cet ouvrage qui lui fera mieux connaître l'histoire et le credo de l'Eglise anglicane dont certains événements récents révèlent les tensions et les difficultés qui ne sont pas sans analogie avec celles qu'en leur temps purent connaître Newman et ses disciples. Du reste, son nom n'est-il pas évoqué comme s'il était un modèle pour l'évolution qu'il connut et la conversion qui fut la sienne? Alors que s'annonce le moment longtemps attendu de la béatification du cardinal John Henry Newman, nul mieux que le Cardinal Jean Honoré, son meilleur connaisseur en langue française, ne peut aider le lecteur à mieux en comprendre et le sens et la portée.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !