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La pensée de John Henry Newman. Une introduction
Honoré Jean
AD SOLEM
12,35 €
Épuisé
EAN :9782940402342
Avec la béatification de John Henry Newman par Benoît XVI en septembre 2010, la nécessité s'impose d'une introduction simple à la pensée du grand converti d'Oxford. Ce livre veut y répondre en abordant les questions auxquelles Newman fut confronté dans sa recherche de la vérité: le rôle et la nature de la conscience, son lien avec l'enseignement de l'Église, le développement de la doctrine à travers le temps, la rationalité de l'acte de foi, l'importance de la culture. En exposant ces différents thèmes, le cardinal Honoré a toujours soin de ramener la pensée de Newman à ce désir du "face à face" avec Dieu qui est au coeur non seulement de l'oeuvre de Newman, mais aussi de sa spiritualité. Véritable biographie intellectuelle et spirituelle, cette introduction permet au lecteur français de découvrir la figure d'un nouveau saint, qui est aussi, sans doute, un futur docteur de l'Église.
Résumé : Ce petit manuel se donne pour objectif de dénombrer les mots qui appartiennent au vocabulaire chrétien et d'en offrir un commentaire. C'est un précis doctrinal qui n'a d'autre ambition que de répondre au besoin de connaître et de comprendre les mots qui disent le bonheur de croire. Simple " précis doctrinal ", il se destine à quiconque veut pénétrer le paysage de la foi, découvrir les chemins qui le traversent, apprendre les notions qui le décrivent. Sans doute les catéchistes y trouveront une vraie utilité, mais aussi tout croyant - voire quiconque cherche à s'éclairer sur la foi chrétienne - pourra y trouver son compte, ne serait-ce qu'au titre d'une initiation qui peut conduire à une étude plus complète, comme celle du " Catéchisme de l'Eglise catholique ". Ce livre s'organise autour des trois axes de la foi : les vérités du Credo, la liturgie et les sacrements, la morale et le décalogue. On retrouve la répartition classique qui considère la foi qui est " crue, célébrée, vécue ". Le lecteur appréciera la structure de l'ouvrage. À chaque étape de sa lecture, il aura pour repères trois axes : un énoncé, " Je crois ", qui fait le commentaire de ce qui est donné à connaître. Un deuxième axe. " J'écoute ", qui présente des références tirées de la longue tradition des maîtres de la foi. Enfin, la troisième rubrique, " Je prie ", suggère la réflexion spirituelle et la prière. Le cardinal Honoré est fort d'une longue expérience de la prédication et d'un engagement infatigable au service de la catéchèse. Il formule lui-même son ambition en écrivant ce livre : " Me fera-t-on crédit de ne pas viser une autre fin que celle de saint Augustin qui souhaitait parler "de telle manière que l'auditeur écoute, qu'en écoutant il croie, que, en croyant, il espère et il aime" " ? Le lecteur ne pourra que constater, grâce à Jean Honoré que, sur le chemin des mots de la foi, l'amour est à chaque pas !
La pensée théologique des dernières décennies s'est largement déployée autour de la christologie. L'approche du mystère de l'Homme-Dieu s'est renouvelée lorsque, à partir des écrits apostologiques, elle a cherchéà interpréter la première expérience de la foi en Jésus de Nazareth. Cette christologie, dite ascendante, contraste avec elle, que nous dirons classique, qui demeure plus sensible à l'énoncé même du mystère et au développement de son expression dogmatique. Newman se situe dans cette tradition : sa pensée sur le Christ est résolument trinitaire. Il atteint néanmoins la crédibilité de la foi par l'analyse, toujours fine et intuitive, du rapport des vérités du Symbole au mystère du Verbe incarné. C'est ce mystère qui donne sens et cohérence à tout le credo. Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.
Le Catéchisme de l'Eglise catholique, que j'ai approuvé et dont j'ordonne la publication en vertu de l'autorité apostolique, est un exposé de la foi de l'Eglise et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l'Ecriture sainte, la tradition apostolique et le magistère ecclésiastique. Je le reconnais comme un instrument valable et autorise au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l'enseignement de la foi. Puisse-t-il servir au renouveau auquel l'Esprit saint appelle sens cesse l'Eglise de Dieu, Corps du Christ, en pèlerinage vers la lumière sans ombre du Royaume! " Elaboré par l'Episcopat du monde entier, ce texte définit la position chrétienne face aux situations nouvelles et aux problèmes personnels, éthiques et sociaux d'aujourd'hui et de demain. Après six ans de travail l'Eglise Catholique nous en offre la version définitive.
La récente béatification du cardinal John Henry Newman a renouvelé en France l'intérêt que lui portent maints connaisseurs de son histoire et de ses oeuvres. Dans un ouvrage précédent (J. H. Newman. Le combat de la vérité, Ed. du Cerf, 2010), le cardinal Jean Honoré avait déjà salué cette reconnaissance par l'Eglise des mérites et des vertus du célèbre converti d'Oxford. Il s'agissait alors de montrer chez lui l'étroite connexion entre l'expérience intérieure et les réalités et circonstances de sa vie. Ici, il s'agit d'affiner davantage le portrait de Newman en privilégiant sa correspondance. Newman lui-même n'a-t-il pas considéré que la clef de toute biographie est à chercher dans l'échange de sentiment et de pensée qui s'exprime dans le tour naturel et spontané des lettres que l'on s'envoie et qui se répondent ? La correspondance du maître d'Oxford devenu le supérieur de l'Oratoire se déploie sur trente-trois volumes... Ce livre est né de cette profusion épistolaire. Comme le suggère son titre : Newman tel qu'en lui-même, il vise à révéler Newman dans le naturel de sa personnalité, son quotidien et son style de vie, son rapport à autrui et ses relations, ses goûts et ses préférences..., bref, tout ce qui transparaît de lui dans ses lettres. En d'autres termes, l'auteur se propose d'enquêter sur ce qu'en Angleterre on désigne comme le background, c'est-à-dire la complexité des réalités constitutives de l'individu, les qualités humaines et les dispositions naturelles qui préludent à l'éveil de la sainteté et la favorisent. Le cardinal Honore forme ainsi le voeu de "n'avoir pas oeuvré en vain si, par le lien établi entre le vécu et l'écrit, ces pages que l'on va lire contribuent au rayonnement du nouveau Bienheureux dans notre sphère de culture et de fidélité religieuse".
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).