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Les mots qui disent la foi
Honoré Jean
CERF
23,10 €
Épuisé
EAN :9782204087674
Ce petit manuel se donne pour objectif de dénombrer les mots qui appartiennent au vocabulaire chrétien et d'en offrir un commentaire. C'est un précis doctrinal qui n'a d'autre ambition que de répondre au besoin de connaître et de comprendre les mots qui disent le bonheur de croire. Simple " précis doctrinal ", il se destine à quiconque veut pénétrer le paysage de la foi, découvrir les chemins qui le traversent, apprendre les notions qui le décrivent. Sans doute les catéchistes y trouveront une vraie utilité, mais aussi tout croyant - voire quiconque cherche à s'éclairer sur la foi chrétienne - pourra y trouver son compte, ne serait-ce qu'au titre d'une initiation qui peut conduire à une étude plus complète, comme celle du " Catéchisme de l'Eglise catholique ". Ce livre s'organise autour des trois axes de la foi : les vérités du Credo, la liturgie et les sacrements, la morale et le décalogue. On retrouve la répartition classique qui considère la foi qui est " crue, célébrée, vécue ". Le lecteur appréciera la structure de l'ouvrage. À chaque étape de sa lecture, il aura pour repères trois axes : un énoncé, " Je crois ", qui fait le commentaire de ce qui est donné à connaître. Un deuxième axe. " J'écoute ", qui présente des références tirées de la longue tradition des maîtres de la foi. Enfin, la troisième rubrique, " Je prie ", suggère la réflexion spirituelle et la prière. Le cardinal Honoré est fort d'une longue expérience de la prédication et d'un engagement infatigable au service de la catéchèse. Il formule lui-même son ambition en écrivant ce livre : " Me fera-t-on crédit de ne pas viser une autre fin que celle de saint Augustin qui souhaitait parler "de telle manière que l'auditeur écoute, qu'en écoutant il croie, que, en croyant, il espère et il aime" " ? Le lecteur ne pourra que constater, grâce à Jean Honoré que, sur le chemin des mots de la foi, l'amour est à chaque pas !
La récente béatification du cardinal John Henry Newman a renouvelé en France l'intérêt que lui portent maints connaisseurs de son histoire et de ses oeuvres. Dans un ouvrage précédent (J. H. Newman. Le combat de la vérité, Ed. du Cerf, 2010), le cardinal Jean Honoré avait déjà salué cette reconnaissance par l'Eglise des mérites et des vertus du célèbre converti d'Oxford. Il s'agissait alors de montrer chez lui l'étroite connexion entre l'expérience intérieure et les réalités et circonstances de sa vie. Ici, il s'agit d'affiner davantage le portrait de Newman en privilégiant sa correspondance. Newman lui-même n'a-t-il pas considéré que la clef de toute biographie est à chercher dans l'échange de sentiment et de pensée qui s'exprime dans le tour naturel et spontané des lettres que l'on s'envoie et qui se répondent ? La correspondance du maître d'Oxford devenu le supérieur de l'Oratoire se déploie sur trente-trois volumes... Ce livre est né de cette profusion épistolaire. Comme le suggère son titre : Newman tel qu'en lui-même, il vise à révéler Newman dans le naturel de sa personnalité, son quotidien et son style de vie, son rapport à autrui et ses relations, ses goûts et ses préférences..., bref, tout ce qui transparaît de lui dans ses lettres. En d'autres termes, l'auteur se propose d'enquêter sur ce qu'en Angleterre on désigne comme le background, c'est-à-dire la complexité des réalités constitutives de l'individu, les qualités humaines et les dispositions naturelles qui préludent à l'éveil de la sainteté et la favorisent. Le cardinal Honore forme ainsi le voeu de "n'avoir pas oeuvré en vain si, par le lien établi entre le vécu et l'écrit, ces pages que l'on va lire contribuent au rayonnement du nouveau Bienheureux dans notre sphère de culture et de fidélité religieuse".
Le Catéchisme de l'Eglise catholique, que j'ai approuvé et dont j'ordonne la publication en vertu de l'autorité apostolique, est un exposé de la foi de l'Eglise et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l'Ecriture sainte, la tradition apostolique et le magistère ecclésiastique. Je le reconnais comme un instrument valable et autorise au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l'enseignement de la foi. Puisse-t-il servir au renouveau auquel l'Esprit saint appelle sens cesse l'Eglise de Dieu, Corps du Christ, en pèlerinage vers la lumière sans ombre du Royaume! " Elaboré par l'Episcopat du monde entier, ce texte définit la position chrétienne face aux situations nouvelles et aux problèmes personnels, éthiques et sociaux d'aujourd'hui et de demain. Après six ans de travail l'Eglise Catholique nous en offre la version définitive.
Le cardinal Jean Honoré est connu pour ses précédents travaux sur Newman. Dans ce nouvel ouvrage, il vise à établir le lien entre la vie du converti d'Oxford et ses oeuvres. Celles-ci sont nées d'une expérience personnelle elle-même surgie des circonstances et des événements qui ont modifié le cours de son existence. Malgré l'apparente continuité que semblent devoir signifier leur deux seuls pôles qui représentent Oxford et Birmingham, le fil des jours n'a pas manqué de refléter celui des rencontres et des avatars du quotidien, ainsi que le mentionnent les notes des Letters & diaries tenues chaque jour, qui s'étalent sur trente-deux volumes... C'est justement cette relation entre les éphémérides et l'écriture qui fait l'intérêt de ce livre. Les grands thèmes du credo que développe Newman en chaque étapes de sa vie émergent toujours d'une réflexion née des relations ou des situations dont la correspondance apporte le témoignage et souvent le commentaire. Cette source offre leur introduction très concrète aux chapitres dont chacun traite d'un thème particulier de la pensée newmanienne. Celle-ci n'en acquiert que plus d'actualité et de densité d'intérêt. Le lecteur se réjouira de cet ouvrage qui lui fera mieux connaître l'histoire et le credo de l'Eglise anglicane dont certains événements récents révèlent les tensions et les difficultés qui ne sont pas sans analogie avec celles qu'en leur temps purent connaître Newman et ses disciples. Du reste, son nom n'est-il pas évoqué comme s'il était un modèle pour l'évolution qu'il connut et la conversion qui fut la sienne? Alors que s'annonce le moment longtemps attendu de la béatification du cardinal John Henry Newman, nul mieux que le Cardinal Jean Honoré, son meilleur connaisseur en langue française, ne peut aider le lecteur à mieux en comprendre et le sens et la portée.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...