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Le voyage souterrain de Niels Klim
Holberg Ludvig
CORTI
16,25 €
Épuisé
EAN :9782714307385
De ce Danois passionné de Molière dont il conservera l'esprit satirique pour écrire de nombreuses pièces de théâtre, très populaires de son vivant, la culture européenne retient surtout le Voyage souterrain de Niels Klim. Cette ?uvre, écrite en latin, d'abord publiée anonymement et à l'étranger - Holberg craignait les foudres du public - tut immédiatement traduite en français, danois, allemand, anglais, suédois et hongrois. Il faudra attendre la jolie collection " Voyages imaginaires " d'André Bay chez Stock pour lire la traduction française (1949), épuisée depuis longtemps. Gulliver en bon marin découvrait les territoires lilliputiens par voie maritime, Niels, lui, chute dans une étrange galaxie, sorte de système réduit de la nôtre, située dans les entrailles de la terre. Toutes sortes d'aventures lui font pénétrer les arcanes qui régissent ces étranges créatures végétales à la morale en miroir inversé de la nôtre. Les êtres les plus doués par exemple sont ceux dont l'esprit est le plus lent. Holberg s'en donne à c?ur joie pour régler ses comptes avec la religion, la justice et, fin connaisseur des us et coutumes de l'Europe toute entière de son temps - il a beaucoup voyagé, en France notamment -, il s'en moque avec humour, parfois même avec sarcasmes, selon que le sujet le touche plus particulièrement (on sent souvent la fibre du métaphysicien ou du juriste vibrer dans les remarques acerbes de son héros). L'édition de Stock reprenait en la révisant la traduction d'Eléazar de Mauvillon, publiée l'année même de la parution de Niels (1741). La nôtre se propose de présenter pour la première fois, la traduction française de l'édition en danois (qui fait aujourd'hui autorité dans le pays de Holberg).
Ludvig Holberg, grand dramaturge scandinave, est né en 1684 en Norvège, au sein du royaume du Danemark. La production littéraire de ce fin lettré, curieux des langues et des cultures européennes, couvre, outre le théâtre, tous les domaines de la pensée théologie, métaphysique, histoire, roman. Son couvre dramatique est intimement liée à celle du premier théâtre public danois, pour lequel il écrit une série de quinze comédies à partir de 1722. Ses pièces vont rapidement connaître le succès auprès d'une bourgeoisie avide de plaisirs, cherchant à imiter la cour et ses fêtes brillantes. Jeppe du Mont demeure encore aujourd'hui la comédie la plus populaire au Danemark. Son personnage principal, un pauvre paysan ivrogne à qui l'on fait croire qu'il est baron, est devenu légendaire. Développant avec virtuosité le thème du " roi d'un jour ", Holberg s'y fait l'ordonnateur d'un jeu de masques où toutes les transgressions sont possibles. Dans Don Ranudo de Colibrados, un Grand d'Espagne désargenté tente par tous les moyens d'empêcher le mariage de sa fille avec un jeune homme de petite noblesse, mais fort riche. Ce mariage pourrait le sauver de la ruine, mais son orgueil de caste lui interdit d'y consentir. Et pour que l'amour triomphe, il faudra que le jeune homme se déguise en prince éthiopien. Le théâtre de Holberg, inspiré de Molière et de la comédie italienne, réactive aussi une tradition carnavalesque et dionysiaque proche d'Aristophane.
Les exécuteurs : officiers, médecins, anthropologues, juristes, fonctionnaires allemands, nouveaux Allemands mais aussi volontaires non allemands, Ukrainiens, Baltes ou autres, dont l'enthousiasme à la tâche est maintenant avéré grâce aux archives soviétiques. Tous participèrent au génocide dans la pleine conscience de la fonction qu'ils exerçaient et en sachant que, pris dans l'engrenage, jamais leur action ne pourrait être annulée, effacée. Les victimes, identifiables et recensables à tout instant, et que la mort collective agrégea en une masse sans forme inscrite dans la mémoire sous l'évocation froide des millions qu'elles furent. Or, Raul Hilberg montre ici que toutes ne vécurent pas semblablement dans le temps ni dans l'espace l'impact du génocide : élites communautaires, hommes, femmes, enfants, couples mixtes, Juifs christianisés, célibataires, pauvres et marginaux subirent, selon les stratifications et les inégalités sociales, démographiques, voire politiques et religieuses, la Catastrophe qui finit par les engloutir. Les témoins : les sauveurs, individuels ou collectifs, les Alliés, les puissances neutres, les organisations sionistes, les Églises, dont nombre se crurent - ou se voulurent - impuissants, si bien qu'ils le devinrent. Les vingt-quatre chapitres de ce livre sont autant de vignettes qui, prenant chacun à sa place dans le processus génocidaire, nous donnent, en quelque sorte, non plus l'anatomie de la Catastrophe, mais sa physiologie.
Ludvig Holberg, souvent qualifié de "Molière du Nord", est né en 1684 en Norvège, au sein du royaume du Danemark. Sa production littéraire couvre tous les domaines de la pensée: théologie, métaphysique, histoire, langue, roman (Le Voyage souterrain de Niels Klim est publié en français), et surtout théâtre. Grâce à son immense connaissance des langues et des cultures européennes de son temps, son écriture suscite notre intérêt aujourd'hui. Holberg nous interpelle par l'originalité et la richesse de sa dramaturgie, mais aussi par ses références au créateur de l'Illustre Théâtre.Jouée pour la première fois en 1731, Henrich et Pernille est une véritable comédie d'intrigue fondée sur le thème du déguisement des serviteurs avec les habits de leurs maîtres. Celui qui croit duper l'autre est lui-même l'objet d'une tromperie. Une savoureuse pièce de construction classique, ponctuée de quiproquos et de rebondissements.L'intrigue de Erasmus Montanus est l'une des plus simples que nous offre le théâtre: par sa pédanterie prétentieuse, un jeune homme s'aliène les sympathies de son entourage et se trouve sur le point de perdre l'objet de son amour, lorsqu'il est remis sur le chemin de la raison par une leçon comique donnée par un étranger. C'est le thème même de toutes les comédies de caractères.
Résumé : Dans La destruction des Juifs d'Europe, ouvrage qui est désormais internationalement la référence sur le sujet, Raul Hilberg a retracé l'ensemble du processus du génocide : il en a livré l'anatomie. Aujourd'hui, dans une recherche à l'ambition autre puisqu'elle n'entend pas rendre compte de la totalité, c'est au triangle exécuteurs-victimes-témoins que l'auteur porte son attention, à travers les portraits de centaines d'individus connus ou anonymes. Les exécuteurs : officiers, médecins, anthropologues, juristes, fonctionnaires allemands, nouveaux Allemands mais aussi volontaires non allemands. Ukrainiens, Baltes ou autres, dont l'enthousiasme à la tâche est maintenant avéré grâce aux archives soviétiques. Tous participèrent au génocide dans la pleine conscience de la fonction qu'ils exerçaient et en sachant que, pris dans l'engrenage, jamais leur action ne pourrait être annulée, effacée. Les victimes, identifiables et recensables à tout instant, et que la mort collective agrégea en une masse sans forme inscrite dans la mémoire sous l'évocation froide des millions qu'elles furent. Or, Raul Hilberg montre ici que toutes ne vécurent pas semblablement dans le temps ni dans l'espace l'impact du génocide : élites communautaires, hommes, femmes, enfants, couples mixtes, Juifs christianisés, célibataires, pauvres et marginaux subirent, selon les stratifications et les inégalités sociales, démographiques, voires politiques et religieuses, la catastrophe qui finit par les engloutir. Les témoins : les sauveurs, individuels ou collectifs, les Alliés, les puissances neutres, les organisations sionistes, les Eglises, dont nombre se crurent - ou se voulurent - impuissants, si bien qu'ils le devinrent. Les vingt-quatre chapitres de ce livre sont autant de vignettes qui, prenant chacun à sa place dans le processus génocidaire, nous donnent, en quelque sorte, non plus l'anatomie de la Catastrophe, mais comme sa physiologie.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
J'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"