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La voix des morts sera entendue. L'épuration en Côte-d'Or au lendemain de la Seconde Guerre mondia
Hohl Thierry
EUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782364415478
Phénomène complexe, l'épuration travaille nos sociétés tant elle dit, ce que fut la France durant le second conflit mondial et sa reconstruction républicaine. Libérer et épurer pour faire entendre la voix des morts. Ce livre mène une étude par les documents de l'épuration en Côte-d'Or. Un ensemble documentaire donne à lire ou à voir la période à partir des sources issues des institutions de la Libération ainsi qu'un recours à la presse pour mesurer les évolutions de l'opinion publique. Il s'agit d'entrer dans cette période si particulière de notre histoire, celle d'un Libération conçue comme refondation de la République à partir du jugement des faillis de Vichy, des collaborateurs les plus engagés pour la victoire allemande. L'ensemble des caractères de l'épuration est embrassé, des violences jusqu'aux femmes tondues, du processus judiciaire inédit jusqu'aux camps d'internements ouvertes dans le département. L'approche se veut sociale puisque l'ensemble de la société côte-d'orienne est concernée par une épuration dans des rythmes qui épousent ceux du territoire libéré au fur et à mesure des années 1944-1945.
Chambarlhac Vincent ; Hohl Thierry ; Tillier Bertr
Cet ouvrage examine les différentes facettes d'un intellectuel, dont la personnalité, la carrière et l'oeuvre n'avaient jusque-là guère retenu l'attention : Léon Rosenthal. Son parcours de militant socialiste, brièvement adjoint au maire de Dijon et animateur de l'Université populaire, est étudié au sein de la SFIO de Jaurès et jusque dans son appartenance aux "majoritaires de guerre". Le normalien, agrégé d'histoire et professeur au lycée Louis-le-Grand, est également pris en compte. Ce sont aussi les activités multiples et complémentaires du critique et de l'historien d'art qui sont étudiées, permettant de mieux connaître l'érudit et le vulgarisateur de la peinture et de la gravure du XIXe siècle, le théoricien de la reconstruction urbaine d'après la Grande Guerre, le défenseur des arts décoratifs et de l'architecture - entre Art Nouveau et Art Déco -, le promoteur de l'art social et de l'art français, le collaborateur de nombreux journaux et revues, le titulaire de la chaire d'histoire de l'art à la Faculté de Lyon et le conservateur du Musée des Beaux-Arts de Lyon.
L'histoire des socialismes français est ici présentée sous l'angle de l'épineuse question du pouvoir.Cet ouvrage collectif vise deux objectifs. Il s'efforce d'une part à donner des repères historiques et invite, d'autre part, la gauche à s'interroger sur son histoire pour en filtrer des éléments qui pourraient servir à la réinvention d'un avenir émancipateur. L'ouvrage s'arrête notamment sur des figures militantes mal connues car trop célèbres, telles qu'Auguste Blanqui, Jean Jaurès ou Léon Blum...Le livre contient en outre une réflexion originale de l'historienne Michelle Perrot. Elle publie ici un texte écrit en 1966, alors qu'elle était militante au PSU, faisant le point sur les différents courants socialistes entre 1871 et 1914. Et elle analyse aujourd'hui, dans un retour biographique, les conditions intellectuelles et politiques de la rédaction de ce texte. Une passionnante introspection.Dans le rapport à l'histoire des temps héroïques du socialisme français, il s'agit de passer de la nostalgie politique actuelle à l'émergence d'une nouvelle radicalité en prise avec les enjeux contemporains et ses possibilités altermondialistes. Le point de vue adopté est donc celui d'une critique mélancolique des traditions socialistes, qui n'oublie pas les potentialités utopiques du passé sans s'enfermer dans le regret, en se posant un questions épineuse : la gauche peut-elle encore changer le monde ?
Chambarlhac Vincent ; Dury Maxime ; Hohl Thierry ;
Voici - à nouveau ! - venu 1e temps de la reconstruction socialiste. Comme toute reconstruction, elle suscite, au sein du parti lui-même, quelque mythologie ; celle notamment qui veut faire croire que le parti renaît en 1971 au Congrès d'Épinay, où François Mitterrand prend le pouvoir. Il nous fallait donc encore ne pas céder à la mythologie, rappeler que la vieille S.F.I.O, disparaît en 1969 pour céder la place au nouveau Parti socialiste, et n'accorder trop d'importance ni à l'époque mitterrandienne ni au " mitterrandisme ", qui prétend fonder le parti, et le réduire à une figure. La France socialiste, vieille expression centenaire de la S.F.I.O, remise à l'honneur dans les années 70, veut ainsi rendre au parti toute son épaisseur historique, sociologique et idéologique, et pose une nouvelle fois l'inusable problème du socialisme français : comment expliquer que tant de différences puissent s'assembler en un parti unique ?
Chambarlhac Vincent ; Dury Maxime ; Hohl Thierry ;
Résumé : " Nous sommes convaincus jusqu'au fond de nous-mêmes que, pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison... C'est la vie même du Socialisme que nous avons la conscience profonde de préserver en ce moment dans la mesure de toutes nos forces. " En 1920, face aux scissionnistes bientôt communistes, Léon Blum exhorte ainsi les socialistes à garder ce qui est déjà pour lui la vieille maison, qui prétend toujours maintenir les principes fondamentaux de l'entreprise socialiste, c'est-à-dire la destruction du capitalisme. Sur ce paradoxe s'ouvre un chapitre nouveau du Parti socialiste : il n'y aura d'action socialiste que dans le respect de la tradition révolutionnaire, qui, comme telle, se dit opposée à toute aventure. Autant dire que la révolution socialiste ne se peut concevoir que dans la maison de la République. Par où s'éclaire le vote du 9 juillet 1940 sur quoi se clôt ce volume lorsqu'il n'y a plus de République, il n'y a plus de socialisme.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.