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L'Âme atomique. Pour une esthétique d'ère nucléaire
Hocquenghem Joani ; Scherer Jacques
ALBIN MICHEL
21,75 €
Épuisé
EAN :9782226026620
Rendre l'âme : les idéaux exténués et les utopies contestataires semblent bien sur le point de le faire. Et à la satisfaction générale, notre époque "post-moderne" clôt l'ère des idéologies. Alors, comment rendre une âme au prosaïsme et au désenchantement positivistes qui nous entourent ? Restituer une âme, qui ne soit pas le toc sentimental d'un kitsch cynique ? Le remède au désenchantement, à la peur, à l'angoisse de la Bombe, au réalisme dissuasif, à la dispersion nucléaire et banalisée des égoïsmes, ne peut être qu'une résurrection de l'âme. Non plus la Grande Ame défunte des religions et des idéologues, mais une âme elle-même dispersée, imprévisible, et joueuse, l'âme atomique, donc libre, sensuelle, épicurienne. Rendre l'âme, le goût des Destinées, le plaisir du spéculatif, à notre univers contracté, c'est le vivre esthétiquement, sous les catégories mélancoliques et visionnaires de l'aura, du baroque, de l'allégorie et du sublime. A l'esthète réduit à l'accessoire et au distractif, dans la mauvaise conscience d'une jouissance payée du malheur général, nous opposons une esthétique envahissante, débordant le moral et le politique, voire le scientifique et le technique. Elle serait, selon les termes de Walter Benjamin, ouverture sur un "messianisme sans Messie", une théologie sans dogme. L'esthétisme, le dandysme, "gravité dans le frivole" (Baudelaire), prennent alors l'allure d'un héroïsme de l'âme en chaque atome de notre existence.
Résumé : En 1972, un jeune philosophe alors âgé de vingt-cinq ans publiait un livre au titre retentissant : Le Désir homosexuel. Ecrit sous l'influence de Gilles Deleuze, et profondément marqué par le bouillonnement politique et intellectuel qui a suivi en France la révolte de mai 68, l'ouvrage s'inscrivait aussi dans le sillage des émeutes homosexuelles de Stonewall, à New York en 1969, et de la naissance, aux Etats-Unis, d'un mouvement gay et lesbien qui se pensait comme subversif et voulait révolutionner la société. Ce livre est vite devenu un classique dans le monde entier, et notamment aux Etats-Unis où il a trouvé récemment une nouvelle jeunesse lorsque les penseurs de la Queer Theory ont revendiqué son héritage. Près de trente ans après sa parution, le livre de Guy Hocquenghem a bien quelque chose à nous dire, à la fois parce qu'il nous aide à comprendre le regain que vient de connaître ce qu'il appelait la " paranoïa anti-homosexuelle " et parce qu'il incite ceux qui portent les revendications gays et lesbiennes sur la scène publique à s'interroger sur l'évolution actuelle qui tend à la normalisation et à l'intégration. Guy Hocquenghem est mort du sida en 1988.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.