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Un privé à Tanger Tome 2 : Ma haie
Hocquard Emmanuel
POL
30,15 €
Épuisé
EAN :9782867448294
Petit, j'étais désordonné, mais désordonné comme il n'est pas possible de l'être. J'étais champion toutes catégories de désordre. Ma mère disait que le désordre dans ma chambre était à l'image du désordre dans ma tête. Et elle avait raison. J'en ai beaucoup souffert. Toutes mes tentatives de rangement se sont toujours soldées par des échecs épuisants, physiquement et moralement. En dépit de mes efforts pour mettre de l'ordre dans ma tête > ma chambre, je ne suis jamais arrivé à rien parce que je ne parvenais pas à concevoir un principe d'ordre satisfaisant. Et j'abandonnai. Je regarde maintenant mon désordre comme un penchant. Ou un besoin. "Chez moi", les choses sont aujourd'hui à peu près en ordre. Mais ce n'est qu'une ruse. En fait, mon désordre s'est déplacé. Il est aujourd'hui caché au coeur de mon ordinateur. Quand j'allume mon ordinateur, à y a quelques grands dossiers : mes Cours à l'Ecole, mon Courrier, ma Banque, mon Grand Frère, ma Vie, mon Oeuvre, mon Editeur, etc. Un de ces grands dossiers s'intitule ma Haie. C'est là Là que gisent, pêle-mêle, une quantité de documents inclassables, sans liens entre eux, sorte de rhizome incontrôlé (amorces de textes, bouts de journal, notes, blaireaux. Dernières nouvelles de la cabane, lettres privées...) dans lequel j'ai puisé une bonne part des éléments qui constituent ce "livre".
Pas plus qu'Un privé à Babylone de Richard Brantignan n'est un vrai polar, Un privé à Tanger n'est un roman. C'est un "mélange", c'est-à-dire une collection de textes de factures différentes mais d'inspiration commune. Mais la référence policière indique qu'il s'agit bien d'une enquête, d'une investigation, à quoi se mêlent la biographie d'Emmanuel Hocquard, le reste de son ouvre, le port franc de Tanger où l'auteur en effet a passé son enfance et son adolescence : années de formation, terrain privilégié de la mémoire.
Résumé : Ce pourrait être un roman d'espionnage, ou d'aventures, avec implications financières, commerciales et politiques. Tous les ingrédients y sont, héroïnes et héros, situations et lieux, y compris ceux qui ne devraient pas être là. Mais peut-être ne s'agit-il que d'un récit très décousu de maigres aventures ? Voire. L'approche est, certes, négative. En tout cas pour ce qui concerne métaphores et adjectifs (impossibles, les adjectifs), bientôt les mots et aussi les phrases que l'on compose avec. La faute en est au consul d'Islande dont le nom cache une machine ou une grammaire, conçue pour défaire et se dérégler à son heure. Nous devons apprendre à supporter l'inquiétude quand nous lisons puisque, aussi bien, les livres ne contiennent que des phrases et toutes les phrases se ressemblent.
L'élégie n'est pas dans les mots de la plainte. Elle est dans la répétition des mots de la langue. Elle est cette répétition. La langue tout entière est élégie.
Parce qu'elle est simple la nudité ne s'explique pas. Scolie. La tautologie ne renseigne pas sur le sens d'une rose. Elle montre simplement le langage qui parle de lui-même.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.