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Tout le monde se ressemble. Une anthologie de poésie contemporaine
Hocquard Emmanuel
POL
12,15 €
Épuisé
EAN :9782867444944
Cet ouvrage est l'un des tomes d'une anthologie de poésie dont les autres volumes ont été par ailleurs rassemblés par Bernard Chambaz, Marc Etienne, Jacques Roubaud. Tout d'abord, à travers quelques définitions choisies, procédant comme un dictionnaire, Emmanuel Hocquard énonce sa conception de la poésie simplement, tout en se référant à des auteurs réputés difficiles tels Gertrude Stein ou Ludwig Wittgenstein. Dans un deuxième temps il propose un choix résolument moderne de poètes peu connus du grand public (Pierre Alferi, Anne-Marie Albiach, Olivier Cadiot, Danielle Collobert, Jean Daive, Roger Giroux, Benjamin Hollander, Pascale Monnier, Michael Palmer, Georges Perec, Claude Royer-Journoud, Keith Waldrop). A côté de ceux qui continuent à célébrer "le plus haut chant de l'homme" et "la musique de l'âme" de la Poésie éternelle, de ceux qui "expriment leurs impressions" heureuses ou malheureuses, on trouve donc ici ceux qui ont choisi de mettre plus particulièrement l'accent sur le langage lui-même, son fonctionnement et ses fonctions, non pas en linguistes ou en philosophes mais en grammairiens, en grammairiens qui feraient de la grammaire autre chose qu'un simple code de règles fixes et autoritaires propres à régir notre langage et donc notre pensée.
Résumé : Toute la journée, j'ai trimballé avec moi un petit sac en papier brun et gras, à moitié rempli de churros froids. Le garçon de café n'a pas de cou. Une ébauche crépusculaire de garçon de café. Vision désenchantée ? Allons donc ! En souvenir d'un ancien palmier, je ne noircis jamais. Les bois sont pleins de gens sans cou. Je l'affirme, il s'agit d'une ébauche superbe.
Théorie des Tables est un (un seul) poème, qui comporte 51 séquences (Emmanuel Hocquard venait d'avoir 51 ans quand il a fini d'écrire ce livre). Ce poème autobiographique est aussi un poème grammatical qui fait jouer simultanément l'interrogation (les questions n'appelant pas nécessairement de réponse) et la négation (qui inclut toujours l'affirmation). Saisis par ce double objectif (la photographie est omniprésente), les petits morceaux très signifiants d'un quotidien ordinaire se trouvent connectés autrement que par la grammaire normative. Ces connections jettent un jour différent sur un certain nombre d'énigmes, ou de secrets en rapport avec les problèmes de la représentation, de l'identité et de la fiction.
Petit, j'étais désordonné, mais désordonné comme il n'est pas possible de l'être. J'étais champion toutes catégories de désordre. Ma mère disait que le désordre dans ma chambre était à l'image du désordre dans ma tête. Et elle avait raison. J'en ai beaucoup souffert. Toutes mes tentatives de rangement se sont toujours soldées par des échecs épuisants, physiquement et moralement. En dépit de mes efforts pour mettre de l'ordre dans ma tête > ma chambre, je ne suis jamais arrivé à rien parce que je ne parvenais pas à concevoir un principe d'ordre satisfaisant. Et j'abandonnai. Je regarde maintenant mon désordre comme un penchant. Ou un besoin. "Chez moi", les choses sont aujourd'hui à peu près en ordre. Mais ce n'est qu'une ruse. En fait, mon désordre s'est déplacé. Il est aujourd'hui caché au coeur de mon ordinateur. Quand j'allume mon ordinateur, à y a quelques grands dossiers : mes Cours à l'Ecole, mon Courrier, ma Banque, mon Grand Frère, ma Vie, mon Oeuvre, mon Editeur, etc. Un de ces grands dossiers s'intitule ma Haie. C'est là Là que gisent, pêle-mêle, une quantité de documents inclassables, sans liens entre eux, sorte de rhizome incontrôlé (amorces de textes, bouts de journal, notes, blaireaux. Dernières nouvelles de la cabane, lettres privées...) dans lequel j'ai puisé une bonne part des éléments qui constituent ce "livre".
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.