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Et le monde changea. Réflexions sur Marx et le marxisme, de 1840 à nos jours
Hobsbawm Eric ; Joly Frédéric
ED. J. CHAMBON
28,01 €
Épuisé
EAN :9782330002817
Au cours des cent soixante-trois années qui suivirent la publication du Capital de Karl Marx, la doctrine qui porte son nom fut adoptée par des millions de personnes, partout dans le monde, et ce au nom de l?égalité, pour finir, tout aussi spectaculairement, par tomber en disgrâce auprès du monde occidental avec le retrait du communisme à la fin du siècle dernier. Mais alors que le libre marché dérégulé, sans frein, atteint aujourd?hui ses limites extrêmes, alors que se font pleinement ressentir les répercussions catastrophiques, notamment pour l?environnement, d?un abandon de toute régulation, un réexamen de l?ennemi le plus vigoureux et le plus éloquent du capitalisme n?a jamais été plus opportun. Eric Hobsbawm propose dans ce recueil de textes (écrits tout au long de sa longue carrière d?historien) un portrait intellectuel de Marx, ainsi qu?un panorama fascinant, subtil et perspicace du marxisme et de sa réception. Il se penche ici sur ses influences si diverses, de Machiavel au mouvement Quaker, sur ses origines, de la Révolution française à la philosophie allemande. Il examine avec probité et présente à son lecteur avec pédagogie les textes-clé, les ?classiques? de Marx et Engels, du Manifeste communiste aux Grundrisse. Ce faisant, il nous fait prendre conscience du rôle crucial qui fut celui de Friedrich Engels, mais aussi, concernant le siècle suivant, de l?importance de l??uvre d?un autre grand intellectuel, Antonio Gramsci, nous faisant notamment (re-)découvrir ainsi les extraordinaires Cahiers de prison. Les textes ici regroupés constituent une excellente analyse de la réception sur cent soixante-dix ans de ce corpus de pensée qui, nous rappelle l?auteur, relève bien plus du work in progress que du bloc monolithique. Eric Hobsbawm analyse enfin le spectaculaire revers de fortune subi par le marxisme au cours des trente dernières années. Brillant, incisif, énergique, ambitieux par l?étendue des sujets qu?il embrasse, mais toujours nuancé, d?une grande perspicacité, Et le monde changea convainc sans peine son lecteur que Karl Marx est un penseur aussi précieux pour le xxie siècle qu?il put l?être pour les deux siècles précédents.
Résumé : Ce second volume, reprenant la discussion entamée par le précédent sur les origines de la révolution industrielle, décrit, avec un style vivant, émaillé d'images et une acuité d'esprit qui force l'intérêt, l'étonnant apogée de la Grande-Bretagne, appelée à dominer le monde pendant quelques décennies avant de connaître l'irrésistible déclin qui nous fascine aujourd'hui autant que sa gloire hier. Histoire des choses (les produits, les monnaies, les échanges, les structures, les fluctuations...) ; histoire surtout d'une société profondément originale, composite et paradoxale à nos yeux ; histoire nôtre, en fin de compte : celle du grand schisme contemporain entre les nations industrielles et les peuples pauvres.
Depuis sa parution en anglais, L'Invention de la tradition n'a pas cessé d'être cité et commenté, en Grande-Bretagne comme ailleurs. Le concept de "tradition inventée" fait aujourd'hui partie du patrimoine des sciences sociales et de l'histoire. Les différentes études réunies dans ce recueil décrivent comment les Etats-nations modernes en gestation, mais aussi les mouvements anti-systémiques qui se développèrent en leur sein et les sociétés dites "traditionnelles", ont délibérément cherché, souvent avec succès, à réinterpréter radicalement ou à inventer, parfois de toutes pièces, des traditions et des "contre-traditions" pour se légitimer, s'inscrire dans la longue durée, assurer la cohésion de la communauté ou encore garantir le contrôle des métropoles impériales sur les sujets coloniaux.
A l'heure de la remontée brutale de toutes les formes de "nationalités", où les nouveaux Etats partent à la recherche de leur "sentiment national" et où les vieux Etats nations connaissent des flambées de nationalisme, on ne peut être que reconnaissant à Eric Hobsbawm de nous faire comprendre cette fin de siècle à la lumière de celle du siècle dernier. L'historien s'attache avant tout à cerner d'un regard neuf les tribulations du concept, étant entendu qu'elles ne relèvent pas du ciel des idées mais s'enracinent dans une multitude de "nationalismes" historiques, sociaux, locaux, où la part du mythe se noue inextricablement à celle des réalités, dans une histoire pleine de bruit, de fureur et de sang, mais dont l'apogée - c'est une des originalités du livre que de le soutenir - est peut-être déjà dépassé.
Quand Valentina, une fillette de cinq ans, est assassinée à Hambourg en mangeant un bonbon bourré de cyanure, l'enquête sur le cas Holler est relancée. Car déjà la mère et le fils aîné ont été assassinés à un an d'intervalle, sans que la police ait pu découvrir le moindre indice ni surtout le moindre mobile. Or si pour les citoyens de Hambourg, le nom de Holler est celui du plus grand agent immobilier d'Allemagne du Nord, un homme irréprochable, riche et respecté, il sonne différemment aux oreilles de Stachelmann, un historien spécialiste de l'époque nazie. C'est donc lui qui en conseillant son ami, le commissaire Oscar Winter, va orienter l'enquête et exhumer des archives la clé de l'énigme dans un terrible passé que le miracle allemand a peut-être un peu trop vite recouvert.
Résumé : Après le succès de Quand la lumière décline, Eugen Ruge poursuit l'exploration de son histoire familiale dans un roman haletant. Moscou, 1936. La jeune communiste allemande Charlotte échappe aux persécutions nazies et part avec son mari et d'autres en Union soviétique. Avec d'autres, elle va faire travailler pour le service de renseignements du Komintern, avec d'autres communistes de tous les pays. Mais les purges viennent de commencer et touchent bientôt des connaissances de Lotte. Son sort devient de plus en plus incertain.
Résumé : 1951, dans une petite ville d'Autriche. Deux décennies se sont écoulées lorsque Betty, que tout le monde croit morte, revient, incognito, dans la maison où elle a vécu avec sa famille. A l'invitation du jeune homme et de la belle-mère de ce dernier, qui l'accueillent et voient en elle un potentiel acquéreur, elle séjourne dans la chambre d'amis. Elle y trouve alors une boîte contenant de vieilles photos qui la replongent aussitôt dans son passé...
Cette biographie ne se propose pas de revisiter le mythe Hannah Arendt mais plus modestement souhaite offrir au lecteur, grâce une chronologie impeccable et de nombreux témoignages, des clés pour aborder cette ?uvre protéiforme. Elle entend faire de la vie de l'écrivain un vecteur vers ses livres. Cette approche nous a paru particulièrement judicieuse s'agissant d'un auteur qui a été publié en France chez plusieurs éditeurs et dans le plus grand désordre. Une démarche méthodique qui replace les ?uvres dans les circonstances qui les ont vu naître nous a paru s'imposer. Surtout pour un écrivain qui à côté d'?uvres de réflexion philosophique ou sociologique a souvent écrit en réaction à des événements politiques, dont parfois elle fut non seulement le témoin mais aussi un des acteurs. Mais c'est aussi une biographie pleine d'émotion. Celle des témoins de sa vie qui tous insistent sur son charme, son franc-parler, son humour et surtout sa fidélité en amitié qu'elle mettait, disent-ils, au-dessus de l'amour. Enfin l'abondance de l'iconographie rend cette lecture aussi plaisante qu'indispensable.
Résumé : Après la candidature de la liste "Urgence écologie" aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation. Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les Etats d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente. Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.
En résumé, nous n'avons pas moins mais plus de raisons que Marx de penser que le mode de production capitaliste est historiquement condamné. A quoi cédera-t-il la place ? Le pire reste possible. Mais précisément, avec Marx, nous devons nous rappeler que les hommes font eux-mêmes leur propre histoire. " D. C. Sommaire Avant-propos 1. Marx en son temps 2. De la démocratie radicale à la critique de l'économie politique : la philosophie de la praxis 3. La valeur et le fétichisme de la marchandise : genèse et figures de l'idéologie 4. L'échange et l'exploitation capitaliste : le procès de travail et la production de la survaleur 5. La dynamique du mode de production capitaliste 6. L'émancipation, le communisme 7. Une théorie générale de l'histoire ? 8. Politique et dépérissement du politique 9. L'héritage marxiste 10. L'actualité de la pensée de Marx Bibliographie Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l'explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs. Cette contradiction n'est qu'une apparence, car la pensée de Marx n'a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l'histoire. Ce livre tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l'oeuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l'émancipation des individus et de la démocratie réelle. Conçu comme une initiation didactique à la pensée d'un grand auteur, il en couvre toutes les dimensions philosophiques, économiques, politiques et il nous montre comment cette oeuvre reste un outil précieux pour penser le présent. Denis Collin , né en 1952, docteur et agrégé de philosophie, enseigne la philosophie en classes préparatoires. Il a consacré à Marx plusieurs ouvrages, dont sa thèse de doctorat qui porte sur la théorie de la connaissance chez Marx. Sa lecture de Marx intègre aussi bien l'approche de Michel Henry que l'héritage de l'école de Francfort. Il a consacré également plusieurs ouvrages à la philosophie morale et politique et à la philosophie des sciences.
Résumé : Considérer la situation de la France contemporaine à partir du point de vue des citoyens émancipés, c'est prendre la mesure de la laïcisation des lois et de ce qu'elle implique réellement en termes d'égalité et de liberté. Il faut pour cela revenir à l'orgueil inouï qu'a représenté la rupture avec le christianisme, à la fois instance de légitimation des institutions juridiques et politiques et disposition commune et fondamentale des subjectivités. Cet essai s'efforce de rejoindre cette source de la liberté moderne, celle des hommes qui désobéissent à Dieu et n'en ont aucun remords, celle des sujets révolutionnaires dont la volonté se soutient d'elle-même, celle de ce qu'il ne faut pas craindre d'appeler "les hommes de mauvaise volonté", puisque c'est le refus de la fondation théologique de la volonté bonne qui les a caractérisés. Pour les héritiers de cette tradition révolutionnaire, le danger, aujourd'hui, a changé de visage : il réside dans les nouvelles formes d'obéissance qui envahissent le champ social contemporain et n'ont qu'un seul mobile : la haine de l'émancipation. L'enjeu est alors de maintenir notre désobéissance présente à la hauteur de la désobéissance passée et de reproduire le geste de rupture dont nous avons été capables, en l'opposant aux nouvelles figures de l'humilité, non chrétiennes cette fois, où s'abolissent nos capacités politiques.
Malgré son apparence frivole, cet ouvrage constitue une excellente première approche de Marx. L’auteur parvient à rester accessible et synthétique tout en évitant la plupart des raccourcis grossiers et lieux communs douteux qui pullulent habituellement chez les « vulgarisateurs » autoproclamés de l’œuvre du grand penseur barbu.