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Exit, voice, loyalty. Défection et prise de parole
Hirschman Albert ; Besseyrias Claude ; Delwit Pasc
UNIV BRUXELLES
8,90 €
Épuisé
EAN :9782800416250
La pensée économique et la philosophie politique envisagent plus volontiers le développement que le déclin. Albert O. Hirschman, à qui l'on doit d'importantes contributions sur la croissance, conteste cette simplification et introduit la considération du déclin dans l'analyse économique elle-même. Sa pensée s'organise autour des deux moyens dont dispose le public pour exprimer son mécontentement : la défection (exit), c'est-à-dire la fuite de la clientèle s'il s'agit d'une entreprise ou la démission dans le cas d'une institution, et la prise de parole (voice), c'est-à-dire une action menée de l'intérieur par ces mêmes parties. L'ouvrage est consacré à l'examen de ces deux voies et à leur interaction. Rapidement, la réflexion de l'économiste s'élargit, car ce double mécanisme s'applique également aux institutions les plus variées : groupes spontanés, associations volontaires, partis politiques, administration, mariage, etc. Ce thème est devenu pour lui une façon d'analyser certains processus économiques qui semblaient devoir éclairer tout un ensemble de phénomènes sociaux, politiques et même moraux. Cinquante ans après la rédaction de cet ouvrage, le modèle d'Albert O. Hirschman a conservé toute sa force opératoire : il s'applique par exemple admirablement, quoique d'une façon particulière, aux comportements des habitants de la RDA avant et après la chute du Mur.
Hirschman Albert ; Leyris Martine ; Grasset Jean-B
L'alternance régulière entre turbulence et tranquillité sociale est un phénomène observé depuis la révolution industrielle mais rarement analysé. Albert Hirschman propose ici une explication stimulante et originale des intermittences de l'engagement social et politique dans les sociétés développées. Selon lui, les individus passent sans cesse, dans un mouvement cyclique, de phases d'engagement public à des replis vers la sphère privée, chacun de ces mouvements provoquant une satisfaction relative mais aussi une forme spécifique de déception le poussant vers le moment suivant. Cette hypothèse a montré sa fécondité, et permet de mieux comprendre des phénomènes aussi divers que l'intensité et le caractère éphémère des mobilisations politiques et sociales, l'abstention électorale Ce livre, devenu un classique de la sociologie politique, est une contribution fondamentale à l'anthropologie de l'individu démocratique.
Résumé : Dès le triomphe de l'esprit du capitalisme -lorsque dans l'Europe relativement pacifique et sereine des années qui suivent le Congrès de Vienne tout se passe comme si les " intérêts " avaient bel et bien jugulé les " passions ", voire comme si celles-ci s'étaient complètement éteintes -, le monde nouveau sera jugé vide, mesquin, d'un ennui accablant. Pour la critique romantique qui se nourrira de ce sentiment, l'ordre bourgeois marque, par rapport aux époques antérieures, un appauvrissement inouï : il a perdu toute noblesse, toute grandeur, tout mystère. Par-dessus tout, il lui manque la passion. On peut relever bien des traces de cette critique nostalgique dans la pensée des générations suivantes, depuis la théorie passionnée chez Fourier à celle de l'aliénation que développera Marx ou encore la thèse freudienne du refoulement de la libido comme prix nécessaire du progrès au concept wébérien de l'Entzauberung (ou désenchantement -autrement dit, la décomposition progressive de la vision magique de l'univers).
Résumé : Cette étude, sous-titrée Justifications politiques du capitalisme avant son apogée, est une réflexion à la fois historique, politique, philosophique et économique sur les ressources de la pensée sociale des XVIIe et XVIIIe siècles. Intitulée " Comment, pour combattre les passions, on fera appel aux intérêts ", la première partie est une analyse des différents systèmes de la pensée économique. La seconde est consacrée aux auteurs qui, comme Montesquieu et James Steuart, ont le mieux approfondi ces idées clefs. Enfin, ces analyses conduisent l'auteur à une nouvelle manière de concevoir l'esprit du capitalisme et les conditions qui l'ont vu naître, puis à esquisser quelques réflexions sur les leçons que nous pourrions en tirer aujourd'hui.
Ce livre regroupe les leçons données par Albert Hirschmann au Collège de France en 1985. L'auteur y développe plusieurs des aspects fondamentaux de sa pensée, à partir de ses thèses hétérodoxes, mais déjà classiques sur le développement économique, jusqu'aux vues, élaborées plus récemment sur les concepts d'intérêts et de passion et sur leur histoire en fonction de l'essor du capitalisme. En reprenant ces thèmes, notamment l'antinomie entre exit (défection) et voice (prise de paroles), l'auteur tient compte des nombreux commentaires et études suscités par son ?uvre aussi bien que de l'évolution de sa propre pensée. Il conclut par un plaidoyer en faveur d'une science économique dégagée des postulats excessivement simplistes qui la régissent encore aujourd'hui.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?
Avions de combat, missiles, drones militaires, hélicoptères d'attaque, chars d'assaut, navires de guerre, etc. Pourquoi la France s'arme-t-elle parfois avec l'Europe, par des coopérations, et parfois sans l'Europe, par des programmes "Made in France" ou des importations des Etats-Unis ? Grâce a la conduite de plus de 150 entretiens, ce livre offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'Etat peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures. L'auteur suit les ministres de la Défense, les chefs militaires, les ingénieurs de l'armement et les capitaines d'industrie aux manettes de ces décisions qui se comptent en dizaines de milliards d'euros et qui engagent l'Etat pour des décennies. Plus qu'une collusion de la classe dominante, voire un complot du complexe militaro-industriel, ce livre révèle les configurations évolutives des rapports de pouvoir. C'est l'histoire du clash des élites de l'armement.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).