
Vers une économie politique élargie
Ce livre regroupe les leçons données par Albert Hirschmann au Collège de France en 1985. L'auteur y développe plusieurs des aspects fondamentaux de sa pensée, à partir de ses thèses hétérodoxes, mais déjà classiques sur le développement économique, jusqu'aux vues, élaborées plus récemment sur les concepts d'intérêts et de passion et sur leur histoire en fonction de l'essor du capitalisme. En reprenant ces thèmes, notamment l'antinomie entre exit (défection) et voice (prise de paroles), l'auteur tient compte des nombreux commentaires et études suscités par son ?uvre aussi bien que de l'évolution de sa propre pensée. Il conclut par un plaidoyer en faveur d'une science économique dégagée des postulats excessivement simplistes qui la régissent encore aujourd'hui.
| SKU: | 9782707310774 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782707310774 |
|---|---|
| Titre | Vers une économie politique élargie |
| Auteur | Hirschman Albert |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 134 |
| Poids | 170 |
| Date de parution | 19860901 |
| Nombre de pages | 112,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un certain penchant à l'autosubversion
Hirschman Albert ; Dauzat Pierre-EmmanuelRésumé : "J'aimerais inviter à surmonter la résistance normale à l'auto-subversion, et même proclamer haut et fort que se livrer à cette activité est chose vertueuse et séduisante. "Pour commencer, je crois que ce que j'appelle l'autosubversion peut contribuer à nourrir une culture plus démocratique où, non contents d'avoir le droit de professer des opinions et des convictions personnelles, les citoyens sont prêts à les remettre en question à la lumière d'arguments et d'éléments inédits. "De surcroît, tout comme Bachelard disait du mouvement freudien que c'était "une activité normale, une activité nouvelle, mieux une activité joyeuse", se livrer à l'autosubversion peut être effectivement une activité positive et agréable. Lorsque je tombe sur une situation sociale où la défection stimule la prise de parole au lieu de l'affaiblir, ainsi que je l'avais longtemps pensé, je puis bien connaître un moment de perplexité et d'inquiétude à l'idée que ma théorie de la défection et de la prise de parole a été "falsifiée". Mais passé cet instant, je me sens plus vivant puisque désormais j'ai de nouvelles relations, de nouvelles complexités à explorer. Wittgenstein, dit-on, confia un jour qu"`il ne pouvait se sentir réellement actif que lorsqu'il changeait de position philosophique pour élaborer autre chose". A un moment ou à un autre de notre vie, l'autosubversion peut être en effet le moyen par excellence de se renouveler." Albert O. HirschmanÉPUISÉVOIR PRODUIT31,40 € -

Bonheur privé, action publique
Hirschman AlbertRésumé : Tranquillité des années cinquante, turbulence des années soixante, retour à la passivité dans les années soixante-dix : ce mouvement cyclique a frappé tous les observateurs, mais n'a guère reçu jusqu'ici d'explication. Albert O. Hirschman en propose une, des plus séduisantes, qui, au-delà de cet exemple récent, s'applique à nos sociétés développées, au moins depuis la révolution industrielle. C'est en effet une alternance récurrente que l'on constate, entre l'engagement des individus comme des groupes dans l'action publique et le repli sur les paisibles valeurs du bonheur privé. Chaque moment du cycle entraîne une satisfaction relative, mais aussi une déception spécifique qui pousse les acteurs vers le moment suivant. Cette brillante utilisation de la catégorie centrale de déception trouve encore bien d'autres illustrations ; on découvrira ainsi que cet ouvrage une critique de la théorie classique de la consommation, une brillante analyse du suffrage universel, entre bien d'autres aperçus féconds et originaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,15 € -

LES PASSIONS ET LES INTERETS. Justifications politiques du capitalisme avant son apogée
Hirschman AlbertRésumé : Dès le triomphe de l'esprit du capitalisme -lorsque dans l'Europe relativement pacifique et sereine des années qui suivent le Congrès de Vienne tout se passe comme si les " intérêts " avaient bel et bien jugulé les " passions ", voire comme si celles-ci s'étaient complètement éteintes -, le monde nouveau sera jugé vide, mesquin, d'un ennui accablant. Pour la critique romantique qui se nourrira de ce sentiment, l'ordre bourgeois marque, par rapport aux époques antérieures, un appauvrissement inouï : il a perdu toute noblesse, toute grandeur, tout mystère. Par-dessus tout, il lui manque la passion. On peut relever bien des traces de cette critique nostalgique dans la pensée des générations suivantes, depuis la théorie passionnée chez Fourier à celle de l'aliénation que développera Marx ou encore la thèse freudienne du refoulement de la libido comme prix nécessaire du progrès au concept wébérien de l'Entzauberung (ou désenchantement -autrement dit, la décomposition progressive de la vision magique de l'univers).ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,58 € -

L'Economie comme science morale et politique
Hirschman Albert ; Chopin Isabelle ; Andler PierreÉPUISÉVOIR PRODUIT17,30 €
Du même éditeur
-
Moderato cantabile
Duras MargueriteQu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,90 € -
Stigmate
Goffman ErvingIl y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -
Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
En attendant Godot
Beckett SamuelUn des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.EN STOCKCOMMANDER8,00 €
De la même catégorie
-
A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l'heure des big data
Cardon DominiqueRésumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 € -
2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)
Boutin Virginie ; Broucaret FabienneImpossible de lâcher votre smartphone ? Vous (re)concentrer est devenu un challenge ? Vérifier ses mails plusieurs fois par heure, regarder son téléphone dès qu'une notification apparaît, surfer sur les réseaux sociaux machinalement, interrompre systématiquement une tâche en cours pour prendre un appel... Que celui ou celle qui ne se sent pas concerné(e) lève le doigt ! 2 heures Chrono pour déconnecter (et se retrouver) vous invite à repenser votre relation au digital pour mieux la gérer au quotidien. C'est le petit livre pratique pour : - apaiser votre relation au digital - mieux utiliser votre temps - et gagner en efficacité dans votre travailÉPUISÉVOIR PRODUIT16,70 € -
La tyrannie de la communication
Ramonet IgnacioAlors que semblent triompher la démocratie et la liberté dans une planète largement débarrassée des régimes autoritaires, les censures et les manipulations, sous des aspects divers, font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants "opiums des masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes", distraient les citoyens et les détournent de l'action civique. Dans ce nouvel âge de l'aliénation, à l'heure de la world culture, et des messages planétaires, les technologies de la communication jouent, plus que jamais, un rôle idéologique central. La promesse du bonheur, c'est désormais la communication qui la formule. D'où la prolifération sans bornes des instruments sur lesquels elle repose, dont Internet est l'aboutissement total, global et triomphal. Plus on communiquera, nous dit-on, plus notre société sera harmonieuse, et plus on sera heureux. Alors qu'elle a longtemps été synonyme de libération par la diffusion du savoir et de la connaissance, la communication révèle aujourd'hui un nouveau visage : devenue idéologie oppressante du "tout-communication" - grande superstition moderne - elle semble avoir atteint et dépassé son zénith, pour entrer dans une ère où toutes ses qualités se transformeraient en défauts, ses vertus en vices... ... Pour finir par exercer, en s'imposant comme obligation absolue et en inondant tous les aspects de la vie sociale, politique, économique et culturelle, une véritable tyrannie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
La société d'exposition. Désir et désobéissance à l'ère numérique
Harcourt Bernard E. ; Renaut SophieBernard E. Harcourt propose une critique puissante de notre nouvelle transparence virtuelle. Il livre une analyse de ce que les technologies big data font à nos vies, et de la manière dont elles s'y introduisent, et révèle l'ampleur de notre renoncement, volontaire, à la liberté ? jusqu'à l'acceptation de toutes les dérives sécuritaires. Ces atteintes à nos libertés sont flagrantes ; pourtant, nous ne semblons pas nous en soucier.Exploitant notre désir sans fin d'avoir accès à tout, tout le temps, les géants d'Internet dressent un portrait de notre propre intimité, collectent des millions de données sur nos activités, nos centres d'intérêt et nos relations, tandis que les agences de renseignement les croisent aux milliards de communications qu'elles enregistrent chaque jour. Nous continuons cependant, et malgré notre connaissance de l'instrumentalisation de ces données, de publier nos photos de familles, nos humeurs et nos pensées. Nous donnons en caisse, en même temps que notre carte bleue, nos adresses email et postale. D'où vient le sentiment de fatalité à l'égard de cette transgression du public et du privé ?Ce livre montre d'une manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir illimité d'accéder à tout, tout le temps et sans attendre ? au risque de la surveillance généralisée. Et invite à la désobéissance et à la résistance.Professeur de droit à Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, Bernard E. Harcourt est aussi directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et avocat de condamnés à mort dans l'État d'Alabama. Il a établi l'édition des deux cours de Foucault donnés au Collège de France, dont Théories et institutions pénales et La Société punitive. Il est par ailleurs l'auteur, en français, L'illusion de l'ordre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 €






