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LES PASSIONS ET LES INTERETS. Justifications politiques du capitalisme avant son apogée
Hirschman Albert
PUF
7,58 €
Épuisé
EAN :9782130486633
Dès le triomphe de l'esprit du capitalisme -lorsque dans l'Europe relativement pacifique et sereine des années qui suivent le Congrès de Vienne tout se passe comme si les " intérêts " avaient bel et bien jugulé les " passions ", voire comme si celles-ci s'étaient complètement éteintes -, le monde nouveau sera jugé vide, mesquin, d'un ennui accablant. Pour la critique romantique qui se nourrira de ce sentiment, l'ordre bourgeois marque, par rapport aux époques antérieures, un appauvrissement inouï : il a perdu toute noblesse, toute grandeur, tout mystère. Par-dessus tout, il lui manque la passion. On peut relever bien des traces de cette critique nostalgique dans la pensée des générations suivantes, depuis la théorie passionnée chez Fourier à celle de l'aliénation que développera Marx ou encore la thèse freudienne du refoulement de la libido comme prix nécessaire du progrès au concept wébérien de l'Entzauberung (ou désenchantement -autrement dit, la décomposition progressive de la vision magique de l'univers).
Résumé : Economiste de renommée internationale, mais aussi sociologue, historien des idées et philosophe, Albert Hirschman est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits dans le monde entier. Ces entretiens nous révèlent son itinéraire hors norme, sur lequel il avait toujours jeté un voile discret, préférant se remettre en cause que se raconter. Né en 1915 à Berlin, émigré de la première heure pour raisons politiques, il épouse les grandes causes de ce siècle : jeune militant anti-nazi en Allemagne, antifasciste dans l'Italie de Mussolini, engagé volontaire en 1939 dans l'armée française - il organise un grand réseau d'émigration via l'Espagne -, avant de partir pour les Etats-Unis et de s'engager dans l'armée américaine. Après un court passage par la Réserve fédérale, il cède aux attraits du continent américain et s'engage dans le débat sur le sous-développement. Dès les années 50, il s'impose comme l'un des esprits les plus iconoclastes et récalcitrants de l'époque. Aujourd'hui encore, il demeure l'un des conseillers les plus écoutés en Amérique latine. Avec ces multiples passages de frontières, nous découvrons un parcours intellectuel qui mène des problèmes du développement à ceux de la démocratie libérale, en passant par l'idéologie du capitalisme, les rapports privé/public, le destin des organisations. Pour cet inclassable, jamais prisonnier d'une théorie générale, faisant sans cesse retour sur ses travaux antérieurs, surmontant les contradictions grâce à une étonnante faculté à concilier diversité et unité, il n'est de science économique que morale et politique.
Résumé : "J'aimerais inviter à surmonter la résistance normale à l'auto-subversion, et même proclamer haut et fort que se livrer à cette activité est chose vertueuse et séduisante. "Pour commencer, je crois que ce que j'appelle l'autosubversion peut contribuer à nourrir une culture plus démocratique où, non contents d'avoir le droit de professer des opinions et des convictions personnelles, les citoyens sont prêts à les remettre en question à la lumière d'arguments et d'éléments inédits. "De surcroît, tout comme Bachelard disait du mouvement freudien que c'était "une activité normale, une activité nouvelle, mieux une activité joyeuse", se livrer à l'autosubversion peut être effectivement une activité positive et agréable. Lorsque je tombe sur une situation sociale où la défection stimule la prise de parole au lieu de l'affaiblir, ainsi que je l'avais longtemps pensé, je puis bien connaître un moment de perplexité et d'inquiétude à l'idée que ma théorie de la défection et de la prise de parole a été "falsifiée". Mais passé cet instant, je me sens plus vivant puisque désormais j'ai de nouvelles relations, de nouvelles complexités à explorer. Wittgenstein, dit-on, confia un jour qu"`il ne pouvait se sentir réellement actif que lorsqu'il changeait de position philosophique pour élaborer autre chose". A un moment ou à un autre de notre vie, l'autosubversion peut être en effet le moyen par excellence de se renouveler." Albert O. Hirschman
Hirschman Albert ; Besseyrias Claude ; Delwit Pasc
La pensée économique et la philosophie politique envisagent plus volontiers le développement que le déclin. Albert O. Hirschman, à qui l'on doit d'importantes contributions sur la croissance, conteste cette simplification et introduit la considération du déclin dans l'analyse économique elle-même. Sa pensée s'organise autour des deux moyens dont dispose le public pour exprimer son mécontentement: la défection (exit), c'est-à-dire la fuite de la clientèle s'il s'agit d'une entreprise ou la démission dans le cas d'une institution, et la prise de parole (voice), c'est-à-dire une action menée de l'intérieur par ces mêmes parties. L'ouvrage est consacré à l'examen de ces deux voies et à leur interaction. Rapidement, la réflexion de l'économiste s'élargit, car ce double mécanisme s'applique également aux institutions les plus variées: groupes spontanés, associations volontaires, partis politiques, administration, mariage, etc. Ce thème est devenu pour lui une façon d'analyser certains processus économiques qui semblaient devoir éclairer tout un ensemble de phénomènes sociaux, politiques et même moraux. Quarante ans après la rédaction de cet ouvrage, le modèle d'Albert O. Hirschman a conservé toute sa force opératoire: il s'applique par exemple admirablement, quoique d'une façon particulière, aux comportements des habitants de la RDA avant et après la chute du Mur.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.