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Exhibiting poetry today : Manuel Joseph
Hirschhorn Thomas
XAVIER BARRAL
40,00 €
Épuisé
EAN :9782915173611
Un manifeste de Thomas Hirschhorn sur Manuel Joseph, c'est une exposition, un livre, un film ! Au-delà des supports de la poésie traditionnelle, l'artiste suisse Thomas Hirschhorn s'intéresse aux nouvelles formes adoptées par les poètes d'aujourd'hui à travers les écrits de son ami, le poète Manuel Joseph. A partir d'une collection constituée sur 15 ans, de mots, de lettres et d'objets signés du poète, l'artiste livre une exposition s'attachant à traduire la réalité de cette discipline artistique et à y impliquer le public. Je veux exposer la poésie de Manuel Joseph. Depuis 25 ans que je le connais, Manuel Joseph m'a démontré que la poésie est sa réalité et qu'il la vit dans une radicalité inouïe - avec ses livres, ses lectures publiques, les textes intégrés, ses papiers disséminés, ses échanges administratifs. Je veux essayer de montrer que cette réalité - la réalité d'un poète aujourd'hui - va bien au-delà du fait d'être imprimé dans un livre à couverture blanche. Je veux montrer que la poésie de Manuel Joseph possède les ressources pour impliquer le public. L'exposition est le moyen juste pour faire part de cette ambition universelle, j'ai donc décidé de faire "Exhibiting Poetry Today : Manuel Joseph ! " qui sera une exposition de moi. Ce livre, qui pour l'artiste, fait partie intégrante de l'exposition, propose également des textes d'Alexandre Costanza, Olivier Quintyn et Marcus Steinweg. Exposition du 9 mai au 5 septembre au Centre national de l'édition et de l'art imprimé (78400 Chatou). Thomas Hirschhorn Thomas Hirschhorn est connu et reconnu pour ses installations en scotch d'emballage et matériaux de récupération, qu'il expose dans les musées, centres d'art, galeries mais aussi dans les espaces publics à travers le monde. Il mêle autant les références philosophiques, la culture populaire, la poésie et l'économie. Dans un premier temps les ouvres spectaculaires de Thomas Hirschhorn submergent le spectateur puis dévoilent une exploration très précise de la société contemporaine ainsi qu'une grande proximité avec des intellectuels engagés tels que Deleuze et Bataille. Manuel Joseph Manuel Joseph est né en 1965, il vit à Paris. Il pratique une guérilla des mots contre toutes les formes répressives (qu'elles soient textuelles ou physiques, évidentes ou pernicieuses) de ce qu'il considère comme une civilisation du tout sécuritaire, tant dans les domaines politique et social qu'économique ou culturel. Il écrit ses fables contemporaines d'un quotidien meurtri en les entrecoupant d'événements politiques et d'extraits de presse. Il lit ses textes selon des dispositifs plus ou moins élaborés, seul ou en collaboration avec d'autres artistes. Bibliographie sélective : Heroes are heroes are heroes, P. O. L, 1994 ; Amilka aime Pessoa, P. O. L, 2002 ; Ca m'a même pas fait mal, Al Dante, 2002 ; De la sculpture considérée comme une tauromachie, Al Dante, 2003.
Décrit le système de contraintes qui a résulté, pour tous les enseignants, du développement de la scolarisation de masse depuis les années soixante, et propose une analyse de leurs comportements professionnels.
De toutes les mutations qui ont affecté nos sociétés depuis la fin du XIXe siècle, l'une des plus manifestes, mais aussi des plus difficiles à penser dans sa diversité, est celle qui concerne le rapport des hommes à l'espace. Ni nomades, ni sédentaires au sens habituel de ces termes, nos contemporains expérimentent de nouvelles formes d'ancrage et de mobilité qui, loin de s'opposer, se conjuguent les unes avec les autres. Ainsi s'invente peut-être sous nos yeux un nouveau mode de spatialisation, c'est-à-dire, la production d'un espace qui n'est plus l'espace vécu des sociétés traditionnelles, mais qui n'est pas non plus cet espace indifférencié, homogène, déréalisé que certains avaient cru voir se dessiner.
Les journalistes de la presse privée écrite africaine ne cessent d'expliquer la répression dont ils sont victimes par l'absence d'Etat de droit démocratique en Afrique. Se fondant sur une enquête menée au Bénin, au Sénégal et au Togo, ce livre révèle un autre phénomène tout aussi négateur de la liberté de la presse : la corruption d'une bonne partie de la presse privée écrite africaine par les pouvoirs politiques et des hommes d'affaires. Après avoir décliné et expliqué les différents mécanismes de cette corruption, cet ouvrage se propose de montrer qu'en Afrique bon nombre d'organes de presse privée écrite sont devenus de véritables instruments de pression et de lobbying au profit d'intérêts occultes : couverture d'actes de détournement de deniers publics, défense d'hommes d'affaires douteux, accès d'opérateurs économiques et patrons de presse aux marchés publics sans respect des procédures, cristallisation des " clivages ethniques " à des fins politiques au profit des partis au pouvoir et des partis d'opposition... Cet " activisme médiatique ", comme en rend compte ce livre sur la hase de cas concrets, expose les journalistes de la presse privée écrite africaine à davantage de violence.
Résumé : Dans Une volonté de faire, trente-huit textes écrits en français entre 1990 et 2015 par l'artiste suisse Thomas Hirschhorn sont réunis pour la première fois : lettres, notes d'intention, comptes rendus de projets, réflexions personnelles, dossiers de demandes de subventions, qui se lisent comme une fenêtre ouverte sur le processus d'élaboration de son oeuvre. Car chez Thomas Hirschhorn, l'écrit a une importance fondamentale, dans son travail comme dans son quotidien : s'il est bien sûr intégré à ses oeuvres (sous forme de textes incorporés directement à son travail ou de livres, brochures, flyers mis à disposition des visiteurs), l'écrit sert aussi à fixer sa pensée sur papier, une pensée en constante évolution. Ces textes laissent apparaître bon nombre des idées qui font de Thomas Hirschhorn ce qu'il est. On y lit sa volonté d'engagement dans la société, pour un "public non-exclusif", sa nécessité d'écrire, sa soif de lecture, son besoin de transmettre, les relations que l'art entretient avec la philosophie, la littérature, la politique et l'esthétique. Parfois, on y lit même un vocabulaire qui relève de l'art de la guerre, tant l'art est un combat qu'il mène, lui, le "guerrier sans uniforme et sans médaille".
Avec cet ouvrage, Sophie Calle nous plonge cette fois dans les annonces matrimoniales publiées dans le magazine Le Chasseur français depuis sa création à l'aube du xxe siècle. Présentées lors de son exposition au musée de la Chasse, à Paris, en 2018, puis ce printemps au Muséum d'histoire naturelle de Marseille, ces petites annonces, d'hommes cherchant des femmes, racontent l'évolution des qualités recherchées chez l'autre sexe depuis plus d'un siècle. Classés par décennies, des années 1910 à aujourd'hui, ces messages montrent les changements dans les critères de sélection. Au début du xxe siècle, les hommes parlent de fortune, de mariage, dans les années 1970, ils évoquent plutôt la crainte des femmes trop cérébrales et indépendantes. Plus on avance avec le temps plus le corps est évoqué, de même que la sexualité. Pour compléter son panorama sociologique des relations homme-femme, Sophie Calle a également puisé dans les annonces du Nouvel Observateur et du site de rencontres Meetic. Elle a repéré pour chaque décennie les qualités principales recherchées chez les deux sexes ; cet ouvrage présentant aussi des annonces de femmes cherchant des hommes. " J'ai toujours trouvé les petites annonces poétiques, j'aime leur langage concis, économique, elles sont comme des haïkus ", souligne l'artiste. Parfois clairement intéressées, telle : " Garçon boucher désire connaître personne ayant boucherie, vue mariage ", ces publications parlent aussi de la solitude à l'oeuvre dans la quête amoureuse, une quête dans laquelle il y a aussi de de l'attente, du silence, des non-dits. Image de la solitude affective, de la quête de l'amour ou au contraire marque de son renoncement, ces petites annonces dressent un catalogue amoureux. Artiste inclassable qui floute en permanence la ligne entre réalité et fiction, Sophie Calle met ici en scène la recherche universelle de l'être aimé chez la femme et chez l'homme. Conçu en collaboration avec la maison d'édition Cent pages, cet ouvrage s'inscrit dans la suite des livres dessinés à quatre mains avec l'artiste.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès