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Une volonté de faire
Hirschorn Thomas ; Bonn Sally
MACULA
14,00 €
Épuisé
EAN :9782865890842
Dans Une volonté de faire, trente-huit textes écrits en français entre 1990 et 2015 par l'artiste suisse Thomas Hirschhorn sont réunis pour la première fois : lettres, notes d'intention, comptes rendus de projets, réflexions personnelles, dossiers de demandes de subventions, qui se lisent comme une fenêtre ouverte sur le processus d'élaboration de son oeuvre. Car chez Thomas Hirschhorn, l'écrit a une importance fondamentale, dans son travail comme dans son quotidien : s'il est bien sûr intégré à ses oeuvres (sous forme de textes incorporés directement à son travail ou de livres, brochures, flyers mis à disposition des visiteurs), l'écrit sert aussi à fixer sa pensée sur papier, une pensée en constante évolution. Ces textes laissent apparaître bon nombre des idées qui font de Thomas Hirschhorn ce qu'il est. On y lit sa volonté d'engagement dans la société, pour un "public non-exclusif", sa nécessité d'écrire, sa soif de lecture, son besoin de transmettre, les relations que l'art entretient avec la philosophie, la littérature, la politique et l'esthétique. Parfois, on y lit même un vocabulaire qui relève de l'art de la guerre, tant l'art est un combat qu'il mène, lui, le "guerrier sans uniforme et sans médaille".
Durkheim et Weber ont en commun d'avoir contribué à la reconnaissance de la sociologie dans le monde académique et d'avoir eu l'ambition de faire oeuvre scientifique tout en restant à l'écoute de leur temps. Mais, héritiers de traditions différentes, ils n'avaient pas la même formation intellectuelle et n'ont pas participé aux mêmes débats d'idées. Leurs choix théoriques, leurs modes de conceptualisation, leurs procédés d'analyse en portent la marque et constituent ainsi pour la sociologie deux paradigmes distincts, voire opposés. Un siècle plus tard, les auteurs allemands et français qui ont participé à cet ouvrage collectif tentent de réaliser le dialogue qui n'a pas eu lieu entre Weber et Durkheim. Dans un esprit qui n'est ni celui de l'annexion, ni celui de l'affrontement, ils dissipent ainsi les malentendus, soulignent l'apport toujours actuel de ces deux pères-fondateurs de la sociologie et montrent la cumulativité du savoir sociologique.
Décrit le système de contraintes qui a résulté, pour tous les enseignants, du développement de la scolarisation de masse depuis les années soixante, et propose une analyse de leurs comportements professionnels.
De toutes les mutations qui ont affecté nos sociétés depuis la fin du XIXe siècle, l'une des plus manifestes, mais aussi des plus difficiles à penser dans sa diversité, est celle qui concerne le rapport des hommes à l'espace. Ni nomades, ni sédentaires au sens habituel de ces termes, nos contemporains expérimentent de nouvelles formes d'ancrage et de mobilité qui, loin de s'opposer, se conjuguent les unes avec les autres. Ainsi s'invente peut-être sous nos yeux un nouveau mode de spatialisation, c'est-à-dire, la production d'un espace qui n'est plus l'espace vécu des sociétés traditionnelles, mais qui n'est pas non plus cet espace indifférencié, homogène, déréalisé que certains avaient cru voir se dessiner.
Les journalistes de la presse privée écrite africaine ne cessent d'expliquer la répression dont ils sont victimes par l'absence d'Etat de droit démocratique en Afrique. Se fondant sur une enquête menée au Bénin, au Sénégal et au Togo, ce livre révèle un autre phénomène tout aussi négateur de la liberté de la presse : la corruption d'une bonne partie de la presse privée écrite africaine par les pouvoirs politiques et des hommes d'affaires. Après avoir décliné et expliqué les différents mécanismes de cette corruption, cet ouvrage se propose de montrer qu'en Afrique bon nombre d'organes de presse privée écrite sont devenus de véritables instruments de pression et de lobbying au profit d'intérêts occultes : couverture d'actes de détournement de deniers publics, défense d'hommes d'affaires douteux, accès d'opérateurs économiques et patrons de presse aux marchés publics sans respect des procédures, cristallisation des " clivages ethniques " à des fins politiques au profit des partis au pouvoir et des partis d'opposition... Cet " activisme médiatique ", comme en rend compte ce livre sur la hase de cas concrets, expose les journalistes de la presse privée écrite africaine à davantage de violence.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).
Y a-t-il une personnalité distincte du créateur ? Célèbre ou marginal, quel rôle joue-t-il dans l'imaginaire de son temps ?. C'est à ces questions que répond le grand historien d'art Rudolf Wittkower dans une fresque foisonnante où s'agitent les violents (Cellini, Caravage), où meurent les suicidaires (Rosso, Borromini, où scandalisent les pervers (Sodoma), où délirent les paranoïaques (Messerschmidt), où manoeuvrent les habiles (Titien), où s'enflamment les amoureux (Fra Filippo Lippi, Raphaël).Nous voyons les peintres et sculpteurs les plus illustres prendre vie à travers les Correspondances, les Mémoires, les anecdotes, les minutes de procès, les témoignages de Vasari, Van Mander, Baldinucci, etc. - cependant que se transforme sous nos yeux la position sociale de l'artiste : domestique et artisan jusqu'au XVe siècle, le voici désormais sollicité, courtisé, parfois couvert d'or par les papes, les rois ou les empereurs.