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Les limites sociales de la croissance
Hirsch Fred ; Mylondo Baptiste ; Gadrey Jean
PETITS MATINS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782363832078
Pourquoi la croissance économique échoue-t-elle à nous rendre plus heureux aujourd'hui ? C'est à cette question, soulevée par l'économiste Richard Easterlin, que Fred Hirsch répond en 1976. Alors que les limites physiques et écologiques de la croissance sont de plus en plus médiatisées, on méconnaît l'existence de limites sociales, qui expliquent ce " paradoxe de l'abondance ". Dans une foule, si chacun se dresse sur la pointe des pieds dans l'espoir de voir mieux que les autres, le résultat final équivaut à la situation de départ... les crampes en plus. En fin de compte personne ne voit mieux, mais tout le monde s'épuise sur la pointe des pieds. Voilà la thèse centrale du livre. Loin de vaincre la rareté, la croissance économique génère une pénurie et une compétition sociale généralisées. Chacun s'efforce de dépasser les autres pour obtenir les biens les plus recherchés, ceux dont la rareté est socialement entretenue. Or, ce chacun veut, tous ne peuvent l'obtenir.
Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu'au bout de la vie. Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, ta révolte et l'espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire. L'auteur témoigne ainsi d'instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes - les murmures d'une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l'oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n'est l'intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d'une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites de ce qu'est l'existence. Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.
Cet ouvrage collectif mobilise des compétences de premier plan et s'inscrit dans une démarche interdisciplinaire. Alors qu'il est maintenant possible de faire un bilan relativement stabilisé de la crise sanitaire, il ouvre sur des perspectives pour faire évoluer la gouvernance internationale en santé - dont les insuffisances qui ont eu des conséquences en matière d'alerte, comme de partage des vaccins et des traitements - au regard d'objectifs éthiques.
Ce livre écrit à deux mains cherche à combler une lacune étonnante : bien que relativement foisonnante, la littérature spécialisée comporte peu d'ouvrages généraux dégageant de manière satisfaisante les enjeux d'un métier de soin dont la portée réelle est encore largement méconnue. L'ostéopathie cristallise un certain nombre de malentendus qu'il est nécessaire de lever pour qu'elle soit réellement comprise, au risque de lui ôter en partie son aura médiatique. Lui prêter des qualités occultes, des bienfaits presque magiques entretient en effet la défiance des professionnels du soin, qui voient souvent d'un mauvais oeil l'institutionnalisation récente de cette pratique manuelle, à la fois modeste et ambitieuse. Pour rendre pleinement justice à cette discipline dont l'éthique est encore balbutiante, un philosophe et un ostéopathe portent sur elle des regards croisés dénués de complaisance mais non d'affinité profonde. Ce croisement de la réflexion pratique et de la pratique réflexive conduit à cette évidence que l'ostéopathie est un métier de soin à part entière, qui n'a pas à rougir de sa philosophie, malgré ses approximations. Cette prise de conscience du caractère iconoclaste - surtout de nos jours - d'une thérapeutique qui se passe de toute technique autre que naturelle et manuelle, devrait lui permettre de mener à bien sa quête identitaire et de formuler une éthique en adéquation avec sa pratique.
Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, Etat social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société !
Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de "solidarité entre les peuples" affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre Etats. La fiscalité en est l'arme privilégiée. Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution. L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Résumé : Après Vies majuscules (2020), qui donnait la parole à la France des oubliés, ce nouveau livre propose une centaine de récits de vie de jeunes de 13 à 30 ans, entre espoirs, entraves et combats dans un monde secoué par de multiples crises. Nous leur demandons l'audace... et la prudence. Nous leur parlons croissance... et monde fini. Les enfants de la crise climatique et du délitement social, et désormais de la pandémie mondiale, se sont construits ou éveillés dans un environnement que l'on peut qualifier de chaotique. Leur entrée dans le " monde adulte " est pour le moins heurtée. Mais que veulent-ils nous en dire ? Quelles expériences à partager ? De quelles réalités quotidiennes témoigner ? Et si l'on se taisait un instant pour leur laisser la parole ? C'est le pari engagé par le média du récit la Zone d'expression prioritaire (ZEP). Pendant huit mois, les journalistes de la ZEP ont accompagné lors d'ateliers d'écriture près de cinq cents jeunes de 13 à 30 ans, partout en France, pour leur proposer de se raconter à travers les thèmes qui irriguent leur vie. Une centaine de récits donnent ici à lire cet âge des possibles si souvent empêchés, entre espoirs et lucidité. La violence d'un proche ou d'une institution. L'éveil au féminisme ou à l'écologie. La dureté d'un quartier comme sa chaleur. La joie d'entrer dans la vie active ou la difficulté de s'y insérer. La puissance magnifique ou délétère des mondes virtuels et des réseaux sociaux... Education, Santé, Justice, Logement, Travail, Ecologie... Autant de " ministères du quotidien " pour abriter ces récits, dont l'ensemble constitue un autoportrait générationnel d'une force inouïe.