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Pandémie grippale : l'ordre de mobilisation
Hirsch Emmanuel
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204091244
La pandémie grippale A(H1N1) a surpris, en avril dernier, ceux qui s'y préparaient pourtant depuis des années. Aucun dispositif n'a permis de limiter l'extension du phénomène désormais planétaire. Il est vraiment urgent d'anticiper son impact si, dans les mois qui viennent, le virus déjouait les stratégies et générait un désastre sanitaire peu contrôlable. Les plans nationaux conçus pour assurer l'accès aux traitements et la continuité de la vie publique énoncent des dispositifs dont on ignore en pratique l'efficacité. Face à une menace imprévisible et dont on ne sait quelle en serait l'intensité, peut-on s'en remettre en toute confiance à des procédures dont la mise en oeuvre dépendra pourtant directement de la motivation des personnes? Aujourd'hui, qui peut affirmer sérieusement que notre société est prête à assumer des défis dont, en fait, elle ne sait rien de précis? Qui est assuré que les solidarités seront plus fortes que l'individualisme du "sauve-qui-peut"? Il est encore temps de créer les conditions d'une concertation publique qui permette de sensibiliser le corps social afin de le mobiliser. A eux seuls, les stocks d'antiviraux, de masques et les vaccins ne constituent qu'un aspect partiel des réponses exigées face à une menace pandémique. Confrontée à des choix difficiles, la société préservera-t-elle les valeurs de démocratie ou versera-t-elle dans l'état d'exception? Selon quels critères les décisions seront-elles prises? Quelles instances en assureront l'arbitrage lorsqu'elles auront pour conséquence la vie ou la mort de personnes? Notre pays saura-t-il, en situation extrême, honorer la tradition des droits de l'homme et témoigner sa sollicitude à l'égard des plus vulnérables, notamment auprès des populations démunies de toute ressource thérapeutique? Même si la menace pandémique s'estompait amis les prochains mois, il est important d'avoir le courage d'aborder dignement les questions de fond. A vouloir les éviter ou les évincer, l'irresponsabilité et l'indifférence gagnent sur la lucidité et l'esprit d'initiative. Il s'agit là d'une première défaite qui rend dès lors plus incertain encore l'engagement qui s'impose pourtant à tous.
La loi sur la fin de vie du 2 février 2016 rend désormais possible une assistance médicalisée assimilée par certains à l'aide active à mourir, ce que revendiquent depuis des années les apôtres du suicide assisté ou de l'euthanasie. De nouveaux droits y sont proclamés, comme celui d'éviter toute souffrance en décidant de mourir de manière anticipée, sous sédation profonde et continue. Pouvoir ainsi recourir aux dispositifs d'une mort à la demande, dans la minutie de procédures médico-légales, est-ce l'avancée démocratique attendue pour "mourir dans la dignité" ? Cette "dernière liberté" constitue-t-elle le nouveau modèle de la "bonne mort", une nouvelle éthique du "bien mourir" sous contrôle médical ? Les derniers temps d'une existence sont affaire intime ; ils relèvent de circonstances personnelles. Ils sont pourtant devenus l'enjeu de débats politiques et de décisions légales qui aboutissent aujourd'hui à de nouvelles pratiques médicales. Au-delà d'une promesse électorale et d'une concertation nationale n'ayant pu aboutir qu'au consensus provisoire d'un texte de loi ambigu et d'une application compliquée, nos responsabilités demeurent auprès de celui qui va mourir. N'aurait-il pas été alors plus sage et courageux de créer les conditions effectives d'un choix possible entre un accompagnement humain jusqu'au terme de la vie et une euthanasie par compassion ?
Résumé : La crise sanitaire s'inscrit désormais dans la longue durée. Nous devrons " vivre avec ". Mais, pour ce faire, il est impératif que nous saisissions les défis éthiques qui attendent notre démocratie et les principes à mobiliser afin d'assurer des arbitrages. Une réflexion urgente ! Limitation des libertés individuelles, consignes de tri en réanimation, déprogrammation d'opérations, priorisation des vaccinations et de l'accès aux soins, obligation vaccinale des soignants... La pandémie nous a confrontés à des dilemmes moraux et éthiques inédits, qui ont ébranlé nos certitudes et nos valeurs, et sur lesquels il a fallu trancher dans l'urgence, sans véritable concertation sur le sens des libertés. La crise sanitaire s'inscrit désormais dans la longue durée. Nous devrons " vivre avec ", et nous préparer à faire face à d'autres menaces, d'autres risques qui ne manqueront pas de survenir. Mais, pour cela, il est impératif que nous saisissions les défis qui attendent notre démocratie et les principes à mobiliser pour assurer des arbitrages judicieux. A partir des situations et des débats les plus significatifs, Emmanuel Hirsch analyse rigoureusement le fil du processus décisionnel assumé par l'Etat, afin de tirer les leçons de cette crise. Un traité d'éthique indispensable pour comprendre hier et nous préparer à demain.
Extrait Introduction Entre vie et survie Faire le choix de la vie Il est une existence à réhabiliter, une vie à inventer, des espaces à conquérir, des significations et des relations à réinstaurer au-delà même de la maladie. Les militants du sida, puis d'autres par la suite, ont porté comme une exigence éthique la revendication de «vivre avec la maladie». Les conséquences de la maladie - souvent davantage que la maladie elle-même - altèrent une existence dès lors perçue dans ses fragilités, ses limitations et ses dépendances. La dignité de la personne malade tient pour beaucoup à sa faculté d'autodétermination ou, pour le moins, à la reconnaissance de cette part de liberté individuelle préservée en dépit des circonstances avec ses capacités propres, des ressources parfois insoupçonnées qu'il convient de rendre effectives. Le sentiment d'appartenance conforte une estime de soi mise à mal par les multiples souffrances induites par le processus de maladie si difficile à maîtriser, et plus encore par ces logiques de la dévalorisation et de l'exclusion - elles amputent la personnalité de ce qui lui est constitutif. Faire le choix de la vie malgré la maladie, c'est affirmer la volonté et le désir d'affronter et de surmonter un défi total. Il s'agit là d'un parti pris qui implique et expose, là où la tentation de renoncer a priori peut parfois apparaître préférable. Car les quelques étapes qui symbolisent ou marquent les temps fort de la maladie grave (les signes annonciateurs, l'annonce, la procédure de décision du traitement, le suivi avec ses différentes phases, l'attente) ne restituent que partiellement ce que représente la sensation d'un irrépressible envahissement. La menace s'insinue dans la sphère intime jusque dans ses fibres, au point de l'assujettir à cette obsession. La présence de la maladie suscite incertitude, effroi, mises en cause, précarités. Elle oppresse et enferme la personne dans un espace qui à la fois se rétracte, se fige et la détache, la sépare progressivement du monde. D'errance en errance, un inexorable mouvement déporte la personne hors de soi, hors des autres, hors du temps, en ce territoire incertain de l'exil où se dissipent les derniers repères et même le sentiment d'encore exister. Le balancement perceptible entre vie et survie représente alors un enjeu déterminant de ce qui s'éprouve face à la maladie grave. Aujourd'hui, la notion de «souci de soi» relève en effet de préoccupations qui interrogent, par exemple, le sens même d'une existence qui s'avérerait incompatible avec des critères subjectifs justifiant la valeur d'une existence et refusant ainsi ce qui la disqualifierait. Les conditions mêmes de la vie, l'évaluation de sa respectabilité au même titre que celle de sa dignité, représentent pour la personne malade l'indicateur ou la balise susceptible de déterminer ses choix. De telle sorte que certains contestent le statut de survivant ou plutôt s'y opposent en faisant valoir des revendications, des droits spécifiques à la personne malade qui, faute d'être reconnus, incitent aux positions du renoncement à se soigner. Ne pas honorer en pratique ces principes de dignité, induit parfois l'ultime expression d'une affirmation et donc d'une autonomie. En situation extrême, elle peut s'exprimer dans la sollicitation du suicide médicalement assisté, voire de l'euthanasie. Il s'avère donc nécessaire d'identifier les différents registres que recouvre l'interrogation portant sur les conditions d'existence d'une maladie digne d'être vécue, digne d'être assumée comme un combat de vie justifié et socialement reconnu dans ses significations profondes. Mieux comprendre ce qui du sentiment de vivre fait évoluer vers cette sensation de survie, c'est tenter d'analyser l'indignité de ce qui s'éprouve invivable, insurmontable et donc préjudiciable dans l'expérience de la maladie chronique. Les catégories de l'éthique biomédicale sont dès lors tout autant impliquées dans cette réflexion que les valeurs constitutives de la vie démocratique, à travers l'arbitrage des choix politiques qui parfois incitent aux plus contestables renoncements. Je concluais mon précédent ouvrage sur ces quelques observations que je souhaite reprendre dans la continuité d'une réflexion que j'approfondis aujourd'hui.
Nombre de questions essentielles de la réflexion bioéthique sont négligées au regard des aspects fascinants de la biomédecine qui donnent le sentiment de pouvoir modifier les limites naturelles et d'envisager ainsi des performances au-delà du possible, voire de l'humain. Il convient pourtant d'honorer les aspects les plus immédiats et parfois les plus redoutables de la médecine et du soin, lorsque nos devoirs d'humanité sont sollicités auprès de personnes vulnérables dans le handicap, la maladie, ou dans ces situations extrêmes en réanimation ou en fin de vie. Les dépendances liées aux affections psychiatriques, aux maladies neurologiques dégénératives interrogent au même titre que le soin en prison ou les modalités de prises de décisions dans un contexte où les dilemmes ne parviennent au mieux qu'à viser au moindre mal. Comment intervenir avec humanité, témoignant sollicitude et respect à la personne en rééducation à la suite d'un AVC ou éprouvée par une souffrance qu'elle ne parvient plus à assumer? De quel accompagnement faire bénéficier une personne en situation d'échec thérapeutique, en phase terminale, ou un proche en deuil à la suite d'années de présence active dans le contexte de la maladie grave ? L'attention bioéthique sollicite une capacité de questionnement là où abdiquer équivaut à abandonner la personne malade à la solitude et au désespoir. Il convient de comprendre l'exigence bioéthique comme une capacité de résister au nom des valeurs indispensables. Il s'agit de la réédition en 3 tomes entièrement revue, actualisée et augmentée, de l'ouvrage Ethique, médecine et société
Résumé : Né à Hong Kong en 1996, Joshua Wong a un parcours hors du commun. A quatorze ans, il s'engage dans la lutte contre le gouvernement chinois et son programme d'éducation et fonde le groupe Scholarism. En 2014, il devient le visage de la "révolution des parapluies" , mouvement s'opposant au projet du gouvernement de limiter la portée du suffrage universel pour l'élection du chef de l'exécutif de Hong Kong. En juin 2019, tout juste sorti de prison, Joshua prend la tête des manifestations massives contre le projet de loi sur les extraditions vers la Chine continentale. Véritable figure de proue du mouvement pro-démocratique à Hong Kong, ses actions ont été relayées dans le monde entier, ce qui a lui a valu une nomination pour le Prix Nobel de la paix... et plus de cent jours de prison ferme. Dans ce manifeste, le jeune activiste raconte l'histoire de son engagement, sa genèse mais aussi son futur et livre aux lecteurs ses lettres de prisonnier politique. La parole enchaînée relaye ce cri pour la démocratie et cette nécessité de se soulever pour nos droits, à Hong Kong ou ailleurs. Traduit de l'anglais par Elsa Maggion
Résumé : Comment êtes-vous devenu celle ou celui que vous êtes ? Après la publication des Mémoires de Michelle Obama, qui ont rencontré un succès mondial, l'ancienne première dame des Etats-Unis vous invite avec ce superbe journal à méditer et à découvrir - ou redécouvrir - votre histoire grâce à une série de questions accompagnées de citations tirées de ses Mémoires. " Il ne s'agit pas d'être parfait. Il ne s'agit pas de savoir où mène notre route. Accepter d'être reconnu et entendu, de s'approprier son histoire singulière, de faire résonner sa voix véritable est une force. Et être disposé à rencontrer et à écouter l'autre est une grâce. Voilà quel est, à mes yeux, le chemin de notre devenir. " - Michelle Obama En publiant Devenir, ses Mémoires dans lesquels elle se livrait à une introspection profonde tout en offrant le récit passionnant de sa vie, Michelle Obama a voulu retracer son parcours exceptionnel pour encourager ses lecteurs à s'emparer à leur tour de leur histoire, et leur donner le courage de découvrir la puissance de leur propre voix. Avec ce journal, elle les incite désormais à prendre conscience de la valeur du chemin qu'ils ont parcouru pour s'accomplir. Objet précieux à la fabrication soignée, ce journal comporte de nombreuses questions destinées à vous aider à réfléchir à votre histoire personnelle et familiale, à vos objectifs et à vos défis, à ce qui vous touche ou vous donne de l'espoir, et à ce que le futur vous réserve, ainsi qu'à vos proches. Dans l'introduction du journal, Michelle Obama écrit ainsi : " J'espère que vous confierez à ce journal vos expériences, vos réflexions et vos sentiments, si imparfaits soient-ils, sans juger. [... ] On ne doit pas se souvenir de tout. Mais ce dont on se souvient est précieux. " Ces pages vous aideront à mieux discerner votre propre voix et à méditer sur votre parcours afin de vous aider à savoir qui vous êtes. En ouvrant ce journal, vous pourrez non seulement prendre la mesure de la valeur de vos expériences passées, mais aussi trouver la force de gravir les prochaines marches, où qu'elles vous mènent. Le journal est précédé d'un mot personnel de l'ancienne première dame des Etats-Unis adressé à ses lecteurs.
Résumé : 18 avril 2015. Un chalutier clandestin transportant 800 personnes en direction de l'Italie sombre dans les eaux internationales, au large de la Libye. Au lendemain du naufrage, Matteo Renzi s'engage devant la presse à remonter l'épave et à donner à chaque victime une sépulture digne et un nom. Lorsque la journaliste Taina Tervonen se rend à la morgue de Milan seize mois plus tard, pour rencontrer l'équipe en charge des identifications, elle découvre parmi les objets personnels des naufragés un téléphone Nokia jaune citron en trois morceaux et un bout de plastique, destiné à le protéger de l'eau. C'est tout ce qui reste de PM390047, dont le corps resté anonyme est enterré dans le carré des migrants du cimetière de Catane, en Sicile. Qui était-il ? Taina Tervonen décide de remonter le fil de son histoire, de Milan à Catane, en passant par le Niger et le Sénégal. Sur sa route, elle croise des dizaines de destins brisés aux portes de l'Europe, et entend le désarroi de leurs proches face à l'impossible deuil. Une enquête, aussi bouleversante que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre temps. Taina Tervonen est journaliste et réalisatrice. Elle a travaillé sur les disparus en Bosnie et en Méditerranée.
Résumé : Road-trip politique aussi pédagogique que divertissant, Démocrazies : un Frenchie dans la campagne de Bernie Sanders est le 1er ouvrage en français sur Bernie Sanders et les coulisses d'une primaire démocrate. Evénement politique majeur en 2020, la primaire du parti démocrate a commencé. Avec treize candidats en lice, cette course à l'investiture va rythmer l'actualité politique des six prochains mois et désignera celui ou celle à qui il incombera de défier Donald Trump en novembre prochain, quatre ans après la défaite d'Hillary Clinton. Ouvre hybride à la croisée du récit de voyage et du manuel politique, Démocrazies est un témoignage unique de découvrir le fonctionnement démocratique américain et d'en comprendre les rebondissements. Résolument inspirant, Démocrazies est ponctué d'illustrations et de schémas explicatifs facilitant la compréhension du folklore américain (distinction caucus / primaire, Super-délégués / Grands électeurs, etc.). Un récit salutaire qui invite à s'interroger sur la robustesse de nos démocraties. Une lecture indispensable à l'approche de 2020, pour qui souhaite saisir toute la complexité du système politique américain et comprendre l'élection américaine en 2020 !