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La maladie entre vie et survie. Les mots de la maladie
Hirsch Emmanuel
DE BOECK SUP
28,90 €
Épuisé
EAN :9782804176501
Extrait Introduction Entre vie et survie Faire le choix de la vie Il est une existence à réhabiliter, une vie à inventer, des espaces à conquérir, des significations et des relations à réinstaurer au-delà même de la maladie. Les militants du sida, puis d'autres par la suite, ont porté comme une exigence éthique la revendication de «vivre avec la maladie». Les conséquences de la maladie - souvent davantage que la maladie elle-même - altèrent une existence dès lors perçue dans ses fragilités, ses limitations et ses dépendances. La dignité de la personne malade tient pour beaucoup à sa faculté d'autodétermination ou, pour le moins, à la reconnaissance de cette part de liberté individuelle préservée en dépit des circonstances avec ses capacités propres, des ressources parfois insoupçonnées qu'il convient de rendre effectives. Le sentiment d'appartenance conforte une estime de soi mise à mal par les multiples souffrances induites par le processus de maladie si difficile à maîtriser, et plus encore par ces logiques de la dévalorisation et de l'exclusion - elles amputent la personnalité de ce qui lui est constitutif. Faire le choix de la vie malgré la maladie, c'est affirmer la volonté et le désir d'affronter et de surmonter un défi total. Il s'agit là d'un parti pris qui implique et expose, là où la tentation de renoncer a priori peut parfois apparaître préférable. Car les quelques étapes qui symbolisent ou marquent les temps fort de la maladie grave (les signes annonciateurs, l'annonce, la procédure de décision du traitement, le suivi avec ses différentes phases, l'attente) ne restituent que partiellement ce que représente la sensation d'un irrépressible envahissement. La menace s'insinue dans la sphère intime jusque dans ses fibres, au point de l'assujettir à cette obsession. La présence de la maladie suscite incertitude, effroi, mises en cause, précarités. Elle oppresse et enferme la personne dans un espace qui à la fois se rétracte, se fige et la détache, la sépare progressivement du monde. D'errance en errance, un inexorable mouvement déporte la personne hors de soi, hors des autres, hors du temps, en ce territoire incertain de l'exil où se dissipent les derniers repères et même le sentiment d'encore exister. Le balancement perceptible entre vie et survie représente alors un enjeu déterminant de ce qui s'éprouve face à la maladie grave. Aujourd'hui, la notion de «souci de soi» relève en effet de préoccupations qui interrogent, par exemple, le sens même d'une existence qui s'avérerait incompatible avec des critères subjectifs justifiant la valeur d'une existence et refusant ainsi ce qui la disqualifierait. Les conditions mêmes de la vie, l'évaluation de sa respectabilité au même titre que celle de sa dignité, représentent pour la personne malade l'indicateur ou la balise susceptible de déterminer ses choix. De telle sorte que certains contestent le statut de survivant ou plutôt s'y opposent en faisant valoir des revendications, des droits spécifiques à la personne malade qui, faute d'être reconnus, incitent aux positions du renoncement à se soigner. Ne pas honorer en pratique ces principes de dignité, induit parfois l'ultime expression d'une affirmation et donc d'une autonomie. En situation extrême, elle peut s'exprimer dans la sollicitation du suicide médicalement assisté, voire de l'euthanasie. Il s'avère donc nécessaire d'identifier les différents registres que recouvre l'interrogation portant sur les conditions d'existence d'une maladie digne d'être vécue, digne d'être assumée comme un combat de vie justifié et socialement reconnu dans ses significations profondes. Mieux comprendre ce qui du sentiment de vivre fait évoluer vers cette sensation de survie, c'est tenter d'analyser l'indignité de ce qui s'éprouve invivable, insurmontable et donc préjudiciable dans l'expérience de la maladie chronique. Les catégories de l'éthique biomédicale sont dès lors tout autant impliquées dans cette réflexion que les valeurs constitutives de la vie démocratique, à travers l'arbitrage des choix politiques qui parfois incitent aux plus contestables renoncements. Je concluais mon précédent ouvrage sur ces quelques observations que je souhaite reprendre dans la continuité d'une réflexion que j'approfondis aujourd'hui.
La loi sur la fin de vie du 2 février 2016 rend désormais possible une assistance médicalisée assimilée par certains à l'aide active à mourir, ce que revendiquent depuis des années les apôtres du suicide assisté ou de l'euthanasie. De nouveaux droits y sont proclamés, comme celui d'éviter toute souffrance en décidant de mourir de manière anticipée, sous sédation profonde et continue. Pouvoir ainsi recourir aux dispositifs d'une mort à la demande, dans la minutie de procédures médico-légales, est-ce l'avancée démocratique attendue pour "mourir dans la dignité" ? Cette "dernière liberté" constitue-t-elle le nouveau modèle de la "bonne mort", une nouvelle éthique du "bien mourir" sous contrôle médical ? Les derniers temps d'une existence sont affaire intime ; ils relèvent de circonstances personnelles. Ils sont pourtant devenus l'enjeu de débats politiques et de décisions légales qui aboutissent aujourd'hui à de nouvelles pratiques médicales. Au-delà d'une promesse électorale et d'une concertation nationale n'ayant pu aboutir qu'au consensus provisoire d'un texte de loi ambigu et d'une application compliquée, nos responsabilités demeurent auprès de celui qui va mourir. N'aurait-il pas été alors plus sage et courageux de créer les conditions effectives d'un choix possible entre un accompagnement humain jusqu'au terme de la vie et une euthanasie par compassion ?
Résumé : Comment concevoir une éthique partagée au service des valeurs de la cité ? Répondre à cette question, c'est engager une réflexion sur les valeurs constitutives du soin et de l'accompagnement à la lumière de la vie démocratique. Par l'attention portée aux individus, aux droits de la personne et aux situations de vulnérabilité, les professionnels et les bénévoles des associations qui interviennent dans les champs du sanitaire et du médico-social incarnent des valeurs de sollicitude, de solidarité, de justice. Ce souci du bien commun n'éclaire-t-il pas le lien social ? Que signifie soigner l'autre et lui consacrer une attention dans un contexte où l'individualisme, la solitude, la culture de l'instant présent semblent altérer les principes qui rassemblent autour d'engagements communs, voire une certaine idée de la fraternité ? Les espaces et la culture du soin ne sont-il pas emblématiques d'un engagement citoyen et propices à un ressourcement ou à une nouvelle signification des valeurs républicaines ? Témoignant d'un parcours personnel, la réflexion proposée se confronte aux situations parmi les plus éprouvantes et délicates pour les pratiques soignantes et les vies individuelles que sont la démence, la maladie gravement invalidante, la douleur, la fin de vie, afin de donner à mieux comprendre leurs enjeux éthiques, sans se départir jamais d'un abord sensible.
Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu'au bout de la vie. Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, ta révolte et l'espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire. L'auteur témoigne ainsi d'instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes - les murmures d'une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l'oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n'est l'intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d'une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites de ce qu'est l'existence. Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.
Résumé : La crise sanitaire s'inscrit désormais dans la longue durée. Nous devrons " vivre avec ". Mais, pour ce faire, il est impératif que nous saisissions les défis éthiques qui attendent notre démocratie et les principes à mobiliser afin d'assurer des arbitrages. Une réflexion urgente ! Limitation des libertés individuelles, consignes de tri en réanimation, déprogrammation d'opérations, priorisation des vaccinations et de l'accès aux soins, obligation vaccinale des soignants... La pandémie nous a confrontés à des dilemmes moraux et éthiques inédits, qui ont ébranlé nos certitudes et nos valeurs, et sur lesquels il a fallu trancher dans l'urgence, sans véritable concertation sur le sens des libertés. La crise sanitaire s'inscrit désormais dans la longue durée. Nous devrons " vivre avec ", et nous préparer à faire face à d'autres menaces, d'autres risques qui ne manqueront pas de survenir. Mais, pour cela, il est impératif que nous saisissions les défis qui attendent notre démocratie et les principes à mobiliser pour assurer des arbitrages judicieux. A partir des situations et des débats les plus significatifs, Emmanuel Hirsch analyse rigoureusement le fil du processus décisionnel assumé par l'Etat, afin de tirer les leçons de cette crise. Un traité d'éthique indispensable pour comprendre hier et nous préparer à demain.
Résumé : Cet ouvrage fait suite au cours d'Introduction à la physique quantique, rédigé par le même auteur. Il s'adresse aux étudiants en troisième année de Licence et en Master de physique ainsi qu'aux élèves des écoles d'ingénieurs. Il a pour but de décrire les applications importantes de la physique quantique en se focalisant principalement sur la physique atomique, la physique nucléaire et la physique des semiconducteurs. Pour tester la bonne assimilation du cours, chaque chapitre se termine par des exercices et des problèmes corrigés. Ces derniers, plus avancés et plus complets, sont de véritables cas concrets d'application portant sur des sujets d'actualité.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux techniques que l'étude de leur histoire. Des premiers pas de l'Homme jusqu'à nos jours, voici un panorama de l'évolution des techniques, des outils les plus primitifs aux systèmes les plus complexes. Une explication simple et précise de l'élaboration des plus grandes applications scientifiques qui ne cessent de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Le GRECO a défini une batterie sur la base d'une revue critique des travaux publiés et des usages des cliniciens explorés à travers un sondage. On retrouve dans cet ouvrage une synthèse des données de la littérature sur ces fonctions et leur pathologie. Les fonctions exécutives constituent les fonctions cognitives les plus élaborées et leur connaissance évolue encore actuellement du fait de recherches très actives. C'est probablement en raison des nombreuses incertitudes persistantes que leur approche est restée longtemps descriptive, et leur exploration clinique, longtemps disparate. Il apparaissait donc nécessaire de disposer d'une batterie parfaitement validée en langue française, reposant sur un matériel, instructions et cotations explicites et disposant d'une normalisation satisfaisante. C'est pour répondre à cet objectif que le GRECO, par la voix de son président, le Pr Bernard Laurent, a mis en place une sous-commission dévolue à l'évaluation des fonctions exécutives, le Groupe de Réflexion sur l'Evalutation des Fonctions Exécutives (GREFEX). Cette commission a défini une batterie sur la base d'une revue critique des travaux publiés et des usages des cliniciens de langue française explorés à travers un sondage. Cette batterie a pour particularité de reposer sur une proposition de critères diagnostiques du syndrome dysexécutif tant pour le volet cognitif que comportemental. Les cliniciens pourront donc trouver dans cet ouvrage d'une part une synthèse actuelle des données de la littérature sur ces fonctions et leur pathologie, et d'autre part un outil leur permettant d'assurer des évaluations et diagnostics les plus fiables possibles.
Résumé : Destiné à des non-physiciens, partant notamment de l'étonnement provoqué par certains phénomènes quantiques, les deux premières éditions de cet ouvrage ont contribué à faire entrer la physique quantique dans la culture générale.
Résumé : En France, près de la moitié de la population se méfie des vaccins. A en croire certains, ils seraient inefficaces, voire dangereux, et serviraient exclusivement les intérêts des laboratoires pharmaceutiques. Des propos que d'autres jugent irresponsables, si ce n'est criminels. Dans la jungle des avis contradictoires, comment s'y retrouver ? Au terme d'une enquête entièrement indépendante, Lise Barnéoud expose dans un récit clair et documenté les enjeux non seulement scientifiques et médicaux, mais aussi éthiques, sociétaux et économiques de chaque vaccin. Qui protège-t-on lorsque l'on se vaccine ? Pourquoi se vacciner contre une maladie presque éradiquée ? Quels sont les effets secondaires attestés pour chaque vaccin ? Quelle est l'influence des firmes pharmaceutiques sur les recommandations publiques ? Autant d'interrogations auxquelles ce livre apporte des réponses factuelles, pour permettre à chacun se forger son propre avis, loin des polémiques passionnées.
Ca démange, ça brûle, ça sent mauvais ? Ca vous rend moche à vos yeux ? Votre corps fait des siennes, mais vous ne savez pas comment vaincre la gêne d'en parler ? Tous ces petits et gros tracas ont un point commun : il n'est pas aisé d'en parler à votre médecin. Trop anodin, trop loufoque, trop intime... Pourtant, aucune question n'est trop ridicule pour être posée. Et aucun désagrément n'a le droit de vous gâcher la vie, sous prétexte qu'il se niche sous vos aisselles ou dans votre intestin. Haleine, poux, gaz, sécrétions... Mélanie Morin, chroniqueuse au "Magazine de la santé", sur France 5, a mené l'enquête au fond de vos estomacs, à la racine de vos cheveux, sous vos draps et jusque dans votre culotte. Elle a sollicité des médecins chevronnés pour répondre aux questions les plus embarrassantes que vous vous posez. Sans tabou, cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui, un jour, ont eu envie de commencer une phrase par : "Docteur, j'ai un ami qui...". Soyons honnêtes, des questions "délicates", on s'en pose tous ! Grâce à ce livre, apprenez à mieux connaître votre corps, à dédramatiser et à vous décider à parler de votre souci, aussi gênant soit-il !
A l'âge de 49 ans, on diagnostique à Norman Cousins une grave et douloureuse maladie. Les médecins ne lui donnent qu'une chance sur cinq cents de guérir. Plutôt que de se morfondre, il décide de prendre les choses en main et se lance dans un programme intensif de "positive attitude". Il quitte l'environnement anxiogène de l'hôpital, s'installe à l'hôtel, se fait projeter les meilleurs films comiques et réduit son traitement à de fortes doses de vitamine C. En quelques mois, ses résultats sont stupéfiants et Cousins retrouve un état de santé satisfaisant. C'est cette incroyable expérience qui bouleversa sa vie, et ses enseignements, qu'il raconte dans ce livre fondateur. Grâce à lui, de nombreux médecins comprendront enfin le rôle essentiel des patients dans le processus de guérison.
Résumé : Que se passe-t-il dans la tête d'un chirurgien ? A quoi penset- il en entrant au bloc opératoire, ce lieu secret où se déroule chaque jour une bataille à l'issue toujours incertaine ? Comment gère-t-il le doute, la fatigue, la pression, mais aussi le sentiment de toute-puissance que lui procure l'adrénaline ? Qu'est-ce qui le fait tenir pendant toutes ces heures décisives, seul sous le masque, le bistouri à la main ? Avec ce livre où se croisent réalité crue et fiction, jamais un chirurgien n'avait été aussi loin dans la sincérité et l'introspection.