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L'avènement d'une ville universitaire. La création de Louvain-la-Neuve : hommage à Michel Woitrin
Hiraux Françoise
ACADEMIA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782872099535
Au terme d'une longue crise entamée dès le début du 20' siècle mais qui se précipita à partir des lois linguistiques de 1962, le gouvernement belge annonça en mai 1968 que deux universités, flamande et francophone, suc- céderaient à l'Université catholique de Louvain, et que la seconde s'implanterait à Ottignies et à Bruxelles. Tout, à ce moment, de la ville et de chaque bâtiment de Louvain-la-Neuve, fut à concevoir, à programmer et à construire. En 1979, le pari était tenu et le transfert de l'UCL, accompli. L'ampleur du défi tenait à ce que l'Université voulut créer une ville universitaire et non un simple campus. De nombreux sites universitaires furent créés de par le monde à la fin des années 1960. Mais Louvain-la-Neuve s'en distingue profondément : elle est une ville, dans son esprit, dans son urbanisme, dans sa composition démographique et dans la vie de ceux qui y résident, de ceux qui y étudient, cherchent et travaillent. La création de Louvain-la-Neuve fut l'aventure d'une génération conduite par l'action exceptionnelle de Michel Woitrin, administrateur général de l'Université. L'ouvrage détaille les multiples facettes de cette épopée. Quels furent les volontés, les projets, les choix qui façonnèrent une ville de grande qualité? Comment les mit-on en oeuvre, avec quels atouts humains mais aussi quelles contraintes (le choc pétrolier bouleversa les données à partir de 1973)? L'histoire de cette création s'ouvre aussi sur le devenir actuel de la ville bientôt desservie par le RER et sur celui de l'Université avec la réforme de ses enseignements et de la recherche, et la perspective de créer une Nouvelle UCL en 2010. On lira à ce propos les interventions des professeurs Coulie et Delvaux et du bourgmestre d'Ottignies-Louvain-la-Neuve Jean-Luc Roland.
En prés d'un millénaire d'histoire se cristallise une figure extraordinairement polysémique, et paradoxale, de l'étudiant universitaire. Dans l'imaginaire social, la littérature, les arts plastiques, la musique, les analyses de toutes natures, l'étudiant est ainsi associé à la fois à l'étude et à la fête, au conformisme et à la contestation - voire à la révolution -, à l'élitisme et à la marginalité, mais aussi à la solidarité et à la citoyenneté. Les événements qui bouleversent les campus de la côte ouest des Etats-Unis durant les années 60, et l'explosion de mai 68 en Europe, mettent encore un peu plus les engagements extra-académiques des étudiants sous les feux de la rampe. D'autant qu'en un sens, ils ne font que prendre le relais à la fois chronologique et géographique du Mouvement de 1919 en Chine ou de la part prise par les étudiants aux vagues révolutionnaires européennes du 19e siècle, qu'il s'agisse du Printemps des peuples de 1848, de la Commune de Paris ou de la Révolution russe de 1905. Quant aux variations nationales ou continentales des formes de l'engagement ou des activités extra-académiques des étudiants, elles complexifient encore un paysage que les évolutions sociétales des trente dernières années ont profondément modifié. Dans ce contexte général, le présent ouvrage tente de répondre aux questions suivantes : en ce début de 21e siècle, quelle typologie, quelle géographie et quel-le généalogie des formes d'engagement extra-académique des étudiants peut-on établir ? Quelles sont les variations et les accentuations nationales ou continentales identifiables ? Et quels en sont les facteurs essentiels ? Peut-on identifier un modèle 'louvaniste' d'engagement extra-académique des étudiants ? Quelles en seraient les caractéristiques et l'originalité? Quels en seraient les sources et les déterminants ? Quel en serait l'impact à la fois pour l'institution universitaire, le monde étudiant et l'environnement social ?
Durant toute l'existence de la première Université de Louvain, de 1425 à 1797, les étudiants sont tenus d'apporter aux cours les textes qui composent la matière. Certains les achètent à un devancier ou les tiennent d'un parent ; la majorité doit les copier. L'introduction de l'imprimerie ne changera pas fondamentalement la situation. Dans certaines matières, la physique et la logique surtout, des dessins facilitent la compréhension. A la fin du XVIIe siècle, l'usage de planches gravées se généralise. L'habitude se prend aussi d'introduire des figures libres, sans rapport avec la matière, embellissant et personnalisant le manuscrit. Les Archives de l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve conservent plus de 150 cours anciens, touchant l'enseignement de toutes les Facultés. Ailleurs dispersés dans une multitude de fonds, les cours de l'ancienne Université sont ici regroupés en un ensemble qui les valorise et les ouvre à la recherche. Le présent volume présente le catalogue analytique de cette collection, remarquable. L'introduction propose un état de la question à propos de l'enseignement universitaire à Louvain de 1425 à 1797. Le catalogue analytique proprement dit a été conçu et structuré dans le souci d'offrir aux chercheurs le plus grand nombre d'entrées, comme le contenu et l'évolution des matières, le parcours universitaire des professeurs et des étudiants. Consignant les matières enseignées à Louvain au fil de quatre siècles, les manuscrits de cours documentent une histoire des connaissances et des intellectuels.
Trois dimensions déterminent aujourd'hui le sort des archives audiovisuelles: leur masse, leur essentielle fragilité et la révolution numérique. Face au défi, des réponses numériques s'imposent dans les esprits et dans les politiques depuis une dizaine d'années. Archiver, préserver, décrire et communiquer sont devenus des problématiques technologiques. Où il s'agit de numériser les contenus, d'associer des métadonnées de description, de créer de grandes bases de données et de mettre en ligne. Les serveurs et l'internet se retrouvent désormais systématiquement au coeur du système de l'archive. L'objectif du présent ouvrage est d'éclairer la gestion des archives audiovisuelles parmi cet environnement. Les différentes contributions qui constituent l'ouvrage informent des développements technologiques dans les secteurs-clés de la numérisation et de la mise en ligne des archives audiovisuelles. Elles font également le point en matière de préservation des originaux, de classement et de description. Chacune se rapporte à des situations de niveau différent - des institutions les plus grandes et les mieux dotées aux établissements plus modestes -, de sorte que l'ensemble rencontre la plus grande palette possible d'intérêts, de besoins, d'attentes et de questions. Les textes renseignent également sur les associations qui peuvent apporter une aide et indiquent la littérature et les sites les plus récents.
« L?archive n?est pas tournée vers le passé, mais davantage vers l?avenir et ne se réalise pleinement que lors de son utilisation (Yvon Lemay) ». Il faut rappeler cette évidence dont la vérité remonte aux origines de l?acte de conserver et balaye le stéréotype de l?archiviste replié farouchement sur ses documents. Plus que jamais d?actualité, elle indique aussi que les archives appartiennent de plain-pied à la société contemporaine de l?information et participent à un vaste projet politique et culturel de démocratie réelle. Pourquoi la valorisation des archives a-t-elle pris cette importance? Comment se traduit-elle? Quelles pistes peut-elle revêtir, dans l?univers web et en vertu de quels besoins pour chaque service de quelque taille et domaine généraliste ou spécialisé qu?ils soient? Les contributions au présent ouvrage se répartissent en trois ensembles. Le premier situe le cadre culturel et anthropologique des valorisations actuelles des archives. Le deuxième en analyse les dimensions politiques, mémorielles, historiennes, économiques et managériales. Le troisième enfin, se rapporte aux opérations proprement dites et met en partage des expériences européennes et québécoises.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
Cet ouvrage donne la parole à des praticiens-chercheurs chevronnés, immergés dans des "lieux d'exils", où vivent des populations mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Qu'elles soient migrantes, immigrées ou autochtones, elles vivent différents exils qui ont des répercussions sur leurs parcours, leurs relations sociales, leurs économies psychiques et affectives. Ces auteurs "font savoir", à partir des vécus d'expérience. Issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, enseignement et aide à la jeunesse), ils inventent une pratique anthropologique et clinique innovante, qui rend visible l'invisible, crée des passerelles entre les mondes et les disciplines. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles créent les conditions de trouvailles, d'expérimentations, adaptées aux conditions de vie, aux codes et supports sociaux des groupes et des personnes, à leurs sensibilités et aspirations.
Résumé : Rails à perte de vue, tunnels, feux rouges, bifurcations, stations... le train de la vie nous emmène au rythme de nos battements de coeur. C'est l'histoire d'une vie, de ses rencontres, ses amours, ses colères. C'est l'histoire d'un convoi ferroviaire où vont naître un amour et une amitié qui vont traverser plus de trente années. Mais aussi... Rome, Bruxelles, Durbuy, La Rochelle, Portland en Oregon, autant de " gares " où vont se vivre les passions... ou les tracas quotidiens. C'est l'histoire d'Elodie, jeune femme introvertie née dans le luxe et l'indifférence de parents trop occupés à briller en société, et qui, par toutes les routes empruntées, va pouvoir trouver son véritable chemin intérieur.
C'est l'histoire d'Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Venus d'Afrique de l'Ouest, réunis par les hasards de leur existence sur un même bateau entre la Libye et l'Italie. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.