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L'Invention technique au siècle des Lumières
Hilaire-Pérez Liliane
ALBIN MICHEL
31,40 €
Épuisé
EAN :9782226395269
L'Angleterre a longtemps nourri bien des mythes : pays d'élection de la Révolution industrielle, terre de la libre entreprise, elle était le creuset de la modernité, la clef d'un discours historique tendu vers la marche du progrès, du machinisme, de la liberté économique et le modèle cité en référence. Pour mettre ce discours à l'épreuve des faits, Liliane Hilaire-Pérez analyse les monopoles d'invention, les récompenses et les encouragements accordés aux inventeurs en France et en Angleterre au XVIIIe siècle. Elle s'intéresse à la figure de l'inventeur au siècle des Lumières et propose une relecture de la rencontre des sciences et des techniques, dans le monde des savoirs traditionnels comme dans celui de l'économie. Comment, dans l'univers de la stabilité, de la défense des normes acquises, l'invention technique est-elle fondamentalement possible ? Comment les artisans concilient-ils leur appartenance à un corps de métier et leur soif de distinction ? Pourquoi se construit, en France, un discours revendicatif fondé sur le droit naturel, alors qu'il ne se manifeste pas en Angleterre ? L'histoire des techniques ne peut se limiter à une succession glorieuse d'inventions et de pionniers ; ce sont aussi les essais répétés, les perfectionnements, les erreurs et les oublis qui donnent leur sens aux inventions. En analysant les stratégies des entrepreneurs et les politiques de l'invention, Liliane Hilaire-Pérez décrit les cheminements à partir desquels s'élabore l'invention alors que s'affirme la sacralisation des inventeurs.
Canne-siège, canne-violon, lit-malle, cuillère-pliante, éventail à lorgnette, couvert-arme à feu, clavecin plié, boulangerie volante et vélocifère, cuisine de voyage..., autant d'objets portatifs insolites conçus au siècle des Lumières pour parer à toute éventualité, en tout lieu et en toute circonstance. Alors que l'élite européenne adopte la mode du Grand Tour et que la mobilité s'intensifie, de nouveaux désirs consuméristes apparaissent - y compris dans les classes moyennes - et se traduisent par la nécessité de porter des objets avec soi. En posant la question de l'émergence d'une culture technique au coeur même de la banalité des objets, le présent ouvrage s'inscrit dans les recherches les plus novatrices consacrées aux pratiques culturelles du XVIIIe siècle. Il offre aux amateurs la possibilité de découvrir les savoirs et savoir-faire engagés pour la réalisation de ces curiosités et révèle les modes de consommation de l'époque.
Les travaux de Patrice Bret occupent une place centrale en histoire des sciences et en histoire des techniques. Ce livre entend les mettre à l'honneur, qu'il s'agisse de l'histoire des savoirs académiques, du régime techno-politique du XVIIIe siècle, des interactions entre savants et praticiens à l'heure de la chimie lavoisienne, des circulations culturelles et des traductions ou encore de la place des femmes de sciences. Les contributions réunies dans ce volume illustrent, par leur diversité, l'influence de Patrice Bret dans la communauté historienne. Nous proposons ainsi de mettre en perspective son oeuvre en la replaçant dans un contexte intellectuel, scientifique et épistémologique. Un constat s'impose : loin de distinguer entre les approches conceptuelles, érudites et méthodologiques, Patrice Bret joue un rôle de premier plan dans un milieu scientifique qui a choisi de conjuguer le renouvellement des questionnements avec la production d'instruments de recherche et les interrogations de repérage, de dénomination, d'identification, seules à même de contrer les récits téléologiques qui ont longtemps prévalu dans ce domaine. Si l'histoire des sciences et l'histoire des techniques sont de nos jours à l'avant-poste du renouvellement de la science historique, c'est aussi grâce au rôle de passeur de Patrice Bret.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin