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Corps et traduction, corps en traduction
Hibbs Solange ; Serban Adriana ; Vincent-Arnaud Na
LAMBERT-LUCAS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782359352603
La traduction, dans ses modalités diverses, serait-elle avant tout une histoire de corps ? "Faire corps" avec un auteur, "plaisir musculaire" des mots, d'un "corps du texte" que l'on "étreint" ou à travers lequel on "tâtonne", vocalisations diverses qui participent d'une démarche de re-création d'un texte en langue étrangère : autant de signes de l'omniprésence du corps du traducteur ou de l'interprète dans un processus dont l'issue engage tout autant le corps de l'autre, destinataire qui est lui aussi le lieu d'une sensorialité déployée. Quelles sont les manifestations et les enjeux de cette corporalité multiforme ? Comment se fait, par et pour les diverses instances en jeu, l'incorporation d'un texte, seule manière d'en appréhender le souffle et la substance ? Par la richesse de leurs approches et la variété des langues envisagées, les textes réunis dans ce volume se proposent d'apporter des réponses à ces questions essentielles à la compréhension intime de certains fondements de notre "être-en-langues" et des mises en relation qui en résultent
Charles Wenmouth, narrateur et personnage principal du roman, évoque sous la forme d'un journal spirituel son quotidien de prédicateur méthodiste laïc et d'apprenti forgeron. Il s'agit d'un itinéraire spirituel et psychique, du récit d'un moment de crise dans la vie d'un homme amené à se poser les grandes questions de l'existence, à s'interroger sur le sens de sa vocation. Ce tournant critique se déroule à une période difficile de l'histoire de la Cornouailles anglaise, à la fin du XIXe siècle. Peter Hobbs nous offre ainsi en parallèle une vision historique et sociale fidèle et émouvante de cette région confrontée aux premières étapes d'un déclin économique inéluctable. "Comme il est rare de tomber sur un nouveau roman aussi finement conçu et abouti que celui-ci. Alors que nombre d'écrits contemporains débordent de péripéties, de manipulations narratives et d'évolutions plus ou moins plausibles de l'intrigue, voici un début qui apaise et ralentit notre lecture... Peter Hobbs a façonné son histoire comme si nous lisions un journal, un journal très intime, écrit par un auteur peu soucieux de recourir à un langage trop sophistiqué. Nous sommes propulsés dans un monde de foi et de croyances décrit de manière à le rendre parfaitement authentique... Un livre merveilleux." Biographie: Peler Hobbs, né dans une famille issue d'une lignée de prêtres méthodistes, a grandi en Cornouailles et dans le Yorkshire. Après avoir étudié à Oxford (sciences politiques, philosophie, économie et internationales), il vit maintenant à Londres, que meurent les jours a été sélectionné pour le Whitbread du premier roman 2005. Son recueil de nouvelles I Could Ride All Day in My Cool Blue Train, a publié en Angleterre en 2006. Il a fait partie de la sélection des jeunes écrivains établie par The Observer en février 2005. Il a obtenu le prix Betty Trask 2006 de la Society of Authors.
Peter Hobbs a grandi en Cornouailles et dans le Yorkshire, dans une famille issue d'une longue lignée de prêtres méthodistes. Après avoir étudié à Oxford (sciences politiques, philosophie, économie et relations internationales), et séjourné au Canada, il vit maintenant à Londres. Tandis que meurent les jours a été sélectionné pour le prix Whitbread du premier roman et le Dublin IMPAC prize en 2005. Son recueil de nouvelles I could ride all day in my cool blue train, a été publié par Faber en 2006. Ses nouvelles ont été publiées dans les revues Zembla et New Writing 13.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.