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Vers un nouveau christianisme. Introduction à la sociologie du christianisme occidental
Hervieu-Léger Danièle ; Champion Françoise
CERF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782204087421
Chute de la pratique, crise des vocations, effritement de la morale, "la religion se perd", dit-on... Succès des sectes, vitalité des communautés "chaudes", regain d'intérêt pour les monastères, renouveaux, "retour du sacré", annonce-t-on... Cette contradiction domine les débats et les conflits sur la situation et l'avenir du christianisme dans les pays avancés, particulièrement en France. Les rapports entre la religion et la modernité sont au c?ur du débat. Religion et modernité s'excluent-elles autant qu'on l'a prétendu? Ou bien se nouent-elles aujourd'hui en une combinaison inédite dont émerge une figure nouvelle du christianisme, un nouveau christianisme? Ce livre dégage les éléments du débat en de brèves et magistrales synthèses: l'évaluation de la pratique religieuse, la situation du clergé et la crise des vocations, la "religion populaire" et la déchristianisation, les nouveaux mouvements religieux et les renouveaux, la sécularisation et ses interprétations, la situation des Églises au XIXe siècle, l'évolution du protestantisme au XXe siècle, celle du catholicisme jusqu'à la critique présente des autonomies et l'effet du charisme de Jean-Paul II. Une compréhension renouvelée de la sécularisation, du rapport entre religion et modernité, noue ce livre et fonde la description d'une nouvelle figure du christianisme, le christianisme post-moderne. Reste à savoir si la crise de la raison et des idéologies, de la confiance dans le progrès, est sa chance ou sa perte.
Résumé : Etes-vous religieux ? A cette question, qui pourrait passer pour provocatrice, la plupart d'entre nous répondraient non. Et pourtant la religion, loin de disparaître, tient toujours dans nos sociétés une place importante. Certes, les églises sont désertées et la réunion dominicale se fait plus souvent autour de la télévision que de l'autel. Mais les sectes se multiplient et les discours sur Dieu et l'au-delà nous fascinent. C'est sur l'explication de ce paradoxe que se penche Danièle Hervieu-Léger. Comment, dans une France laïque et républicaine, d'immenses manifestations ont-elles pu mobiliser les citoyens pour la défense de l'enseignement privé ou unir les jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse autour du pape ? La religion qui nous séduit aujourd'hui n'a que peu de traits communs avec celle dans laquelle ont été élevés nos parents. Chacun de nous " bricole " sa propre religion, empruntant au christianisme, judaïsme, islam, mais aussi bouddhisme ou taoïsme. Les figures mobiles du pèlerin et du converti l'emportent sur celle, classique, du pratiquant. L'individu isolé se fabrique une communauté selon son c?ur qu'il substitue à celle dont il héritait de sa tradition familiale. Chacun s'invente sa lignée croyante. En France, la question religieuse est aussi politique. La République a organisé la cohabitation des différentes confessions selon le modèle catholique. Confronté à la prolifération des croyances et des communautés, l'Etat est privé de ses interlocuteurs institutionnels habituels. La laïcité se grippe, le débat sur les sectes s'enlise, la question du voile empoisonne la vie publique. Peut-on imaginer un modèle de laïcité médiatrice, capable de mobiliser les " familles spirituelles " au service de la refondation du lien social ?
Ce numéro, qui marque le vingtième anniversaire d' "Histoire & Mesure ", est fidèle aux deux grandes orientations de la revue : la réflexion sur les conditions d'élaboration des mesures et l'histoire des catégories statistiques, d'une part ; la présentation d'outils de traitement et d'usages du chiffre, dans la mesure où ils offrent des résultats historiques inédits, d'autre part. Dans la continuité du numéro thématique " Mesurer le travail " de décembre 2005, R. Boulat et N. Hatzfeld envisagent les mesures de la productivité, à l'échelle de l'usine ou du pays, et celles des maladies professionnelles : à chaque fois, les conflits d'expertises se mêlent aux difficultés d'observation. Sur un terrain bien différent, M. Thébaud-Sorger évoque également la construction sociale d'une mesure, celle de l'altitude - qui implique aussi bien l'opinion publique que les savants du XVIIIe siècle. G. Minaud, lui, rappelle que les chiffres ont également une signification symbolique, qui peut passer par des modes d'expression variés. Les articles d'E. Buyst et al. Et de V. Loonis proposent, avec une grande rigueur méthodologique, des applications de méthodes économétriques à l'histoire, sans pour autant réduire la réalité (économique ou politique) à leurs modèles, et en faisant l'effort d'y intégrer nombre d'effets de contexte, spatial, social ou temporel. B. Moreno Claverias, elle, propose une appréciation critique tant des théories de la " consumer revolution " que de la source que constituent les inventaires après décès.