Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la ville régénérée à la ville impie. L'Eglise, les fidèles et la Révolution à Provins (années 177
Hermant Maxime ; Cottret Monique
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9791041300679
Avec ses 66 cloches, sa vingtaine d'établissements religieux et un clergé bien implanté, Provins est une petite commune de 5 000 habitants offrant un cadre idéal pour analyser la problématique religieuse de la Révolution et de l'Empire. Provins donne à voir l'image d'un calme apparent où la modération et la recherche de compromis semblent être la règle. Pourtant, le lieu n'est pas dépourvu de tensions et de conflictualités. Durant la période, les fidèles voient leurs cadres spirituels être ébranlés. La circonscription paroissiale est repensée en 1791 ; les églises sont fermées au culte entre 1793 et 1795 ; les signes religieux sont exclus de l'espace public durant de nombreuses années ; les cimetières sont déplacés à l'extérieur des murs de la ville, tandis que l'encadrement des fidèles par le clergé est bouleversé par la question du serment, la suppression des ordres monastiques et la lutte contre le fanatisme, véritable boussole pour les autorités républicaines. Ces pages invitent à une relecture de la question religieuse de la Révolution en proposant une approche renouvelée des conflits au-delà de l'opposition dichotomique entre prêtres jureurs et prêtres réfractaires et de la caricature d'une Révolution antireligion et d'une Eglise par essence contre-révolutionnaire. L'histoire locale offre ainsi la possibilité de rendre compte de la complexité des situations, de souligner la grande variété des parcours individuels et d'éviter les généralisations hâtives.
Dans bien des esprits, la commande et la production d'oeuvres d'art en Champagne à la fi n du Moyen Age et au début de la Renaissance se résument à celles de Troyes. La Champagne du Nord, autour de Reims et de Châlons, n'est en revanche jamais considérée comme particulièrement active à la même époque. Il s'agit dès lors de proposer ici une étude inédite, fortement illustrée, traitant de tous les champs de la création : architecture, sculpture, menuiserie, peinture, vitrail, enluminure, broderie, orfèvrerie, tapisserie, arts éphémères. Cette étude repose sur d'importants dépouillements d'archives et sur un recensement des oeuvres conservées en Champagne et au-delà. Beaucoup d'entre elles sont publiées pour la première fois et bénéficient d'une couverture photographique renouvelée. Le rôle des grands commanditaires y est réévalué. Quelques ensembles particulièrement exceptionnels sont mis en valeur, tels les vitraux de la cathédrale et des églises Saint-Alpin et Notre-Dame en Vaux de Châlons, ou le tombeau de saint Remi de l'abbaye Saint-Remi de Reims. Est ainsi livrée au lecteur une grande fresque où se côtoient nombre d'artistes la plupart du temps anonymes mais aussi certains dont nous connaissons le nom et conservons des oeuvres, notamment les peintres-verriers Mathieu Bléville et Etienne de La Vallée, le peintre Georges Boba ou le sculpteur Pierre Jacques. S'ouvre alors un chapitre inédit de l'histoire de l'art en France aux XVe et XVIe siècles.
A peine âgé de 22 ans, Kylian Mbappé possède déjà un palmarès impressionnant. En quelques saisons, il a affolé les statistiques et battu tous les records de précocité. Seul Pelé, qui a vu en lui son héritier, a fait mieux à son âge. De ses premiers dribbles sur la pelouse du stade Léo-Lagrange de Bondy, en banlieue parisienne, à son quatrième but en finale de la Coupe du monde au stade Loujniki de Moscou, ce livre retrace le parcours d'un phénomène. Qui est-il ? Comment s'est-il construit, avec qui, et autour de quelles valeurs ? Comment expliquer surtout son inébranlable confiance et la certitude qu'il réussirait ? Cette enquête, riche en interviews et anecdotes inédites, décrypte un joueur dont l'aura a désormais dépassé l'univers des terrains verts. Car, au-delà de ses prouesses sportives, c'est l'homme qui détonne et séduit.
Un homme qui a passé plus de la moitié de sa vie en prison et dont le comportement violent effraie tout le monde; un schizophrène qui ne veut pas se soigner parce qu?il n?est pas malade; une femme qui est sur le point de se faire expulser de son logement où elle vit seule avec ses trois enfants dont deux sont malades; un couple d?alcooliques qui survit dans un hôtel social?Comment soutenir psychologiquement cette population le plus souvent muette, ces personnes seules et abîmées, vivant dans la plus grande précarité, sans emploi depuis des années et présentant une infinie souffrance, alors qu'elles ont mis en échec toutes les mesures d'accompagnement social et professionnel que l'on a déployées rien que pour eux? Comment faire autre chose que les pathologiser? En apprenant de ces personnes et des travailleurs sociaux qui les encadrent comment imaginer de nouvelles modalités d?interventions cliniques. La notion d?exclusion devient alors inadéquate pour décrire ces personnes qui apparaissent comme plutôt empêchées d?une manière ou d?une autre: les problèmes émergent des mondes dans lesquels elles se meuvent et ne sont pas à l?intérieur d?elles; tout le long de leur parcours d?insertion, quelque chose ne prend pas et les échecs se succèdent. Les ratages sont pris comme des énigmes qui doivent être résolues à coup d?inventivité.
Londres 1920. Le Pr Harry, fervent défenseur de la maçonnerie anglaise, reçoit un catéchisme maçonnique reproduisant un dialogue qui se serait déroulé en 1766 entre un maçon anglais et un maçon français. Il verra, au fil du "Dialogue", ses certitudes peu à peu ébranlées. Le Rite Belge a intégré dans ses rituels le "courant andersonien" qui prend ses racines dans la maçonnerie anglaise de la fin du 19ème siècle et fit de nombreux émules. Sa figure emblématique en est l'historien Robert Freke Gould. Il fut l'inspirateur de cet essai présenté ici sous forme d'une évocation scénique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni