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Les figures d'autorité. Un parcours initiatique
Herfray Charlotte
ERES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782749205342
Le discours dominant actuel ordonne aux parents, aux enseignants, à ceux qui ont des responsabilités, de " restaurer " leur autorité ! Comme si cela dépendait d'eux. Or de l'autorité nul n'est maître : elle résulte d'une reconnaissance qu'autrui nous adresse. Elle ne saurait relever du seul statut, comme c'est le cas du pouvoir. L'autorité n'est pas naturelle : elle est culturelle, tout comme l'amour et la haine. Ces liens prennent leur source dans le terreau de notre histoire privée. et se construisent sur la base des traces les plus archaïques de notre inconscient. La transmission de notre spécificité humaine ne relève pas du biologique : elle témoigne de notre appartenance à un ordre symbolique. L'amour ou la haine du symbolique nous viennent à travers des paroles dont l'autorité s'impose à notre esprit. Sans de telles paroles nous restons livrés à la jouissance pulsionnelle qui nous tire vers la barbarie et la haine. Ce sont des paroles qui ouvrent notre entendement à la connaissance des " objets " du monde. Emanant d'un humain, elles nous touchent là où notre désir parle... C'est à cet être, Autre parmi les autres, que nous nous adressons quand la détresse nous saisit, car nous supposons qu'il détient puissance et connaissance. C'est grande chance quand nous pouvons penser qu'il est aussi le lieu de la bienveillance. C'est cet Autre et ceux qui le représentent que nous investissons d'autorité.L'élaboration de la problématique de l'autorité que nous propose ici l'auteur en référence aux acquis des théories contemporaines des sciences humaines, permet de repérer les processus psychiques inconscients qui produisent la force de nos aliénations mais aussi le miracle de notre libération et de notre accès à la connaissance.
La psychanalyse informe très largement la culture contemporaine, dans des domaines aussi divers que la pédagogie, la politique ou le travail social. Cette fécondité n'est cependant pas sans ambiguïté, tant l'accès à cette théorie est difficile : sans l'expérience de la cure, une connaissance purement livresque est forcément limitée. "Entre le Charybde de la dérive et le Scylla du dogme, comment concevoir une psychanalyse favorable à l'enrichissement des connaissances humaines ?"
La psychanalyse en tant que théorie du désir n'a pas fini de nous renseigner sur la force silencieuse des ravages psychiques d'un temps où le "désir indestructible" se heurte à un grand déficit des ressources et des moyens fournis par le corps. L'auteur décrit et questionne le rapport du sujet âgé aux pertes, aux modifications, voire aux dérèglements, qui affectent les êtres lors de leur dernière étape, expérience difficile que chacun parcourt seul avec les ressources que lui offre son esprit. Dans un langage accessible qui ne cède en rien à la rigueur nécessaire, l'auteur s'adresse au plus grand nombre : plus que jamais en ces temps où la mémoire se perd, le rapport à la vieillesse doit être remis en question.
Lucien Israël (1925-1996), professeur de psychiatrie et psychanalyste, a toujours transmis, de manière à la fois rigoureuse et vivante, le message freudien et les enseignements de Jacques Lacan. Il a également développé la psychologie médicale et la pratique de la psychosomatique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages destinés aux praticiens.
Cet essai met les prétentions scientifiques, techniques et marchandes à l'épreuve du référentiel analytique. Sous couvert du Progrès entendu comme la quête du Bien, le sujet de la parole est de plus en plus muselé par un discours hégémonique : le discours scientifique, technologique et marchand. L'auteur indique comment l'espoir né des Lumières s'assombrit quand la vérité menteuse d'une pensée pervertie par un discours frelaté revient du Réel par le truchement de la catastrophe. Colonisé par les exigences néolibérales (rendement, productivité, efficacité, évaluation etc.), l'auteur interroge ce qu'un tel discours implique dès lors qu'il place l'argent au centre des préoccupations, n'accordant d'importance qu'aux profits réalisés par une minorité au détriment de l'intérêt général. L'auteur déplie les méthodes modernes d'évacuation du sujet, en scrutant le monde qui nous entoure. Au croisement de la psychanalyse et du fait social, cet essai intéressera toute personne curieuse des mécanismes de conditionnement et d'asservissement de l'homme contemporain.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.