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Tertullien l'africain
Henne Philippe
CERF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782204093798
Tertullien partage avec sa ville natale la même agitation fébrile, la même extravagance intellectuelle et la même violence fanatique. Carthage, détruite par les Romains, fut reconstruite par ses nouveaux maîtres. Ville portuaire indispensable pour l'Afrique, elle était sans cesse animée et les bateaux venaient de partout. Tertullien déploiera une activité tout aussi impressionnante. Ses traités furent tellement nombreux qu'on ne put tous les recopier. Ils abordaient les questions les plus diverses, mais toujours dans l'urgence. Le chrétien fraîchement converti lança ses apologies contre les païens et croisa le fer avec les hérétiques. La morale - en particulier la vie conjugale - devint un sujet de plus en plus préoccupant pour lui. C'est dans ce domaine qu'il fit preuve d'une rigueur étroite et intransigeante. Mais il ne négligea pas la pratique sacramentaire: il est le premier à offrir un véritable traité sur le baptême et sur la pénitence. Il restera à tout jamais le fondateur de la dogmatique latine: c'est lui qui fixa le concept de personne pour désigner le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Comment un esprit aussi brillant a-t-il pu être aussi sévère dans ses jugements, insultant avec ses adversaires? A nous de le découvrir.
Présentation de l'éditeur En Syrie et en Palestine, entre le IVe et le XIe siècle, la grande aventure de l'Evangile au désert connaît sa forme la plus extrême. Des moines décident de vivre, solitaires, en haut d'une colonne pour se rapprocher du Ciel. Ce sont les stylites, dont les exploits ascétiques n'auront rien à envier à ceux de l'Inde ou de l'Asie. Pour la première fois, un livre raconte cette page enflammée de la mystique chrétienne. Abolissant les siècles, Philippe Henne nous fait rencontrer Siméon l'Ancien, Daniel, Siméon le Jeune, Alypius, Luc le centenaire, Lazare le Galésiote. Il nous montre comment ces solitaires, visionnaires et thaumaturges, ont aussi été conseillers des princes et des peuples, marquant durablement les sociétés de leur temps, au besoin contre les institutions politiques ou religieuses. Car, fuyant le monde, ils n'ont cessé d'irriguer la vie de l'Eglise. Ce récit historique passionnant est aussi un traité vibrant de spiritualité pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui, désireux d'être à leur tour " ivres de Dieu ".
De Clément de Rome à Bernard de Clairvaux, une trentaine de Pères de l'Église sont regroupés en sept périodes distinctes par leur relation à la Bible. De la citation dans un débat polémique à la méditation mystique, du commentaire allégorique à l'analyse historicocritique, tous les Pères, à leur époque respective, partagent la même passion: scruter le mystère infini d'un Dieu qui parle dans l'histoire du salut.
Résumé : Qui a scellé la rencontre de la philosophie avec l'Evangile ? Qui a lu les leçons de Platon à la lumière de la Croix ? Qui a fondé l'hellénisme chrétien ? Clément d'Alexandrie (t22Q) est celui qui a élevé l'héritage des Grecs au rang de testament naturel, Ce Père de l'Eglise est le premier à avoir établi la compatibilité entre la foi et la raison. Et c'est le portrait d'un véritable missionnaire de l'intelligence, qui n'eut de cesse d'initier les chrétiens à la sagesse antique, qu'il dessine. Ce livre est aussi la fresque culturelle d'un Empire qui, à peine un siècle avant la conversion de Constantin Ier, subit guerre et chaos : crise du culte païen, tyrannie de l'empereur Septime Sévère et persécutions auxquelles Clément échappa. Alors que les racines du Vieux continent sont invoquées par tous, voici un ouvrage salutaire où l'on comprend, enfin, ce que "Europe", "Antiquité" et "chrétienté" veulent dire.
Seul face à Attila, Léon se dresse, armé d'une simple croix. Cette vision simpliste du grand pape met pourtant en lumière plusieurs de ses qualités. Il est seul. L'Empire romain d'Occident est non seulement balayé par des hordes barbares, mais celles-ci peu à peu s'installent et créent leur propre royaume. L'empereur est faible, il ne reste que la force morale des évêques pour veiller sur le peuple terrorisé. Léon défend Rome, non pas simplement la capitale d'un empire disloqué, mais la tête de l'Église. C'est Pierre, le prince des apôtres, qui parle dans cette ville par ses évêques, ses indignes successeurs. Cette parole porte sur la foi comme sur la discipline. Malheur à cet évêque d'Arles qui, par son zèle intempestif, risque de détacher le sud de la Gaule de l'union avec l'Église universelle. Face à l'Orient déchiré par de subtiles querelles dogmatiques, Léon rappelle la foi en la divinité et l'humanité du Christ dans un document reconnu par tous, le Tome à Flavien. Seul face à l'adversité, Léon veille sur le peuple, rétablit la vérité de la foi, affermit l'autorité pontificale. Ce fut un grand pape. Ce fut un grand saint. Biographie: Dominicain, Philippe Henne est professeur à la faculté de théologie (chaire de patrologie) de l'Université catholique de Lille. Il a déjà publié aux Éditions du Cerf une Introduction à Origène (2004), une Introduction à Hilaire de Poitiers (2006) ainsi que Grégoire le Grand (2007).
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !