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Léon le Grand
Henne Philippe
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204085304
Seul face à Attila, Léon se dresse, armé d'une simple croix. Cette vision simpliste du grand pape met pourtant en lumière plusieurs de ses qualités. Il est seul. L'Empire romain d'Occident est non seulement balayé par des hordes barbares, mais celles-ci peu à peu s'installent et créent leur propre royaume. L'empereur est faible, il ne reste que la force morale des évêques pour veiller sur le peuple terrorisé. Léon défend Rome, non pas simplement la capitale d'un empire disloqué, mais la tête de l'Église. C'est Pierre, le prince des apôtres, qui parle dans cette ville par ses évêques, ses indignes successeurs. Cette parole porte sur la foi comme sur la discipline. Malheur à cet évêque d'Arles qui, par son zèle intempestif, risque de détacher le sud de la Gaule de l'union avec l'Église universelle. Face à l'Orient déchiré par de subtiles querelles dogmatiques, Léon rappelle la foi en la divinité et l'humanité du Christ dans un document reconnu par tous, le Tome à Flavien. Seul face à l'adversité, Léon veille sur le peuple, rétablit la vérité de la foi, affermit l'autorité pontificale. Ce fut un grand pape. Ce fut un grand saint. Biographie: Dominicain, Philippe Henne est professeur à la faculté de théologie (chaire de patrologie) de l'Université catholique de Lille. Il a déjà publié aux Éditions du Cerf une Introduction à Origène (2004), une Introduction à Hilaire de Poitiers (2006) ainsi que Grégoire le Grand (2007).
Présentation de l'éditeur En Syrie et en Palestine, entre le IVe et le XIe siècle, la grande aventure de l'Evangile au désert connaît sa forme la plus extrême. Des moines décident de vivre, solitaires, en haut d'une colonne pour se rapprocher du Ciel. Ce sont les stylites, dont les exploits ascétiques n'auront rien à envier à ceux de l'Inde ou de l'Asie. Pour la première fois, un livre raconte cette page enflammée de la mystique chrétienne. Abolissant les siècles, Philippe Henne nous fait rencontrer Siméon l'Ancien, Daniel, Siméon le Jeune, Alypius, Luc le centenaire, Lazare le Galésiote. Il nous montre comment ces solitaires, visionnaires et thaumaturges, ont aussi été conseillers des princes et des peuples, marquant durablement les sociétés de leur temps, au besoin contre les institutions politiques ou religieuses. Car, fuyant le monde, ils n'ont cessé d'irriguer la vie de l'Eglise. Ce récit historique passionnant est aussi un traité vibrant de spiritualité pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui, désireux d'être à leur tour " ivres de Dieu ".
Résumé : À l'heure de nouvelles vagues migratoires, Philippe Henne raconte ici, en reprenant le récit des grands témoins d'alors, comment les Romains de l'Empire travèrsèrent les invasions barbares. Ils se pensaient supérieurs, ils se montrèrent racistes. Ils se croyaient immortels, ils furent battus. Ils se voulaient maîtres de l'histoire, ils en sortirent. Seuls les chrétiens, parmi eux, finirent par comprendre quel formidable défi représentait cette apparente apocalypse. Ils y virent un appel à la mission, aux conversions et à une régénération de leur propre foi. De ces témoins, hommes ou femmes, Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone, Paulin de Nole, Geneviève de Paris, Isidore de Séville, et de leurs vies, de leurs écrits, Philippe Henne fait un ch?ur évangélique pour temps de troubles. Un livre sur la rencontre de l'Autre, un livre sur la confrontation des cultures, un livre sur la tentation du rejet et sur le devoir d'accueil. Un rappel sur hier pour mieux penser aujourd'hui et vivre mieux demain.
Résumé : Le visage est émacié, la bouche crispée, le corps décharné ; les yeux sont brûlants de passion, brûlants d'amour. De son regard, Jérôme scrute les Écritures, il les creuse, il les griffe, il les laboure pour trouver le vrai visage de Dieu. Rien n'est épargné dans cette recherche, ni l'étude des Lieux saints, ni l'apprentissage de l'hébreu, ni les longues nuits de réflexion. Tout l'agite, sa passion pour Dieu, mais aussi son amour des belles lettres et les ardeurs de la chair. Tout l'inquiète. Le moindre soupçon sur son attachement à la doctrine de la foi le pousse à trahir même ses amis, s'il le faut. Rien ne l'apaise. Depuis le cadre austère de ses communautés à Bethléem, il perçoit les erreurs doctrinales et les mensonges proférés sur la vie consacrée. Il ne peut réagir qu'avec violence. Misanthrope, il adore la communauté religieuse. Attaquer celle-ci, c'est l'atteindre personnellement. Non seulement il traduit la Bible, mais il la commente aussi. Il commence par de petits textes prophétiques, comme celui d'Abdias, pour terminer par celui d'Isaïe, un chef-d'oeuvre. Toute cette science ne fut pas seulement acquise dans les livres, elle mûrit dans l'ascèse personnelle. Elle fut le fruit d'une véritable vie de prières. Ce fut un grand maître spirituel. Jérôme, c'est plus qu'un saint, c'est un empire, bouleversé, torturé, mais triomphant. Le découvrir ne laisse pas indifférent.
La plupart des moines d'Orient observent la Règle de Basile,tous les théologiens d'Occident et d'Orient se fondent sur lestraités de Basile pour définir la divinité du Fils et de l'Esprit;tous les exégètes remercient Basile pour avoir conservé lesmeilleurs commentaires d'Origène: tous les croyants méditentle mystère de la création et de la destinée humaine grâce à soncommentaire sur le début de la Genèse. Basile est un hommecomplet et pourtant il vécut à peine cinquante ans. Il naquitaprès le concile de Nicée (325) et mourut avant celui deConstantinople (381). Il connut et affronta toutes les grandesquerelles théologiques de son temps, sans en connaîtrel'heureux dénouement. Promis à une brillante carrière, Basile,sans être un ermite, préféra l'ascèse et la vie en communautédans un lieu retiré. C'est un homme de combat, qui ne refusepas l'affrontement, qui le cherche même parfois. Intransigeantavec ses frères, il se fait conciliant avec les païens ou lesérudits attachés au paganisme. Pragmatique, il allie les élansmystiques avec un bon sens pratique. Autour de sesmonastères, il développe des Basiliades, des auberges pourvoyageurs et commerçants où les mendiants de longue dateétaient invités à travailler. Une riche personnalité d'une grandeactualité.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.