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Basile le grand
Henne Philippe
CERF
30,80 €
Épuisé
EAN :9782204096621
La plupart des moines d'Orient observent la Règle de Basile,tous les théologiens d'Occident et d'Orient se fondent sur lestraités de Basile pour définir la divinité du Fils et de l'Esprit;tous les exégètes remercient Basile pour avoir conservé lesmeilleurs commentaires d'Origène: tous les croyants méditentle mystère de la création et de la destinée humaine grâce à soncommentaire sur le début de la Genèse. Basile est un hommecomplet et pourtant il vécut à peine cinquante ans. Il naquitaprès le concile de Nicée (325) et mourut avant celui deConstantinople (381). Il connut et affronta toutes les grandesquerelles théologiques de son temps, sans en connaîtrel'heureux dénouement. Promis à une brillante carrière, Basile,sans être un ermite, préféra l'ascèse et la vie en communautédans un lieu retiré. C'est un homme de combat, qui ne refusepas l'affrontement, qui le cherche même parfois. Intransigeantavec ses frères, il se fait conciliant avec les païens ou lesérudits attachés au paganisme. Pragmatique, il allie les élansmystiques avec un bon sens pratique. Autour de sesmonastères, il développe des Basiliades, des auberges pourvoyageurs et commerçants où les mendiants de longue dateétaient invités à travailler. Une riche personnalité d'une grandeactualité.
Biographie de l'auteur Philippe Henne, ancien chercheur à Fribourg (Suisse) et Jérusalem, est professeur à la faculté de théologie (chaire de patrologie) de l'Université catholique de Lille. Il a déjà publié aux Éditions du Cerf une Introduction à Origène (2004) et une Introduction à Hilaire de Poitiers (2006).
Résumé : À l'heure de nouvelles vagues migratoires, Philippe Henne raconte ici, en reprenant le récit des grands témoins d'alors, comment les Romains de l'Empire travèrsèrent les invasions barbares. Ils se pensaient supérieurs, ils se montrèrent racistes. Ils se croyaient immortels, ils furent battus. Ils se voulaient maîtres de l'histoire, ils en sortirent. Seuls les chrétiens, parmi eux, finirent par comprendre quel formidable défi représentait cette apparente apocalypse. Ils y virent un appel à la mission, aux conversions et à une régénération de leur propre foi. De ces témoins, hommes ou femmes, Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone, Paulin de Nole, Geneviève de Paris, Isidore de Séville, et de leurs vies, de leurs écrits, Philippe Henne fait un ch?ur évangélique pour temps de troubles. Un livre sur la rencontre de l'Autre, un livre sur la confrontation des cultures, un livre sur la tentation du rejet et sur le devoir d'accueil. Un rappel sur hier pour mieux penser aujourd'hui et vivre mieux demain.
Résumé : Le soldat chrétien a-t-il toujours été le chevalier sans peur et sans reproche qui protège la veuve et l'orphelin, comme Ivanhoé, ou qui défend sa patrie, comme Bayard et du Guesclin ? Non, nous dit Philippe Henne. Des guerres dans l'Ancien Testament aux soldats chrétiens qui servirent l'empereur Constantin Ier, en passant par la façon dont se battaient les premiers martyrs et les scrupules des évêques à défendre militairement l'empire romain, l'historien démontre que l'Eglise et la Violence n'avaient, à l'origine, rien à se dire. Et ce, même quand il s'agissait de défendre leur foi. Loin des images d'Epinal où des milliers de soldats partaient, hache à la main, reprendre le tombeau de Jésus, loin du culte de la guerre sainte, voici un ouvrage qui rappelle le fondement de la chrétienté : le refus de la brutalité et la paix comme priorité.
De Clément de Rome à Bernard de Clairvaux, une trentaine de Pères de l'Église sont regroupés en sept périodes distinctes par leur relation à la Bible. De la citation dans un débat polémique à la méditation mystique, du commentaire allégorique à l'analyse historicocritique, tous les Pères, à leur époque respective, partagent la même passion: scruter le mystère infini d'un Dieu qui parle dans l'histoire du salut.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones