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Servir Dieu dans l'armée. Mourir pour le Christ ou l'empereur
Henne Philippe
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204124447
Le soldat chrétien a-t-il toujours été le chevalier sans peur et sans reproche qui protège la veuve et l'orphelin, comme Ivanhoé, ou qui défend sa patrie, comme Bayard et du Guesclin ? Non, nous dit Philippe Henne. Des guerres dans l'Ancien Testament aux soldats chrétiens qui servirent l'empereur Constantin Ier, en passant par la façon dont se battaient les premiers martyrs et les scrupules des évêques à défendre militairement l'empire romain, l'historien démontre que l'Eglise et la Violence n'avaient, à l'origine, rien à se dire. Et ce, même quand il s'agissait de défendre leur foi. Loin des images d'Epinal où des milliers de soldats partaient, hache à la main, reprendre le tombeau de Jésus, loin du culte de la guerre sainte, voici un ouvrage qui rappelle le fondement de la chrétienté : le refus de la brutalité et la paix comme priorité.
Comment devenir chrétien dans un monde païen, plein de séductions et d'attraits? Telle devait être la question cruciale que se posaient les prêtres et les diacres à Rome lorsqu'ils rencontraient un homme intéressé par le christianisme. Le Pasteur, rédigé au IIe siècle de notre ère par un certain Hermas, offre alors une catéchèse adaptée, car il utilise les différents styles de la prédication. Il commence par raconter plusieurs visions de l'Église et de la communauté chrétienne. Cela séduit l'imagination. Il poursuit par un enseignement moral et humain plein de bon sens. Il satisfait alors la recherche intellectuelle. Il finit par une vaste liturgie où les grands mystères sont à nouveau approfondis. Le but est d'aider à la conversion, mais les moyens et le ton sont pleins de bienveillance et d'espoir. La joie elle-même est sans cesse recommandée, car la colère aveugle et obscurcit l'entendement. Les grandes vérités de la foi ne sont pas oubliées: la foi en un Dieu créateur plein de sollicitude, en un Fils présent dans l'oeuvre d'édification de la communauté, en un Esprit présent dans le coeur de l'homme. Le Pasteur, le plus long des ouvrages rangés parmi les écrits des Pères apostoliques, est aussi le plus curieux. C'est un livre d'initiation qui séduit par la qualité de sa prédication et la profondeur de ses convictions, et qui garde toute son actualité.
Biographie de l'auteur Philippe Henne, ancien chercheur à Fribourg (Suisse) et Jérusalem, est professeur à la faculté de théologie (chaire de patrologie) de l'Université catholique de Lille. Il a déjà publié aux Éditions du Cerf une Introduction à Origène (2004) et une Introduction à Hilaire de Poitiers (2006).
Biographie de l'auteur Philippe Henne, ancien chercheur à Fribourg (Suisse) et Jérusalem, est professeur à la faculté de théologie (chaire de patrologie) de l'Université catholique de Lille. Il a déjà publiédeux ouvrages et de nombreux articles sur les auteurs chrétiens antérieurs à Origène, tels que les Pères apostoliques.
Résumé : À l'heure de nouvelles vagues migratoires, Philippe Henne raconte ici, en reprenant le récit des grands témoins d'alors, comment les Romains de l'Empire travèrsèrent les invasions barbares. Ils se pensaient supérieurs, ils se montrèrent racistes. Ils se croyaient immortels, ils furent battus. Ils se voulaient maîtres de l'histoire, ils en sortirent. Seuls les chrétiens, parmi eux, finirent par comprendre quel formidable défi représentait cette apparente apocalypse. Ils y virent un appel à la mission, aux conversions et à une régénération de leur propre foi. De ces témoins, hommes ou femmes, Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone, Paulin de Nole, Geneviève de Paris, Isidore de Séville, et de leurs vies, de leurs écrits, Philippe Henne fait un ch?ur évangélique pour temps de troubles. Un livre sur la rencontre de l'Autre, un livre sur la confrontation des cultures, un livre sur la tentation du rejet et sur le devoir d'accueil. Un rappel sur hier pour mieux penser aujourd'hui et vivre mieux demain.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.