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Les orphelins de la Shoah. Les maisons de l'espoir (1944-1960), Edition revue et corrigée
Hazan Katy
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251380469
Au lendemain de la guerre, les organisations juives se retrouvent face au désarroi de nombreux orphelins, fils et filles de déportés juifs, la plupart d'origine étrangère. Diverses associations, actives depuis l'entre-deux guerres, mettent en place des structures afin de les recueillir, de leur donner une éducation et une formation pratique, de leur offrir une émancipation. On comptera environ 50 de ces maisons d'accueil pour environ 3000 orphelins. C'est l'histoire de ces maisons de l'espoir, très différentes selon leur idéologie (des traditionalistes aux socialistes révolutionnaires) et de ces enfants, que Katy Hazan se propose de raconter. ?uvre de vie, ces maisons furent un formidable défi à la Shoah : défi relevé dans le souci de ne pas laisser ces enfants aux soins de l'Assistance publique, défi humain contre la mort, utopie créatrice et positive dans un après-guerre plus que morose. Par leur existence, ces collectivités posent une question, fil conducteur de ce travail : que signifie être juif après la Shoah, à une époque où le modèle intégrateur républicain reprend toute sa place, sinon sa légitimité, tout en affirmant fermer la parenthèse malheureuse de Vichy ? Dans ce travail original, Katy Hazan allie la rigueur de l'historienne à un travail de mémoire et de " proximité " d'une grande densité émotionnelle. Etudiant les conditions d'émergence de ces maisons de l'espoir, elle a réuni, en recoupant des informations éparpillées et lacunaires, une centaine de témoignages, sous forme d'entretiens : ils permettent de rendre compte, de manière extrêmement vivante, de ces lieux de vie, avec leurs ambiguïtés, leurs échecs, leurs réussites.
Comment une société se reconstruit-elle après une dictature ou des crimes de masse ? Pendant des siècles, la principale réponse fut celle de l'amnistie et du silence. Pierre Hazan examine ici le renversement de stratégie qui s'est produit avec les tribunaux de Nuremberg et qui s'est accéléré depuis la fin de la guerre froide. Désormais, ce n'est plus le silence, mais la parole qui est censée guérir les plaies de l'histoire avec les commissions Vérité, les tribunaux pénaux et les lois mémorielles. Mais quel est l'impact de ces politiques de réconciliation ? L'auteur dresse ici un premier bilan de la justice transitionnelle. II analyse, en particulier, la conférence diplomatique de Durban, qui entendait guérir les blessures nées de l'esclavage et de la colonisation, la commission Vérité du Maroc, la première à naître dans le monde arabo-islamique, et les poursuites engagées en Afrique par la Cour pénale internationale. Cet ouvrage montre comment cette révolution juridique, politique et culturelle mobilise les énergies et suscite l'espoir de refonder des sociétés. Décryptant les tensions générées par ces nouvelles politiques de réconciliation (en particulier, la recherche simultanée de la paix et de la justice), les dangers qui les guettent (la sacralisation de la victime, la guerre des mémoires), et parfois leurs dérives, l'auteur met en évidence comment ces stratégies mémorielles ont intensifié le vaste chantier d'exigence de reconnaissance des victimes, réaménageant notre rapport au passé et affectant nos choix politiques présents. . . Diplômé du Centre d'études stratégiques (Aberdeen) et docteur ès sciences politiques de l'université de Genève, correspondant diplomatique, spécialiste de l'humanitaire et des droits de l'homme pour Libération (Paris) et Le Temps (Genève), Pierre Hazan a été le témoin attentif de nombreux conflits (ex-Yougoslavie, Rwanda, Proche-Orient...). Récemment chercheur associé à la Harvard Law School, puis au United States Institute of Peace à Washington D. C., il a notamment publié La justice face à la guerre (Paris, Stock, 2000).
Exposition « Les s?urs de Napoléon. Trois destins italiens », au musée Marmottan Monet à Paris, du 03 octobre 2013 au 02 février 2014. Les s?urs de Napoléon Ier, Élisa, Pauline et Caroline, eurent toutes trois un destin italien: la première fut élevée par son frère au rang de princesse de Lucques, puis de grande-duchesse de Toscane, représentante de l?Empereur en Italie. La deuxième épousa un prince romain, Camille Borghèse, et vécut avec lui entre Paris et Rome, en s?attirant dans les deux villes le titre de reine de la beauté. Enfin la cadette, mariée au général Joachim Murat, régna avec lui sur Naples avec un faste inégalé. L?exposition évoque les trois destins des s?urs Bonaparte, forgés dans le Paris consulaire et brillamment parachevés en Italie sous l?Empire. Comme les autres membres de la famille Bonaparte, les s?urs de Napoléon appréciaient les belles résidences et pratiquèrent un mécénat éclairé. A Paris et en Italie, elles laissèrent la marque de leur passage par la création de décors, de peintures, de sculptures et d?objets d?art. La grande-duchesse de Toscane et la reine de Naples stimulèrent la production des manufactures de leurs Etats et encouragèrent dans leurs cours le théâtre, la musique et les arts de la mode, en menant en Italie une politique de conquête pacifique, la conquête par la culture et les idées. L?exposition réunit des portraits des trois s?urs, seules ou en groupe, avec leurs familles et leurs amis, dans les lieux où elles vécurent et qui furent métamorphosés par leur goût. Elle rassemble des ?uvres d?art créées sous leur impulsion, des objets et des accessoires de leur vie quotidienne, des bijoux qui relevaient leurs somptueuses tenues de cour. Ces ?uvres sont aujourd?hui partagées entre les plus grands musées d?Europe et les collections des descendants de la famille, italiens et français. Leur réunion dans les salles de l?ancien hôtel de Paul Marmottan, devenu musée Marmottan Monet, ressuscite une page d?histoire et la splendeur d?une époque. Elle nous fait entrer dans la vie privée d?une famille qui partagea le destin exceptionnel de l?empereur Napoléon Ier. Version bilngue français/anglais.
Bensoussan Georges ; Hazan Katy ; Kichelewski Audr
Les Livres du souvenir ne sont pas le fruit de la seule catastrophe même si, à l'évidence, ils sont portés par elle. Inscrit dans une longue tradition juive, le nom de Livre du souvenir (yizker buch en yiddish) fut forgé après la Seconde Guerre mondiale, accolant le mot hébreu Yzkor, le souvenir (mais aussi l'intitulé de la prière à la mémoire des morts), et le mot allemand Buch, livre. Dans le monde ashkénaze, ces Livres de la mémoire (memorbuecher) commémoraient les victimes des pogroms, présentées comme ayant péri pour la sanctification du nom (Kiddouch Hashem). Le processus de modernisation qui va faire de la judéité une religion seule va voir le Livre de la mémoire devenir le Livre du souvenir, plus axé sur un souci historien. Il ne s'agit plus seulement d'inscrire sous forme de liste les noms des victimes du pogrom, de décrire le déroulement de ce massacre, mais aussi de raconter le passé de la communauté et ce que sont devenus, plus tard, ses habitants. Les Livres du souvenir nés du génocide s'inscrivent dans cette lignée. Ils reprennent les noms des victimes dont l'immense majorité n'a pas eu de sépulture. À l'origine du Livre, des commissions d'histoire mises en place en 1944-1946 dans les camps de personnes déplacées (en Allemagne et en Autriche), mais aussi en Pologne et dans les territoires soviétiques libérés. C'est à partir de ce travail d'enquête où la parole fut donnée à tous que l'on a commencé à prendre conscience de l'ampleur du massacre. C'est aussi à des initiatives individuelles et à des associations, en diaspora (aux États-Unis surtout) et en Israël que l'on doit ces livres, rédigés en yiddish ou en hébreu. Tous sont construits sur un même schéma ternaire (l'avant/l'extermination/l'après) et chaque témoin fait revivre les aspects et personnages de la vie d'avant-guerre. Pour la seule Pologne, on compterait 540 Livres du souvenir, sans oublier ceux des communautés juives de Tchécoslovaquie, des Pays baltes, de Yougoslavie, de Roumanie, de Hongrie, d'Union soviétique et d'Allemagne. Au-delà du besoin de se souvenir, le but du Yizkerbuch est de casser la culpabilité du survivant. Et de laisser une trace écrite aux enfants et aux petits-enfants. En ce sens, ce sont davantage des tombeaux que des livres. Ils manifestent un acte de piété mémorielle et de piété filiale vis-à-vis des disparus que l'énoncé du nom fait entrer dans l'éternité parce que c'est par leur nom seul qu'ils existent. De là, ce Mémorial de papier puisque la mémoire ne peut plus s'inscrire dans un lieu. Un acte de combat aussi contre la volonté d'anéantissement de l'existence juive. Sauver, non pas seulement du néant de la mémoire, mais du néant tout court puisqu'il n'y eut aucun rite funéraire d'inhumation. Ces Livres du souvenir disent en creux l'immensité de la perte.
Hazan Pierre ; Berchtold Jacques ; Ducimetière Nic
Résumé : Comment penser et limiter la guerre, comment construire la paix ? A travers cet ouvrage, qui accompagne l'exposition "Guerre et Paix" organisée en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation des Nations unies (ONU), la Fondation Martin Bodmer - l'une des plus riches bibliothèques privées contemporaines - vise à retracer le dialogue immémorial entre la nature guerrière de l'homme et son profond désir de paix. Depuis l'Antiquité, l'homme n'a jamais cessé de penser, de justifier, de conduire et de glorifier la guerre, mais il s'est aussi toujours attaché à vouloir limiter ses pires abus, à la condamner pour ses ravages, et à imaginer et travailler à la construction d'un monde plus juste et plus pacifique. Cette dialectique se prête aux éclairages pluriels de la littérature et des beaux-arts, de l'anthropologie, de la philosophie et de la psychanalyse, du droit et des sciences politiques. OEuvres littéraires, affiches de propagande, enluminures et gravures dialoguent avec des documents d'archives, à travers trois sections assorties d'essais des meilleurs spécialistes : la genèse de la guerre, le temps de la destruction, le pari de la paix.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.