Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Juger la guerre, juger l'Histoire. Du bon usage des commissions Vérité et de la justice internationa
Hazan Pierre
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130550785
Comment une société se reconstruit-elle après une dictature ou des crimes de masse ? Pendant des siècles, la principale réponse fut celle de l'amnistie et du silence. Pierre Hazan examine ici le renversement de stratégie qui s'est produit avec les tribunaux de Nuremberg et qui s'est accéléré depuis la fin de la guerre froide. Désormais, ce n'est plus le silence, mais la parole qui est censée guérir les plaies de l'histoire avec les commissions Vérité, les tribunaux pénaux et les lois mémorielles. Mais quel est l'impact de ces politiques de réconciliation ? L'auteur dresse ici un premier bilan de la justice transitionnelle. II analyse, en particulier, la conférence diplomatique de Durban, qui entendait guérir les blessures nées de l'esclavage et de la colonisation, la commission Vérité du Maroc, la première à naître dans le monde arabo-islamique, et les poursuites engagées en Afrique par la Cour pénale internationale. Cet ouvrage montre comment cette révolution juridique, politique et culturelle mobilise les énergies et suscite l'espoir de refonder des sociétés. Décryptant les tensions générées par ces nouvelles politiques de réconciliation (en particulier, la recherche simultanée de la paix et de la justice), les dangers qui les guettent (la sacralisation de la victime, la guerre des mémoires), et parfois leurs dérives, l'auteur met en évidence comment ces stratégies mémorielles ont intensifié le vaste chantier d'exigence de reconnaissance des victimes, réaménageant notre rapport au passé et affectant nos choix politiques présents. . . Diplômé du Centre d'études stratégiques (Aberdeen) et docteur ès sciences politiques de l'université de Genève, correspondant diplomatique, spécialiste de l'humanitaire et des droits de l'homme pour Libération (Paris) et Le Temps (Genève), Pierre Hazan a été le témoin attentif de nombreux conflits (ex-Yougoslavie, Rwanda, Proche-Orient...). Récemment chercheur associé à la Harvard Law School, puis au United States Institute of Peace à Washington D. C., il a notamment publié La justice face à la guerre (Paris, Stock, 2000).
Hazan Pierre ; Berchtold Jacques ; Ducimetière Nic
Résumé : Comment penser et limiter la guerre, comment construire la paix ? A travers cet ouvrage, qui accompagne l'exposition "Guerre et Paix" organisée en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation des Nations unies (ONU), la Fondation Martin Bodmer - l'une des plus riches bibliothèques privées contemporaines - vise à retracer le dialogue immémorial entre la nature guerrière de l'homme et son profond désir de paix. Depuis l'Antiquité, l'homme n'a jamais cessé de penser, de justifier, de conduire et de glorifier la guerre, mais il s'est aussi toujours attaché à vouloir limiter ses pires abus, à la condamner pour ses ravages, et à imaginer et travailler à la construction d'un monde plus juste et plus pacifique. Cette dialectique se prête aux éclairages pluriels de la littérature et des beaux-arts, de l'anthropologie, de la philosophie et de la psychanalyse, du droit et des sciences politiques. OEuvres littéraires, affiches de propagande, enluminures et gravures dialoguent avec des documents d'archives, à travers trois sections assorties d'essais des meilleurs spécialistes : la genèse de la guerre, le temps de la destruction, le pari de la paix.
Résumé : Agathe a une amie imaginaire qui est loin d'être ordinaire : c'est une petite vague, une petite vague bleue qui la suit partout, qui joue, chante et rit avec elle. Une amie qui partage ses joies, ses colères et ses peines. Et lorsqu'elle disparaît, Agathe se sent perdue. Mais heureusement son amie ne part jamais bien loin.
Attention: ceci n'est pas un recueil de recettes à l'usage de Papa et Maman angoissés. C'est autrement ambitieux et intéressant. Pour la première fois, un collectif de professeurs a décidé de rendre l'école compréhensible et d'inviter ceux dont les enfants sont scolarisés à pénétrer l'institution, à la regarder fonctionner - bien ou mal -, à saisir sa logique et ses absurdités, ses réussites et ses impasses. Les auteurs se sont appuyés sur l'histoire de l'école car c'est en connaissant les décisions politiques d'une époque passée qu'on comprend comment les objectifs et les méthodes sont nés et ont évolué; comment, dès l'origine, cette école a été inégalitaire puis a tenté de s'ouvrir. Alors et alors seulement, on est libre d'entrer dans le vif du sujet. Ce qui a changé et ce qui n'a pas changé: La façon dont on orientait hier et dont on oriente aujourd'hui. Le rôle et la valeur des notes, des appréciations, des bulletins, des conseils de classe. La hiérarchie des filières et des types d'enseignement. Loin des querelles partisanes, des formules toutes faites, on découvre le comment et le pourquoi des mathématiques, les chemins de la lecture, de l'orthographe, les recherches en matière d'apprentissage, d'intelligence, les raisons de l'échec et de la réussite. Et l'on aboutit à des questions brûlantes: que peut, que doit l'école?
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.