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Représentation et anti-représentation : des beaux-arts à l'art contemporain
Hayat Michaël
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747530750
Cette réflexion défend une thèse profondément hérétique par rapport au discours en vogue sur l'art moderne et contemporain toute innovation artistique, loin de dépasser ou d'abolir la représentation, en invente de nouvelles formes. L'art se maintient dans la représentation en s'approchant des limites où il risque de s'évanouir comme art: celles de la profusion ou de la confusion avec la vie, celle de l'abstraction vide. Tel est le problème à penser : l'effort artistique de manifestation d'un " irreprésentable " est encore représentation. De même que l'expression artistique de l'informe est encore forme. La présence pure fuit, comme la pure énergie. Il n'y a pas d'art sans représentation, ni sans forme. Mais cette affirmation n'est pas celle d'un dogmatisme " réactionnaire " : elle s'appuie sur le travail même des artistes qui cherchent à se libérer de la représentation et de la forme. C'est le sens classique de ces deux notions que visent à renverser les tendances dominantes de l'art moderne et contemporain. Mais cet effort ne les fait pas pour autant entrer dans un régime non représentationnel et informel de l'art. C'est plutôt l'idée même de représentation que, volontairement ou non, elles nous invitent à repenser, pour l'ouvrir à l'énergie, au dynamique, au potentiel, au virtuel, à la singularité, à la totalité, à l'abstraction et à la matérialité. Car si l'art est représentation du réel dans toutes ses dimensions, il l'est aussi de sa propre activité et, plus profondément, de la vie dans sa puissance d'organisation, sachant qu'en elle jouent, inséparables d'un système de contraintes formelles, une dynamique transformationnelle, une variabilité individuelle et de l'aléatoire. L'enjeu de cette réflexion est double : révéler la continuité de l'histoire de l'art, dans et par les " révolutions " formelles, matérielles et techniques ; éclairer les relations entre art et vie pour ouvrir à une biosymbolique de l'art.
Résumé : "Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d'un rien et de partout". A Tunis dans les années 1930, Darius Zaken est frappé de mutisme après la disparition brutale de son père. Elevé par sa mère qui le destine aux plus hautes études et sacrifie tout à cette ambition, il lutte pour se montrer à la hauteur. Mais le swing d'une clarinette vient contredire la volonté maternelle. Darius se découvre un don irrésistible pour cet instrument qui lui redonne voix. Une autre vie s'offre à lui, plus vive et plus intense. De la Tunisie française aux plus grandes scènes du monde, en passant par l'Europe de la Libération et l'Amérique ségrégationniste, l'auteur nous embarque dans un magnifique roman d'initiation et d'émancipation, mené au rythme étourdissant du jazz. Un récit flamboyant qui rappelle avec élégance combien le jazz incarne une des plus belles révoltes de l'émotion contre l'injustice du monde. Le Figaro magazine. Prix Filigranes 2019. Talent Cultura 2019.
Les prétentions à incarner la communauté politique ou des groupes particuliers se multiplient. Elles s'expriment au sommet des institutions représentatives, mais aussi dans les mouvements sociaux contestataires. Elles sont portées autant par les leaders autoritaires que par les mouvements libertaires. Les articles ici rassemblés entendent éclairer ces phénomènes à l'aide de la notion de la représentation-incarnation. Cet idéaltype désigne une relation où l'entité représentante tend à être identifiée à l'entité qu'elle prétend incarner, sans que ce lien repose sur un mandat ou une volonté explicite. Cette relation contribue de façon décisive à forger l'identité et l'unité du groupe représenté. La représentationincarnation plonge ses origines dans la théologie chrétienne comme dans la philosophie et le droit public du Moyen Age, avec la notion de représentation-identité. Sécularisée, elle se retrouve sous des formes diverses dans les parlements d'Ancien régime, dans les controverses opposant Hobbes et les parlementaires anglais, dans les conflits de légitimité de la révolution de 1848, chez Edmund Burke, Carl Schmitt ou les théoriciens du populisme. La force des régimes politiques modernes a reposé sur leur capacité à fusionner la légitimité donnée par le mandat électoral et celle qui découle de l'incarnation de la communauté politique dans les représentants élus. Cette articulation est aujourd'hui remise en cause : la crise des systèmes représentatifs s'approfondit tandis que fleurissent des prétentions alternatives à incarner le peuple. Il est temps de se donner les moyens conceptuels de distinguer ces deux sources de légitimité.
Les pouvoirs des arts " assistés par machine ", photographie, cinéma, vidéo, arts numériques ou " techno-arts " confirment l'hypothèse que tout art engage représentation et forme. Leur étude nous invite à un constat qui intéresse la vitalité de l'art dans son ensemble : ces nouveaux modes d'expression, de représentation, de traduction et de création du réel ne font que poursuivre, par d'autres voies, une exploration très ancienne. Il s'agit ici de dégager à la fois la continuité que ces arts assistés par machine entretiennent avec les plus anciennes formes d'art de l'humanité, ainsi que les formes dynamiques nouvelles qu'ils font apparaître.
Contre les discours métaphysiques qui s'en prennent directement aux pratiques de représentation, artistiques ou scientifiques, ce travail plaide pour une meilleure compréhension de leurs formes et de leurs inter-traductions. La représentation est le moyen d'expression du réel commun à la pensée individuelle, l'art, la science, la philosophie. La comprendre est la clé de cette circulation. Notre philosophie de la représentation se fonde sur l'hypothèse d'une continuité globale, faite de discontinuités locales par changement de formes dynamiques, entre ce qu'une certaine tradition métaphysique a tendu à séparer ou à opposer : matière et vie, corps et âme, sensible et intelligible, image et formalisation théorique, phénomènes et logique du langage. Son premier enjeu : un dépassement moniste et matérialiste de cette opposition. Sa thèse : la distance de la représentation par rapport à l'être, qu'elle risque de masquer ou de manquer, est en réalité la condition même de son pouvoir d'expression, qui n'est pas copie, mais traduction et création. Diderot nous ouvre la voie pour dépasser l'opposition entre matière et vie, ainsi qu'entre vie et pensée, mais aussi pour sortir du " cercle " nature/culture, second enjeu de cette exploration. La continuité entre les formes dynamiques de la nature et celles de l'art suppose une discontinuité : la création d'une réalité nouvelle par des techniques de représentation. Elle peut se comprendre comme dynamique de concentration de l'expression par la forme. Ce principe esthétique, non pas a priori mais expérimental, est aussi, dans la pensée de Diderot, épistémologique : cette communauté d'esprit et de pratique des arts et des sciences est au cœur de notre réflexion. Or, elle s'enracine dans l'expérience perceptive et si la perception est elle-même expression du vital, c'est dans la vie qu'il faudra chercher l'origine de ces formes dynamiques communes : tel est le sens de notre effort et la raison de son inscription dans une filiation diderotienne. Vie, perception, représentations mentales, représentations artistiques et scientifiques du réel semblent obéir à un principe dynamique et formel commun : celui de l'économie des moyens pour exprimer plus et mieux. En le questionnant, ce travail constitue une introduction philosophique à l'exploration des champs du vivant, des pratiques et des savoirs. Son approche de l'art, de l'esprit et des sciences dessine le cadre théorique de leur enracinement bio-symbolique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.