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Vers une philosophie matérialiste de la représentation
Hayat Michaël
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782747530798
Contre les discours métaphysiques qui s'en prennent directement aux pratiques de représentation, artistiques ou scientifiques, ce travail plaide pour une meilleure compréhension de leurs formes et de leurs inter-traductions. La représentation est le moyen d'expression du réel commun à la pensée individuelle, l'art, la science, la philosophie. La comprendre est la clé de cette circulation. Notre philosophie de la représentation se fonde sur l'hypothèse d'une continuité globale, faite de discontinuités locales par changement de formes dynamiques, entre ce qu'une certaine tradition métaphysique a tendu à séparer ou à opposer : matière et vie, corps et âme, sensible et intelligible, image et formalisation théorique, phénomènes et logique du langage. Son premier enjeu : un dépassement moniste et matérialiste de cette opposition. Sa thèse : la distance de la représentation par rapport à l'être, qu'elle risque de masquer ou de manquer, est en réalité la condition même de son pouvoir d'expression, qui n'est pas copie, mais traduction et création. Diderot nous ouvre la voie pour dépasser l'opposition entre matière et vie, ainsi qu'entre vie et pensée, mais aussi pour sortir du " cercle " nature/culture, second enjeu de cette exploration. La continuité entre les formes dynamiques de la nature et celles de l'art suppose une discontinuité : la création d'une réalité nouvelle par des techniques de représentation. Elle peut se comprendre comme dynamique de concentration de l'expression par la forme. Ce principe esthétique, non pas a priori mais expérimental, est aussi, dans la pensée de Diderot, épistémologique : cette communauté d'esprit et de pratique des arts et des sciences est au cœur de notre réflexion. Or, elle s'enracine dans l'expérience perceptive et si la perception est elle-même expression du vital, c'est dans la vie qu'il faudra chercher l'origine de ces formes dynamiques communes : tel est le sens de notre effort et la raison de son inscription dans une filiation diderotienne. Vie, perception, représentations mentales, représentations artistiques et scientifiques du réel semblent obéir à un principe dynamique et formel commun : celui de l'économie des moyens pour exprimer plus et mieux. En le questionnant, ce travail constitue une introduction philosophique à l'exploration des champs du vivant, des pratiques et des savoirs. Son approche de l'art, de l'esprit et des sciences dessine le cadre théorique de leur enracinement bio-symbolique.
Les pouvoirs des arts " assistés par machine ", photographie, cinéma, vidéo, arts numériques ou " techno-arts " confirment l'hypothèse que tout art engage représentation et forme. Leur étude nous invite à un constat qui intéresse la vitalité de l'art dans son ensemble : ces nouveaux modes d'expression, de représentation, de traduction et de création du réel ne font que poursuivre, par d'autres voies, une exploration très ancienne. Il s'agit ici de dégager à la fois la continuité que ces arts assistés par machine entretiennent avec les plus anciennes formes d'art de l'humanité, ainsi que les formes dynamiques nouvelles qu'ils font apparaître.
Si les progrès effectués en psychologie expérimentale, psychophysiologie et neurophysiologie de la perception, ainsi qu'en paléontologie anthropologique sur les rapports étroits entre la parole, le geste et l'image permettent de mieux comprendre la continuité entre nature et culture - et les discontinuités qu'elle implique - tout le problème est d'en proposer une théorie globale qui n'écrase pas les différences de registre, les diversités locales et les propriétés spécifiques à chaque niveau de réalité. Ce qui se dessine à travers cette description et cette réflexion d'ensemble, c'est une théorie générale de l'histoire des pratiques et des savoirs, c'est-à-dire de la culture, comme histoire de la représentation, de la symbolisation et de la communication des formes dynamiques à la fois naturelles, techniques et symboliques. L'enjeu est double : la compréhension globale de l'homme et de la réalité, si tant est que toute connaissance est inséparable de la représentation et de son objet. Pour réaliser cette double finalité, il est apparu nécessaire de tester la résistance du réel à deux types de réduction, " par le bas " et " par le haut " : mécaniste et idéaliste. En ressort une thèse, que les précédents ouvrages de l'auteur ont permis d'étayer et dont ce texte présente la forme la plus unifiée : la relation dynamique, évolutive et historique entre formes et représentations constitue la clé d'une compréhension globale à la fois de l'humain et de la réalité. Mais l'enjeu est ici davantage anthropologique qu'ontologique tenter d'éclairer la relation entre évolution biologique, hominisation et humanisation nous ouvre à une philosophie biosymbolique de l'humain. L'effort d'unification qui est mis en œuvre vise à favoriser la communication interdisciplinaire et interrégionale, mais aussi à penser l'unité en devenir de l'homme. Enfin, cet effort ouvre à une éthique, voire une " médecine " des compensations et de la création, dès lors que l'évolution individuelle et le progrès collectif sont producteurs de troubles, mais que ces troubles sont intégrés à une nouvelle économie dynamique et transformationnelle.
Résumé : "Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d'un rien et de partout". A Tunis dans les années 1930, Darius Zaken est frappé de mutisme après la disparition brutale de son père. Elevé par sa mère qui le destine aux plus hautes études et sacrifie tout à cette ambition, il lutte pour se montrer à la hauteur. Mais le swing d'une clarinette vient contredire la volonté maternelle. Darius se découvre un don irrésistible pour cet instrument qui lui redonne voix. Une autre vie s'offre à lui, plus vive et plus intense. De la Tunisie française aux plus grandes scènes du monde, en passant par l'Europe de la Libération et l'Amérique ségrégationniste, l'auteur nous embarque dans un magnifique roman d'initiation et d'émancipation, mené au rythme étourdissant du jazz. Un récit flamboyant qui rappelle avec élégance combien le jazz incarne une des plus belles révoltes de l'émotion contre l'injustice du monde. Le Figaro magazine. Prix Filigranes 2019. Talent Cultura 2019.
Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d?un rien et de partout."À Tunis dans les années trente, Darius Zaken est frappé de mutisme après la disparition brutale de son père. Élevé par sa mère Stella qui le destine aux plus hautes études et sacrifie tout à cette ambition, il lutte pour se montrer à la hauteur. Mais le swing d?une clarinette vient contredire la volonté maternelle. Darius se découvre un don irrésistible pour cet instrument qui lui redonne voix. Une autre vie s?offre à lui, plus vive et plus intense.De la Tunisie française aux plus grandes scènes du monde, en passant par l?Europe de la Libération et l?Amérique ségrégationniste, cette fresque estun magnifique roman d?initiation et d?émancipation, mené au rythme étourdissant du jazz.Découvrez tout l'univers du livre et sa playlist sur http://bit.ly/philippehayatNotes Biographiques : Philippe Hayat partage sa vie entre l?écriture et ses activités d?entrepreneur. Son premier roman, Momo des Halles (2014), lauréat du Festival du premier roman de Chambéry, a été traduit dans plusieurs pays. Où bat le coeur du monde est son deuxième roman.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.