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Philosophie biosymbolique et représentation du réel
Hayat Michaël
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782747530811
Si les progrès effectués en psychologie expérimentale, psychophysiologie et neurophysiologie de la perception, ainsi qu'en paléontologie anthropologique sur les rapports étroits entre la parole, le geste et l'image permettent de mieux comprendre la continuité entre nature et culture - et les discontinuités qu'elle implique - tout le problème est d'en proposer une théorie globale qui n'écrase pas les différences de registre, les diversités locales et les propriétés spécifiques à chaque niveau de réalité. Ce qui se dessine à travers cette description et cette réflexion d'ensemble, c'est une théorie générale de l'histoire des pratiques et des savoirs, c'est-à-dire de la culture, comme histoire de la représentation, de la symbolisation et de la communication des formes dynamiques à la fois naturelles, techniques et symboliques. L'enjeu est double : la compréhension globale de l'homme et de la réalité, si tant est que toute connaissance est inséparable de la représentation et de son objet. Pour réaliser cette double finalité, il est apparu nécessaire de tester la résistance du réel à deux types de réduction, " par le bas " et " par le haut " : mécaniste et idéaliste. En ressort une thèse, que les précédents ouvrages de l'auteur ont permis d'étayer et dont ce texte présente la forme la plus unifiée : la relation dynamique, évolutive et historique entre formes et représentations constitue la clé d'une compréhension globale à la fois de l'humain et de la réalité. Mais l'enjeu est ici davantage anthropologique qu'ontologique tenter d'éclairer la relation entre évolution biologique, hominisation et humanisation nous ouvre à une philosophie biosymbolique de l'humain. L'effort d'unification qui est mis en œuvre vise à favoriser la communication interdisciplinaire et interrégionale, mais aussi à penser l'unité en devenir de l'homme. Enfin, cet effort ouvre à une éthique, voire une " médecine " des compensations et de la création, dès lors que l'évolution individuelle et le progrès collectif sont producteurs de troubles, mais que ces troubles sont intégrés à une nouvelle économie dynamique et transformationnelle.
Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d?un rien et de partout."À Tunis dans les années trente, Darius Zaken est frappé de mutisme après la disparition brutale de son père. Élevé par sa mère Stella qui le destine aux plus hautes études et sacrifie tout à cette ambition, il lutte pour se montrer à la hauteur. Mais le swing d?une clarinette vient contredire la volonté maternelle. Darius se découvre un don irrésistible pour cet instrument qui lui redonne voix. Une autre vie s?offre à lui, plus vive et plus intense.De la Tunisie française aux plus grandes scènes du monde, en passant par l?Europe de la Libération et l?Amérique ségrégationniste, cette fresque estun magnifique roman d?initiation et d?émancipation, mené au rythme étourdissant du jazz.Découvrez tout l'univers du livre et sa playlist sur http://bit.ly/philippehayatNotes Biographiques : Philippe Hayat partage sa vie entre l?écriture et ses activités d?entrepreneur. Son premier roman, Momo des Halles (2014), lauréat du Festival du premier roman de Chambéry, a été traduit dans plusieurs pays. Où bat le coeur du monde est son deuxième roman.
Les prétentions à incarner la communauté politique ou des groupes particuliers se multiplient. Elles s'expriment au sommet des institutions représentatives, mais aussi dans les mouvements sociaux contestataires. Elles sont portées autant par les leaders autoritaires que par les mouvements libertaires. Les articles ici rassemblés entendent éclairer ces phénomènes à l'aide de la notion de la représentation-incarnation. Cet idéaltype désigne une relation où l'entité représentante tend à être identifiée à l'entité qu'elle prétend incarner, sans que ce lien repose sur un mandat ou une volonté explicite. Cette relation contribue de façon décisive à forger l'identité et l'unité du groupe représenté. La représentationincarnation plonge ses origines dans la théologie chrétienne comme dans la philosophie et le droit public du Moyen Age, avec la notion de représentation-identité. Sécularisée, elle se retrouve sous des formes diverses dans les parlements d'Ancien régime, dans les controverses opposant Hobbes et les parlementaires anglais, dans les conflits de légitimité de la révolution de 1848, chez Edmund Burke, Carl Schmitt ou les théoriciens du populisme. La force des régimes politiques modernes a reposé sur leur capacité à fusionner la légitimité donnée par le mandat électoral et celle qui découle de l'incarnation de la communauté politique dans les représentants élus. Cette articulation est aujourd'hui remise en cause : la crise des systèmes représentatifs s'approfondit tandis que fleurissent des prétentions alternatives à incarner le peuple. Il est temps de se donner les moyens conceptuels de distinguer ces deux sources de légitimité.
L'effort pour faire de l'esprit un objet de science, non un simple sujet de et du discours se fonde ici sur une définition représentationnaliste de la pensée. Dans une approche moniste, matérialiste, mais non réductionniste de la réalité, la question de la transformation de la vie biologique du cerveau en activité psycho-symbolique s'impose comme le problème fondamental. Savoir se tenir à distance aussi bien des interprétations spiritualistes et dualistes que du réductionnisme mécaniste constitue la difficulté majeure d'une telle approche. Ni ordinateur, ni homoncule, ni centre spirituel : le cerveau-esprit est une totalité réticulaire physico-biologique qui produit une méta-matérialité symbolique. Et ses dimensions biologiques et culturelles imposent, pour le comprendre, de lier sa structure à une histoire. La théorie darwinienne de l'évolution est au cœur du problème de la continuité entre vie et représentation : elle a fortement inspiré ce travail. Pour comprendre la pensée, l'hypothèse de représentations mentales animales nous semble d'ailleurs plus pertinente que le modèle de l'ordinateur. Notre théorie des représentations mentales, qui tente d'éclairer à la fois les dimensions endogènes et exogènes de leur genèse se distingue aussi bien de l'innéisme que de l'empirisme et du physicalisme computationnel. Ces modes de traitement de la pensée ne semblent pas compatibles, en effet, avec une approche pleinement biologique de l'activité cérébrale, d'un point de vue aussi bien ontogénétique que phylogénétique. Pas plus d'ailleurs qu'avec les facteurs d'apprentissage, d'affectivité, de symbolisation et de culture qui interagissent dans toute psychogenèse. L'étude de la relation entre auto-organisation cérébrale, perception des formes naturelles, apprentissage des formes culturelles et histoire individuelle est donc au cœur de cette investigation. Celle-ci obligera à un effort particulièrement délicat : celui qui tend à l'articulation et l'unification des sciences du vivant et du cerveau, de la psychanalyse et de la psychologie de l'apprentissage. Résoudre l'énigme du biosymbolique est la clé d'une biopsychologie de la pensée.
Hayat Philippe ; Vanderpooten Gilles ; Dussueil Je
Pragmatiques contre idéalistes, bâtisseurs contre anarchistes, patrons silencieux contre salariés en colère... Qui, de l'Entrepreneur ou de l'Indigné, détient les clés pour changer le monde ? Quoi de commun entre celui qui se dresse devant Wall Street et celui qui trace son propre sillon en se lançant dans la création d'entreprise ? Sont-ils, à ce point, irréconciliables ? Ne peuvent-ils pas se rejoindre dans un même sursaut salvateur, né de leur volonté commune de s'accomplir et de se réinventer ? Un échange vif, sans concession, où deux générations se confrontent, et qui pourrait bien offrir de nouvelles perspectives face au pessimisme ambiant... A vous, lecteur, de choisir comment agir.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.