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Dynamique des formes et représentation : pour une biopsychologie de la pensée
Hayat Michaël
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747530767
L'effort pour faire de l'esprit un objet de science, non un simple sujet de et du discours se fonde ici sur une définition représentationnaliste de la pensée. Dans une approche moniste, matérialiste, mais non réductionniste de la réalité, la question de la transformation de la vie biologique du cerveau en activité psycho-symbolique s'impose comme le problème fondamental. Savoir se tenir à distance aussi bien des interprétations spiritualistes et dualistes que du réductionnisme mécaniste constitue la difficulté majeure d'une telle approche. Ni ordinateur, ni homoncule, ni centre spirituel : le cerveau-esprit est une totalité réticulaire physico-biologique qui produit une méta-matérialité symbolique. Et ses dimensions biologiques et culturelles imposent, pour le comprendre, de lier sa structure à une histoire. La théorie darwinienne de l'évolution est au cœur du problème de la continuité entre vie et représentation : elle a fortement inspiré ce travail. Pour comprendre la pensée, l'hypothèse de représentations mentales animales nous semble d'ailleurs plus pertinente que le modèle de l'ordinateur. Notre théorie des représentations mentales, qui tente d'éclairer à la fois les dimensions endogènes et exogènes de leur genèse se distingue aussi bien de l'innéisme que de l'empirisme et du physicalisme computationnel. Ces modes de traitement de la pensée ne semblent pas compatibles, en effet, avec une approche pleinement biologique de l'activité cérébrale, d'un point de vue aussi bien ontogénétique que phylogénétique. Pas plus d'ailleurs qu'avec les facteurs d'apprentissage, d'affectivité, de symbolisation et de culture qui interagissent dans toute psychogenèse. L'étude de la relation entre auto-organisation cérébrale, perception des formes naturelles, apprentissage des formes culturelles et histoire individuelle est donc au cœur de cette investigation. Celle-ci obligera à un effort particulièrement délicat : celui qui tend à l'articulation et l'unification des sciences du vivant et du cerveau, de la psychanalyse et de la psychologie de l'apprentissage. Résoudre l'énigme du biosymbolique est la clé d'une biopsychologie de la pensée.
Les prétentions à incarner la communauté politique ou des groupes particuliers se multiplient. Elles s'expriment au sommet des institutions représentatives, mais aussi dans les mouvements sociaux contestataires. Elles sont portées autant par les leaders autoritaires que par les mouvements libertaires. Les articles ici rassemblés entendent éclairer ces phénomènes à l'aide de la notion de la représentation-incarnation. Cet idéaltype désigne une relation où l'entité représentante tend à être identifiée à l'entité qu'elle prétend incarner, sans que ce lien repose sur un mandat ou une volonté explicite. Cette relation contribue de façon décisive à forger l'identité et l'unité du groupe représenté. La représentationincarnation plonge ses origines dans la théologie chrétienne comme dans la philosophie et le droit public du Moyen Age, avec la notion de représentation-identité. Sécularisée, elle se retrouve sous des formes diverses dans les parlements d'Ancien régime, dans les controverses opposant Hobbes et les parlementaires anglais, dans les conflits de légitimité de la révolution de 1848, chez Edmund Burke, Carl Schmitt ou les théoriciens du populisme. La force des régimes politiques modernes a reposé sur leur capacité à fusionner la légitimité donnée par le mandat électoral et celle qui découle de l'incarnation de la communauté politique dans les représentants élus. Cette articulation est aujourd'hui remise en cause : la crise des systèmes représentatifs s'approfondit tandis que fleurissent des prétentions alternatives à incarner le peuple. Il est temps de se donner les moyens conceptuels de distinguer ces deux sources de légitimité.
Hayat Philippe ; Vanderpooten Gilles ; Dussueil Je
Pragmatiques contre idéalistes, bâtisseurs contre anarchistes, patrons silencieux contre salariés en colère... Qui, de l'Entrepreneur ou de l'Indigné, détient les clés pour changer le monde ? Quoi de commun entre celui qui se dresse devant Wall Street et celui qui trace son propre sillon en se lançant dans la création d'entreprise ? Sont-ils, à ce point, irréconciliables ? Ne peuvent-ils pas se rejoindre dans un même sursaut salvateur, né de leur volonté commune de s'accomplir et de se réinventer ? Un échange vif, sans concession, où deux générations se confrontent, et qui pourrait bien offrir de nouvelles perspectives face au pessimisme ambiant... A vous, lecteur, de choisir comment agir.
Les pouvoirs des arts " assistés par machine ", photographie, cinéma, vidéo, arts numériques ou " techno-arts " confirment l'hypothèse que tout art engage représentation et forme. Leur étude nous invite à un constat qui intéresse la vitalité de l'art dans son ensemble : ces nouveaux modes d'expression, de représentation, de traduction et de création du réel ne font que poursuivre, par d'autres voies, une exploration très ancienne. Il s'agit ici de dégager à la fois la continuité que ces arts assistés par machine entretiennent avec les plus anciennes formes d'art de l'humanité, ainsi que les formes dynamiques nouvelles qu'ils font apparaître.
La décentralisation fiscale va connaître une nouvelle étape. Cette perspective doit permettre de rénover, en le rationalisant, le système de financement local. Il semble difficile dans ces conditions d'échapper à une réflexion sur la fiscalité locale, jugée complexe pour le contribuable et insatisfaisante pour les collectivités. La fiscalité directe locale repose sur des principes définis par une ordonnance du 7 janvier 1959. La loi du 10 janvier 1980 a été l'occasion d'aménager le dispositif. Le vote direct des taux des impôts locaux par les élus, la limitation des transferts de charges pour les contribuables et la réduction des écarts de pressions fiscales ont été les points forts de la réforme. Le système a peiné à être réformé. Aujourd'hui le principe d'une organisation décentralisée de la République est constitutionnalisé, tout comme le fait que les collectivités territoriales bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement dans les conditions fixées par la loi. Une loi de décentralisation précise de façon concrète les nouvelles responsabilités confiées aux collectivités. Une loi organique fixe les conditions d'application du principe d'autonomie financière qui leur est applicable. C'est dans ce nouveau contexte institutionnel et financier que s'inscrit la réflexion relative à la fiscalité locale. Chacun s'accorde sur la nécessité de la réformer, mais les points de vue divergent quant aux solutions à retenir. Cet ouvrage rassemble les contributions présentées lors d'un colloque organisé par le Centre d'études et de recherches administratives et politiques (CERAP) de l'Université Paris 13 et la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, en collaboration avec la Gazette des communes. A cette occasion, ont été confrontées les analyses des enseignants-chercheurs, avec le point de vue des élus et l'expérience des praticiens.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.