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Psychanalyse et biologie
Hayat Michaël
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747530774
L'énigme humaine tient dans cette question : comment l'homme symbolise-t-il la dynamique biologique ? Seule une meilleure compréhension de la représentation mentale peut nous aider à y répondre. La pensée, en effet, est une activité de représentation. En outre, le pouvoir de représentation est créateur d'une réalité relativement autonome par rapport à celle de la simple copie, mais aussi plus riche que celle de l'expression analogique. Enfin, pour le comprendre, il est nécessaire d'éclairer la relation entre processus endogènes et sources exogènes de la représentation. Telles sont les hypothèses de cette investigation. Or, la psychanalyse tente de penser l'énigme humaine à partir de ces mêmes hypothèses. Du double point de vue psychologique et anthropologique, elle doit être prise au sérieux, mieux connue et approfondie, notamment pour éclairer la relation entre mémoire et symbolisation. Pourtant, la théorie freudienne est ouverte à des interprétations diverses et parfois contradictoires. L'opposition la plus générale est favorisée par l'œuvre freudienne elle-même : une perspective biologisante et moniste de l'esprit d'un côté, une approche métaphorisante et dualiste de l'autre. Or, c'est précisément le lien entre biologique et métaphorique qui fait problème. Sans l'effort pour lier rigoureusement le processus de métaphorisation et, plus globalement, de symbolisation, au biologique et au physique, la psychanalyse resterait un nouveau spiritualisme ou l'énième avatar du subjectivisme. Or, nous travaillons ici à partir d'une hypothèse moniste et matérialiste. Pour comprendre l'esprit, il convient donc d'en revenir à la matérialité du corps. Mais toute théorie qui tire de l'interprétation psychologique, comme philosophique une certaine idée du vivant court le risque de " penser la tête à l'envers " et de manquer son objet en le surdéterminant : il convient au contraire de partir du biologique, voire du physique, pour mieux remonter vers l'esprit. Notre thèse est la suivante : la psychologie doit s'enraciner dans les sciences de la vie et les formes mentales sont une traduction des formes biologiques via la cérébralité. Mais enracinement n'est pas réduction. En outre, la notion de forme biologique reste problématique. C'est à son éclairage que se consacre la fin de cette recherche, qui confronte les modèles instructionnistes et sélectionnistes du vivant.
Résumé : "Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d'un rien et de partout". A Tunis dans les années 1930, Darius Zaken est frappé de mutisme après la disparition brutale de son père. Elevé par sa mère qui le destine aux plus hautes études et sacrifie tout à cette ambition, il lutte pour se montrer à la hauteur. Mais le swing d'une clarinette vient contredire la volonté maternelle. Darius se découvre un don irrésistible pour cet instrument qui lui redonne voix. Une autre vie s'offre à lui, plus vive et plus intense. De la Tunisie française aux plus grandes scènes du monde, en passant par l'Europe de la Libération et l'Amérique ségrégationniste, l'auteur nous embarque dans un magnifique roman d'initiation et d'émancipation, mené au rythme étourdissant du jazz. Un récit flamboyant qui rappelle avec élégance combien le jazz incarne une des plus belles révoltes de l'émotion contre l'injustice du monde. Le Figaro magazine. Prix Filigranes 2019. Talent Cultura 2019.
L'effort pour faire de l'esprit un objet de science, non un simple sujet de et du discours se fonde ici sur une définition représentationnaliste de la pensée. Dans une approche moniste, matérialiste, mais non réductionniste de la réalité, la question de la transformation de la vie biologique du cerveau en activité psycho-symbolique s'impose comme le problème fondamental. Savoir se tenir à distance aussi bien des interprétations spiritualistes et dualistes que du réductionnisme mécaniste constitue la difficulté majeure d'une telle approche. Ni ordinateur, ni homoncule, ni centre spirituel : le cerveau-esprit est une totalité réticulaire physico-biologique qui produit une méta-matérialité symbolique. Et ses dimensions biologiques et culturelles imposent, pour le comprendre, de lier sa structure à une histoire. La théorie darwinienne de l'évolution est au cœur du problème de la continuité entre vie et représentation : elle a fortement inspiré ce travail. Pour comprendre la pensée, l'hypothèse de représentations mentales animales nous semble d'ailleurs plus pertinente que le modèle de l'ordinateur. Notre théorie des représentations mentales, qui tente d'éclairer à la fois les dimensions endogènes et exogènes de leur genèse se distingue aussi bien de l'innéisme que de l'empirisme et du physicalisme computationnel. Ces modes de traitement de la pensée ne semblent pas compatibles, en effet, avec une approche pleinement biologique de l'activité cérébrale, d'un point de vue aussi bien ontogénétique que phylogénétique. Pas plus d'ailleurs qu'avec les facteurs d'apprentissage, d'affectivité, de symbolisation et de culture qui interagissent dans toute psychogenèse. L'étude de la relation entre auto-organisation cérébrale, perception des formes naturelles, apprentissage des formes culturelles et histoire individuelle est donc au cœur de cette investigation. Celle-ci obligera à un effort particulièrement délicat : celui qui tend à l'articulation et l'unification des sciences du vivant et du cerveau, de la psychanalyse et de la psychologie de l'apprentissage. Résoudre l'énigme du biosymbolique est la clé d'une biopsychologie de la pensée.
Les prétentions à incarner la communauté politique ou des groupes particuliers se multiplient. Elles s'expriment au sommet des institutions représentatives, mais aussi dans les mouvements sociaux contestataires. Elles sont portées autant par les leaders autoritaires que par les mouvements libertaires. Les articles ici rassemblés entendent éclairer ces phénomènes à l'aide de la notion de la représentation-incarnation. Cet idéaltype désigne une relation où l'entité représentante tend à être identifiée à l'entité qu'elle prétend incarner, sans que ce lien repose sur un mandat ou une volonté explicite. Cette relation contribue de façon décisive à forger l'identité et l'unité du groupe représenté. La représentationincarnation plonge ses origines dans la théologie chrétienne comme dans la philosophie et le droit public du Moyen Age, avec la notion de représentation-identité. Sécularisée, elle se retrouve sous des formes diverses dans les parlements d'Ancien régime, dans les controverses opposant Hobbes et les parlementaires anglais, dans les conflits de légitimité de la révolution de 1848, chez Edmund Burke, Carl Schmitt ou les théoriciens du populisme. La force des régimes politiques modernes a reposé sur leur capacité à fusionner la légitimité donnée par le mandat électoral et celle qui découle de l'incarnation de la communauté politique dans les représentants élus. Cette articulation est aujourd'hui remise en cause : la crise des systèmes représentatifs s'approfondit tandis que fleurissent des prétentions alternatives à incarner le peuple. Il est temps de se donner les moyens conceptuels de distinguer ces deux sources de légitimité.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.