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La Fête en plein air
Havel Vaclav
GALLIMARD
8,50 €
Épuisé
EAN :9782070325726
La première pièce de Václav Havel, La fête en plein air a été représentée pour la première fois à Prague en 1963 au "Théâtre sur la balustrade". Le public découvre alors, en même temps qu'Ubu roi ou En attendant Godot, de jeunes auteurs jusque-là plus ou moins clandestins. "Cri d'authenticité libérée et volonté d'analyse", a dit Václav Havel à propos de cette période du théâtre tchèque. La fête en plein air est le premier jalon d'une démarche qui a beaucoup contribué - en passant par la Charte 77 et l'épreuve de la prison - aux bouleversement d'aujourd'hui. Le théâtre de l'absurde, tel que le pratique Václav Havel, et sa critique sociale, concrétisée par ses essais ou son action, expriment la même quête de l'identité humaine broyée par les mécanismes de la phrase, du pouvoir et des machines. Ainsi de cette oeuvre de jeunesse. Parti pour voir le monde, le protagoniste ne rencontre que "des phrases, des slogans, auxquels il s'identifie au point de cesser d'être lui-même". Si la cible c'est la langue de bois et la société "socialiste" des années soixante, toutes les formes de l'absurde sont aussi visées, comme chez Beckett et Ionesco. La carrière d'Hugo Pludek et la bouffonnerie de marionnettes des personnes - jusqu'à la perte totale du sens - font de cet insolent début une des oeuvres les plus stimulantes du théâtre contemporain.
Résumé : Léopold Kopriva, philosophe et universitaire, vit cloîtré chez lui, à guetter le moment où " ils " viendront pour l'emmener " là-bas ". Il boit, se bourre de médicaments, se sent malade, n'arrive pas à écrire. Sa compagne Zuzana le rabroue, son ami Olbram lui reproche d'avoir changé, deux ouvriers viennent le voir pour l'exhorter à " agir ", Lucy se jette à sa tête en lui promettant de le sauver par l'amour. C'est alors qu'" ils " arrivent, chargés d'une proposition : le livre de Léopold qui n'a pas plus aux autorités, il lui suffira de déclarer qu'il a été écrit pas un autre pour bénéficier d'un non-lieu. Léopold demande à réfléchir : peut-il, pour sauver sa peau, prétendre qu'il n'est pas lui ? Mais n'est-il pas déjà devenu un autre, puisqu'il reprend à son compte les reproches qu'on lui fait ? Et c'est au moment où il décide de sortir de son angoisse en jouant les héros pour retrouver enfin une identité que le piège diabolique se referme : pour cette fois, les autorités ont décidé de le laisser libre, tout en laissant suspendue au-dessus de sa tête l'épée de Damoclès. C'est avec un sens affiné des ressorts dramatiques que Vaclav Havel a construit sa machine infernale, où la satire vise non seulement le système, mais le fondement même de la communication entre les êtres.
Hôtel des Cimes, pièce en cinq actes écrite en 1976, à la veille de l'engagement de Václav Havel dans le mouvement de la Charte 77, et Tant pis, dramaticule qui marque en 1983 son retour à l'écriture après quatre ans d'emprisonnement, se rejoignent au point d'intersection des deux thèmes fondamentaux de l'oeuvre du dramaturge et essayiste tchèque : la crise de l'identité humaine et l'ambivalence inhérente au langage. Hôtel des Cimes : "étrange poème scénique à propos de rien", réunissant dans un temps irréel, où passé et avenir se brûlent la politesse aux dépens du présent, moins des personnages que des clichés interchangeables et désincarnés. Les répliques sont l'habit qui fait le moine, tant dans la banalité bien-disante des premiers actes que dans les métamorphoses qui suivent, culminant dans une valse-litanie où les mots eux-mêmes semblent avoir oublié ce qu'ils ont pu autrefois vouloir dire. Tant pis : saynète féroce où le jeu de l'absurde se teinte de vécu, la même banalité toujours se déclinant selon l'argot des prisons, dans l'accueil d'un "nouveau", coupable sans faute, empêcheur par impossibilité matérielle de danser en rond, dont l'altérité fait ressortir la violence sous-jacente déjà aux permutations sautillantes d'Hôtel des Cimes.
De la dissidence à la présidence, Vàclav Havel n'a jamais cessé d'être un écrivain et un philosophe. Ces derniers textes écrits de sa main nous font entendre l'accent d'une voix prophétique. C'est à partir de son expérience de chef d'Etat et de prix Nobel de la paix confronté à la montée des nationalismes et à la chute du communisme, avec en mémoire les années de prison et d'interdiction de parole, que Vàclav Havel réfléchit sur cette fin de millénaire. " N'oublions pas de penser l'Etre ", insiste-t-il dans les pages magnifiques qu'il nous livre ici : le message spirituel d'un grand humaniste. Traduit du tchèque par Barbara Faure.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.