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Largo desolato. Pièce en 7 tableaux
Havel Vaclav
GALLIMARD
10,85 €
Épuisé
EAN :9782070705597
Léopold Kopriva, philosophe et universitaire, vit cloîtré chez lui, à guetter le moment où " ils " viendront pour l'emmener " là-bas ". Il boit, se bourre de médicaments, se sent malade, n'arrive pas à écrire. Sa compagne Zuzana le rabroue, son ami Olbram lui reproche d'avoir changé, deux ouvriers viennent le voir pour l'exhorter à " agir ", Lucy se jette à sa tête en lui promettant de le sauver par l'amour. C'est alors qu'" ils " arrivent, chargés d'une proposition : le livre de Léopold qui n'a pas plus aux autorités, il lui suffira de déclarer qu'il a été écrit pas un autre pour bénéficier d'un non-lieu. Léopold demande à réfléchir : peut-il, pour sauver sa peau, prétendre qu'il n'est pas lui ? Mais n'est-il pas déjà devenu un autre, puisqu'il reprend à son compte les reproches qu'on lui fait ? Et c'est au moment où il décide de sortir de son angoisse en jouant les héros pour retrouver enfin une identité que le piège diabolique se referme : pour cette fois, les autorités ont décidé de le laisser libre, tout en laissant suspendue au-dessus de sa tête l'épée de Damoclès. C'est avec un sens affiné des ressorts dramatiques que Vaclav Havel a construit sa machine infernale, où la satire vise non seulement le système, mais le fondement même de la communication entre les êtres.
Autour de l'éphémère printemps de Prague, deux pièces de Vàclav Havel, parmi ses premières ?uvres dramatiques, sont jouées. Dans le rapport dont vous êtes l'objet, le décor polyvalent est planté dans une "Administration" composée de deux sortes de fonctionnaires: ceux qui seront pris dans la toile d'araignée qui se met en place et ceux qui la tissent. Une langue artificielle patiemment introduite dans l'entreprise n'est comprise que par quelques initiés mais tous l'apprennent. Sauf Josef Gross, directeur de l'établissement, homme compétent et travailleur, qu'on a omis de mettre au courant et qui sera le dernier à comprendre ce que trament, aussi bien ses collaborateurs les plus proches que ces nouveaux employés nommés à un poste spécialement créé pour eux et qu'il ne connaît même pas. Il vivra toutes les étapes de sa destitution, jusqu'à accepter de devenir le flic de service. Et quand il sera remis d'urgence à son poste de directeur pour réparer les dégâts, il est mûr, espérant sauver ce qui peut l'être, pour collaborer avec ses ennemis et sacrifier Hana, la jeune secrétaire qui lui a été constamment fidèle. Si Le rapport dont vous êtes l'objet constitue la plus étonnante dénonciation sous une forme comique du système que l'on sait et de la langue de bois, plus moyen de se concentrer! en étudie les implications apparemment anodines dans la vie de Huml dont la position élevée dans la société suppose une grande adaptabilité au régime. S'essayant à rédiger une allocution, Huml, "intellectuel de communication", est embarqué presque malgré lui dans une série d'aventures, entre sa femme, sa maîtresse, sa secrétaire et même un enquêteur féminin. Car Huml est dans le même temps l'objet d'une étrange enquête à domicile et les inspecteurs sont quasiment installés chez lui. Tout se dérègle et la pièce devient un immense puzzle qu'il s'agit de reconstituer
Jeté malgré lui dans la politique par l'oppression de son pays, Václav Hävel n'a cessé de réfléchir, depuis plus de vingt ans, à la nature de cette oppression et d'en dénoncer les effets. L'intérêt de ces essais vient avant tout de la qualité des analyses et de la profondeur de la réflexion. La « Lettre ouverte à G. Husak » est un véritable « J'accuse » contre la dictature communiste ; l'adresse à un congrès pacifiste ou le discours à l'université de Toulouse sont l'occasion de réflexions plus générales ; « Le pouvoir des sans-pouvoir » est une méditation sur la signification de la « dissidence ». L'unité de contenu est cependant réelle, car Havel s'adresse à trois sortes d'interlocuteurs.Aux responsables de la dictature communiste en Tchécoslovaquie, il dit ceci : « Derrière une apparence de normalisation ", vous avez installé le règne de la peur, du mensonge et de la corruption à tous les niveaux. Vous assurez la ruine du pays en étouffant la création et en voulant, à terme, abolir toute mémoire collective, toute vie sociale autonome pour régner sur un peuple anesthésié et une société désintégrée. Cela, nous le refusons. »Havel appelle en conséquence ses concitoyens à revendiquer les droits de la conscience morale individuelle, à refuser le mensonge, à restaurer la responsabilité personnelle et la parole publique. Tel est le sens du combat pour les droits de l'homme et celui de la Charte 77. L'intégrité individuelle et le maintien de l'identité collective sont à ce prix.C'est aussi à nous, Occidentaux, que s'adresse Havel. Il nous aide à connaître la réalité de la situation de son pays. Il démontre les risques, vus de l'Est, de nos ignorances et de nos naïvetés (un certain pacifisme). Il nous fait comprendre le prix de la dissidence sans se réduire à celle-ci. On trouvera ici les éléments d'une réflexion plus générale sur le monde et la société modernes. C'est pourquoi ce livre d'un homme emprisonné à quatre reprises nous invite à prendre conscience des conditions de la liberté.Né en 1936 à Prague. Václav Havel est un auteur dramatique de renommée internationale. Ses pièces, jouées dans le monde entier, sont interdites en Tchécoslovaquie. Porte-parole à deux reprises de la Charte 77, Václav Havel a passé en tout cinq ans en prison depuis 1977.Né en 1923, Jan Vladislav, essayiste et poète d'origine tchèque, a été à Prague jusqu'en 1981 l'animateur d'une collection éditée clandestinement. Installé en France, il a enseigné à l'Ecole des hautes études en sciences sociales jusqu'en 1988. Un ouvrage consacré à Václav Havel et préparé sous sa direction a été publié à Londres en 1987 (Václav Havel or Living in Truth, Faber and Faber)."
Dramaturge tchèque mondialement célèbre, Václav Havel fut d'abord le porte-parole des dissidents sous le régime communiste, avantd'être porté à la présidence de la République par la ferveur populaire. Dans Audience, il nous propose un face-à-face poignant entre Vanek, un intellectuel insoumis, et Sladek, son supérieur assez pathétique, au service du pouvoir totalitaire en place.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.