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Essais politiques
Havel Vaclav
CALMANN-LEVY
27,95 €
Épuisé
EAN :9782702118276
Jeté malgré lui dans la politique par l'oppression de son pays, Václav Hävel n'a cessé de réfléchir, depuis plus de vingt ans, à la nature de cette oppression et d'en dénoncer les effets. L'intérêt de ces essais vient avant tout de la qualité des analyses et de la profondeur de la réflexion. La « Lettre ouverte à G. Husak » est un véritable « J'accuse » contre la dictature communiste ; l'adresse à un congrès pacifiste ou le discours à l'université de Toulouse sont l'occasion de réflexions plus générales ; « Le pouvoir des sans-pouvoir » est une méditation sur la signification de la « dissidence ». L'unité de contenu est cependant réelle, car Havel s'adresse à trois sortes d'interlocuteurs.Aux responsables de la dictature communiste en Tchécoslovaquie, il dit ceci : « Derrière une apparence de normalisation ", vous avez installé le règne de la peur, du mensonge et de la corruption à tous les niveaux. Vous assurez la ruine du pays en étouffant la création et en voulant, à terme, abolir toute mémoire collective, toute vie sociale autonome pour régner sur un peuple anesthésié et une société désintégrée. Cela, nous le refusons. »Havel appelle en conséquence ses concitoyens à revendiquer les droits de la conscience morale individuelle, à refuser le mensonge, à restaurer la responsabilité personnelle et la parole publique. Tel est le sens du combat pour les droits de l'homme et celui de la Charte 77. L'intégrité individuelle et le maintien de l'identité collective sont à ce prix.C'est aussi à nous, Occidentaux, que s'adresse Havel. Il nous aide à connaître la réalité de la situation de son pays. Il démontre les risques, vus de l'Est, de nos ignorances et de nos naïvetés (un certain pacifisme). Il nous fait comprendre le prix de la dissidence sans se réduire à celle-ci. On trouvera ici les éléments d'une réflexion plus générale sur le monde et la société modernes. C'est pourquoi ce livre d'un homme emprisonné à quatre reprises nous invite à prendre conscience des conditions de la liberté.Né en 1936 à Prague. Václav Havel est un auteur dramatique de renommée internationale. Ses pièces, jouées dans le monde entier, sont interdites en Tchécoslovaquie. Porte-parole à deux reprises de la Charte 77, Václav Havel a passé en tout cinq ans en prison depuis 1977.Né en 1923, Jan Vladislav, essayiste et poète d'origine tchèque, a été à Prague jusqu'en 1981 l'animateur d'une collection éditée clandestinement. Installé en France, il a enseigné à l'Ecole des hautes études en sciences sociales jusqu'en 1988. Un ouvrage consacré à Václav Havel et préparé sous sa direction a été publié à Londres en 1987 (Václav Havel or Living in Truth, Faber and Faber)."
Hôtel des Cimes, pièce en cinq actes écrite en 1976, à la veille de l'engagement de Václav Havel dans le mouvement de la Charte 77, et Tant pis, dramaticule qui marque en 1983 son retour à l'écriture après quatre ans d'emprisonnement, se rejoignent au point d'intersection des deux thèmes fondamentaux de l'oeuvre du dramaturge et essayiste tchèque : la crise de l'identité humaine et l'ambivalence inhérente au langage. Hôtel des Cimes : "étrange poème scénique à propos de rien", réunissant dans un temps irréel, où passé et avenir se brûlent la politesse aux dépens du présent, moins des personnages que des clichés interchangeables et désincarnés. Les répliques sont l'habit qui fait le moine, tant dans la banalité bien-disante des premiers actes que dans les métamorphoses qui suivent, culminant dans une valse-litanie où les mots eux-mêmes semblent avoir oublié ce qu'ils ont pu autrefois vouloir dire. Tant pis : saynète féroce où le jeu de l'absurde se teinte de vécu, la même banalité toujours se déclinant selon l'argot des prisons, dans l'accueil d'un "nouveau", coupable sans faute, empêcheur par impossibilité matérielle de danser en rond, dont l'altérité fait ressortir la violence sous-jacente déjà aux permutations sautillantes d'Hôtel des Cimes.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
LA SERIE NEW-YORKAISE INEDITE DE MARIE-BERNADETTE DUPUY Octobre 1886. Catherine et Guillaume Duquesne vont s'embarquer pour New York, avec leur fille Elisabeth, âgée de 6 ans. Ils quittent la France et leur petite maison de Charente pleins d'espoir, avides d'une nouvelle existence. Mais leur rêve de liberté va vite se transformer en cauchemar : Catherine meurt durant la traversée des suites d'un accouchement prématuré et Guillaume, une semaine après son arrivée en Amérique, est victime d'une agression qui le laisse pour mort. Leur enfant, la petite Elisabeth, est livrée à elle-même. Après une nuit d'errance dans Central Park, l'orpheline est renversée par la calèche des richissimes Woolworth. Ils la soignent et décident de l'adopter, faisant fi des avis de recherche lancés par le grand-père maternel d' Elisabeth. L'orpheline grandit choyée comme une princesse. Tout bascule le jour de son seizième anniversaire quand elle apprend la vérité sur son adoption. Se sentant trahie, la jeune fille quitte New York pour la France. Mais en arrivant au château familial, elle est loin de se douter du véritable visage de son grand-père maternel et encore moins de deviner quels terribles secrets renferme la demeure. Elisabeth parviendra-t-elle à démêler le vrai du faux et à connaître l'amour sincère des siens ?
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.