Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hôtel des cîmes. suivi de Tant pis
Havel Vaclav
GALLIMARD
15,20 €
Épuisé
EAN :9782070729265
Hôtel des Cimes, pièce en cinq actes écrite en 1976, à la veille de l'engagement de Václav Havel dans le mouvement de la Charte 77, et Tant pis, dramaticule qui marque en 1983 son retour à l'écriture après quatre ans d'emprisonnement, se rejoignent au point d'intersection des deux thèmes fondamentaux de l'oeuvre du dramaturge et essayiste tchèque : la crise de l'identité humaine et l'ambivalence inhérente au langage. Hôtel des Cimes : "étrange poème scénique à propos de rien", réunissant dans un temps irréel, où passé et avenir se brûlent la politesse aux dépens du présent, moins des personnages que des clichés interchangeables et désincarnés. Les répliques sont l'habit qui fait le moine, tant dans la banalité bien-disante des premiers actes que dans les métamorphoses qui suivent, culminant dans une valse-litanie où les mots eux-mêmes semblent avoir oublié ce qu'ils ont pu autrefois vouloir dire. Tant pis : saynète féroce où le jeu de l'absurde se teinte de vécu, la même banalité toujours se déclinant selon l'argot des prisons, dans l'accueil d'un "nouveau", coupable sans faute, empêcheur par impossibilité matérielle de danser en rond, dont l'altérité fait ressortir la violence sous-jacente déjà aux permutations sautillantes d'Hôtel des Cimes.
En mars 1986, encore simple dissident et dramaturge interdit, Václav Havel se confiait : "Si je m'obstine toujours à écrire des pièces de théâtre, c'est sans doute parce que, en dépit de tout, j'y trouve toujours du plaisir. Quant à la question de savoir comment j'y arrive, c'est difficile à expliquer. Disons, parce que subconsciemment je fais toujours semblant, en écrivant, d'être dans une situation différente de celle où je me trouve, ou plutôt que je fais simplement mon possible pour ne pas admettre ma situation factuelle. C'est-à-dire que je m'inspire de l'expérience de moi-même et du monde environnant que je fais "ici et maintenant", de la même expérience dont je m'inspirerais si mes pièces pouvaient normalement entrer ou rentrer dans cet "ici et maintenant". Bref, j'écris pour les gens qui "ici et maintenant" iraient voir mes pièces si celles-ci étaient "ici et maintenant" jouées". Enfin jouées à Prague depuis la "Révolution de velours" de novembre 1989, Tentation (1985) et Assainissement (1987) sont les dernières pièces écrites par Havel avant que les destinées politiques de son pays ne l'entraînent derechef loin du théâtre. Réinterprétation de la légende de Faust ou parodie de la perestroïka et de ses états d'âme, ces deux pièces sont enracinées dans un "ici et maintenant" qui dépasse la biographie de l'auteur et la situation spécifique du communisme finissant en Tchécoslovaquie pour s'adresser au destin de l'Europe en général. Paradoxale ou paroxystique, ponctuée de coups de théâtre, l'expérience qui s'y joue est celle de nous tous.
Jeté malgré lui dans la politique par l'oppression de son pays, Václav Hävel n'a cessé de réfléchir, depuis plus de vingt ans, à la nature de cette oppression et d'en dénoncer les effets. L'intérêt de ces essais vient avant tout de la qualité des analyses et de la profondeur de la réflexion. La « Lettre ouverte à G. Husak » est un véritable « J'accuse » contre la dictature communiste ; l'adresse à un congrès pacifiste ou le discours à l'université de Toulouse sont l'occasion de réflexions plus générales ; « Le pouvoir des sans-pouvoir » est une méditation sur la signification de la « dissidence ». L'unité de contenu est cependant réelle, car Havel s'adresse à trois sortes d'interlocuteurs.Aux responsables de la dictature communiste en Tchécoslovaquie, il dit ceci : « Derrière une apparence de normalisation ", vous avez installé le règne de la peur, du mensonge et de la corruption à tous les niveaux. Vous assurez la ruine du pays en étouffant la création et en voulant, à terme, abolir toute mémoire collective, toute vie sociale autonome pour régner sur un peuple anesthésié et une société désintégrée. Cela, nous le refusons. »Havel appelle en conséquence ses concitoyens à revendiquer les droits de la conscience morale individuelle, à refuser le mensonge, à restaurer la responsabilité personnelle et la parole publique. Tel est le sens du combat pour les droits de l'homme et celui de la Charte 77. L'intégrité individuelle et le maintien de l'identité collective sont à ce prix.C'est aussi à nous, Occidentaux, que s'adresse Havel. Il nous aide à connaître la réalité de la situation de son pays. Il démontre les risques, vus de l'Est, de nos ignorances et de nos naïvetés (un certain pacifisme). Il nous fait comprendre le prix de la dissidence sans se réduire à celle-ci. On trouvera ici les éléments d'une réflexion plus générale sur le monde et la société modernes. C'est pourquoi ce livre d'un homme emprisonné à quatre reprises nous invite à prendre conscience des conditions de la liberté.Né en 1936 à Prague. Václav Havel est un auteur dramatique de renommée internationale. Ses pièces, jouées dans le monde entier, sont interdites en Tchécoslovaquie. Porte-parole à deux reprises de la Charte 77, Václav Havel a passé en tout cinq ans en prison depuis 1977.Né en 1923, Jan Vladislav, essayiste et poète d'origine tchèque, a été à Prague jusqu'en 1981 l'animateur d'une collection éditée clandestinement. Installé en France, il a enseigné à l'Ecole des hautes études en sciences sociales jusqu'en 1988. Un ouvrage consacré à Václav Havel et préparé sous sa direction a été publié à Londres en 1987 (Václav Havel or Living in Truth, Faber and Faber)."
Autour de l'éphémère printemps de Prague, deux pièces de Vàclav Havel, parmi ses premières ?uvres dramatiques, sont jouées. Dans le rapport dont vous êtes l'objet, le décor polyvalent est planté dans une "Administration" composée de deux sortes de fonctionnaires: ceux qui seront pris dans la toile d'araignée qui se met en place et ceux qui la tissent. Une langue artificielle patiemment introduite dans l'entreprise n'est comprise que par quelques initiés mais tous l'apprennent. Sauf Josef Gross, directeur de l'établissement, homme compétent et travailleur, qu'on a omis de mettre au courant et qui sera le dernier à comprendre ce que trament, aussi bien ses collaborateurs les plus proches que ces nouveaux employés nommés à un poste spécialement créé pour eux et qu'il ne connaît même pas. Il vivra toutes les étapes de sa destitution, jusqu'à accepter de devenir le flic de service. Et quand il sera remis d'urgence à son poste de directeur pour réparer les dégâts, il est mûr, espérant sauver ce qui peut l'être, pour collaborer avec ses ennemis et sacrifier Hana, la jeune secrétaire qui lui a été constamment fidèle. Si Le rapport dont vous êtes l'objet constitue la plus étonnante dénonciation sous une forme comique du système que l'on sait et de la langue de bois, plus moyen de se concentrer! en étudie les implications apparemment anodines dans la vie de Huml dont la position élevée dans la société suppose une grande adaptabilité au régime. S'essayant à rédiger une allocution, Huml, "intellectuel de communication", est embarqué presque malgré lui dans une série d'aventures, entre sa femme, sa maîtresse, sa secrétaire et même un enquêteur féminin. Car Huml est dans le même temps l'objet d'une étrange enquête à domicile et les inspecteurs sont quasiment installés chez lui. Tout se dérègle et la pièce devient un immense puzzle qu'il s'agit de reconstituer
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.