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Histoire du chocolat. Edition revue et corrigée
Harwich Nikita
DESJONQUERES
25,50 €
Épuisé
EAN :9782843211058
Les origines du cacao sont fabuleuses. Boisson des dieux chez les Mayas et les Aztèques, le chocolat a tôt fait de conquérir la faveur des hommes. Rapporté en Europe par les conquistadors et les missionnaires espagnols, il est entouré d'un halo de mystère et ses vertus réelles ou supposées suscitent une longue polémique. Le monopole de l'Espagne sur le commerce du cacao éveille les convoitises. Hollandais, Anglais, Français, Portugais en implantent la culture dans leurs possessions du Nouveau Monde, tout en favorisant un fructueux trafic clandestin. Au XVIIIe siècle, le chocolat n'est encore qu'un produit exotique de luxe. Le 'axe siècle en voit la consécration. Son usage se répand dans toute la société, tandis que la culture du cacaoyer traverse l'Atlantique, gagnant l'Afrique, puis l'Asie et l' Océanie. La généralisation de sa consommation n'a en rien altéré l'énigmatique pouvoir de séduction de cette friandise, essentielle à l'imaginaire gourmand de nos sociétés
Un roman à la prose et au rythme vertigineux, nous plongeant dans l'esprit d'une femme qui kidnappe ses enfants dont elle a perdu la garde. Un superbe livre sur l'amour fou, par l'autrice de Crève mon amour dont l'adaptation cinématographique sort en salle à l'automne. Lisa n'a plus rien à perdre : elle a laissé derrière elle son pays - l'Argentine - pour vivre le grand amour dans un coin perdu de la campagne française, vu l'amour disparaître, les sentiments devenir haine et surtout, a perdu la garde de ses enfants. Lui reste une rage insatiable, un besoin viscéral de voir, toucher, sentir ses petits qu'on ne l'autorise à serrer dans ses bras que deux fois par mois. Alors Lisa commet l'impensable : elle kidnappe ses enfants et s'enfuit avec eux, roulant au hasard, allant vers la mer. Dans ce roman au rythme effréné, Ariana Harwicz nous immerge dans le monologue sauvage de Lisa, sa cocotte-minute intime, soulignant toute la violence de cette vie familiale, celle des ruptures, de l'incompréhension entre les êtres et les cultures. On referme ce brûlot avec un léger vertige et l'impression saisissante d'avoir été, pour quelques heures, complice de cette femme au bord de l'abîme.
Dans un coin de campagne perdu, une jeune femme lutte contre ses démons : l?ennui des jours, le tourment des nuits, le sentiment d?aliénation ? à soi-même et au monde ?, les pulsions de désir et de violence qui sans cesse l?assaillent et viennent peu à peu fissurer le tableau d?une vie domestique en apparence sans histoires. On la trouve instable, ingérable ; on l?appelle l?étrangère ; l?hystérique ; la folle. Et de fait, la folie est là, tapie dans les ombres du quotidien, prête à fondre à tout moment sur cette femme brûlant de liberté mais corsetée par les rôles contradictoires que la société des hommes et le carcan de la famille entendent lui faire jouer ? celui d?épouse dévouée, de mère attentionnée, mais aussi celui de sorcière et de putain, éternellement jetée en pâture à la vindicte autant qu?à la concupiscence.Monologue plein de rage et de rire noir, torrent de verbe dont le flot poétique et brutal, traversé de visions fulgurantes, brise toutes les idoles et met à mal toutes les conceptions figées dans lesquelles notre monde patriarcal s?échine à enfermer les femmes, Crève, mon amour est un roman d?une insolence radicale et incorruptible. Qu?elle heurte jusqu?à l?insoutenable ou qu?elle séduise jusqu?à l?envoûtement, cette nouvelle voix puissante ne pourra en tout cas laisser personne indifférent.Traduit de l'espagnol (Argentine) par Isabelle GugnonAriana Harwicz est née à Buenos Aires en 1977. Après des études de cinéma et de dramaturgie en Argentine puis de littérature comparée à la Sorbonne, elle choisit définitivement la France comme pays d?adoption, et réside aujourd?hui près de Sancerre. Elle est l?auteure de pièces de théâtre et de quatre romans qui l?ont révélée dans le monde entier comme le nouveau prodige de la jeune littérature argentine. Traduit dans une quinzaine de langues, adapté avec succès au théâtre dans de nombreux pays et sélectionné pour l?International Booker Prize en 2018, Crève, mon amour est son premier roman publié en France.« S?écartant du profil familier et rassurant des personnages féminins auquel nous a habitués la fiction, Harwicz nous emmène plus loin, là où, en chacun de nous, rôde toujours la possibilité de l?horreur. » Hari Kunzru« Un véritable coup de pied au cul de la littérature, qui déconstruit tout, forme et sensibilité? Un roman qui relève à la fois de l?émeute (que dis-je, de la révolution !) et du trip hallucinatoire. » Joanna Walsh« La voix d?Ariana Harwicz est d?une audace inouïe, remuante de noirceur et de charisme. » ? Zeruya Shalev« Crève, mon amour crépite d?une beauté pleine d?urgence et de sauvagerie. Je l?ai lu d?une traite, en une nuit, exaltée et bousculée, une boule dans la gorge et le c?ur à cent à l?heure. » ? Claire-Louise Bennett
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.