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Politique et filiation
Harvey Robert ; Kaplan E-Ann ; Noudelmann François
KIME
21,30 €
Épuisé
EAN :9782841743445
Les études réunies dans ce volume conduisent à repenser les notions de transmission, de filiation et de généalogie, selon une approche politique. Elles analysent la prégnance des modèles familiaux dans les représentations collectives et travaillent à dérouter les schèmes de la parenté dans les savoirs. On y trouvera diverses tentatives pour déjouer le paradigme généalogique selon trois axes :- une réflexion sur la transmission qui procède à un renversement - générationnel, en partant de l'enfant et de la haine qu'il peut susciter. Les notions de temps et de patrimoine y trouvent de nouvelles définitions. - un nouveau regard anthropologique qui permet d'envisager - différemment la généalogie. La transmission du nom par les mères, l'invention des ressemblances familiales, la déroute des lignages en dessinent les pistes. - une attention critique aux mutations politiques et communautaires. Les Caraïbes, l'Australie, l'Arménie, l'Iran, y présentent autant des lieux que des mémoires où se jouent une - reconstruction des appartenances et une nouvelle pensée des - identifications. Les recherches se sont exercées en traversant allégrement les champs disciplinaires, sans pour autant les ignorer, car la critique a visé aussi des savoirs en tant que tels. La sociologie, l'ethnologie, la psychanalyse, les études post-coloniales côtoient la philosophie, l'histoire et la littérature.
Résumé : Plus de la moitié de la population vit en ville et a rarement la chance de pouvoir admirer la voûte étoilée, les lumières artificielles ne laissant percer que la lune et les astres les plus brillants. Et pourtant, lorsque nous quittons la ville, quel émerveillement ! Voie lactée, nébuleuses, constellations, planètes, étoiles filantes, éclipses lunaires, aurores boréales, satellites... Nul besoin de télescope : tous ces objets célestes et phénomènes astronomiques sont visibles à l'oeil nu et s'animent chaque nuit pour offrir un spectacle grandiose et sans cesse changeant. De L'Europe à l'Océanie, de l'Amérique à l'Asie, Sous les étoiles vous offre un panorama des plus beaux ciels nocturnes du monde, à travers plus de 200 photos spectaculaires et commentées, pour redécouvrir la magie du ciel et garder la tête dans les étoiles !
Résumé : Les récits de Bob et Harv décrivent la vie telle qu'elle est, heureuse et malheureuse, sans idéalisme, ni romantisme. Harvey Pekar raconte, en direct des rues de Cleveland, son quotidien de petit employé d'un hôpital pour anciens combattants, au coeur d'une ville ravagée par l'exode des Blancs et la désindustrialisation. " Tout ce que je peux faire ", confesse-t-il, " lorsque quelque chose me tracasse, c'est d'écrire une histoire à ce propos. " La force de ces récits, souvent drôles ou touchants, tient à la personnalité de l'auteur qui porte sur la réalité sociale un regard aussi aigu que Theodore Dreiser ou Sinclair Lewis, sans renoncer pour autant à une empathie profonde. Aucune vie ne lui semble assez ordinaire pour devenir insignifiante et plutôt que la vie des bourgeois il chronique celles d'un collègue noir, vétéran du Vietnam, ou des chiffonniers juifs des années 30. Loin de Woody Allen, Pekar ne se crée pas un personnage fictif, destiné a séduire le public. Son alter-ego, qu'il se nomme Jack ou Harvey, ne cache rien de ses affres dérisoires de collectionneur compulsif ou de ses combines de petit arnaqueur. Mais ses doutes face à l'hypocrisie de la société et ses angoisses devant l'absurdité de l'existence sont aussi les nôtres. Crumb démontre ici, une fois encore, la versatilité de son talent. Délaissant son propre imaginaire, il donne chair au verbe si particulier de son ami, jouant avec une discrête virtuosité du blanc et du noir, et fixant à jamais, dans l'imagination du lecteur, la vision d'un Cleveland entre lumière et pénombre, décrépitude et bonheur de vivre.
Quel est l'animal terrestre le plus rapide ? Lequel est le plus vénimeux ? Quel est le plus gros de tous ? Quel oiseau accomplit la plus longue migration ? Quels sont les animaux les plus féroces, puants, gluants, bruyants, astucieux, ou encore explosifs ?Une encyclopédie exceptionnelle consacrée aux records des « champions » du monde animal : 100 rencontres uniques, tout en photos, avec les espèces les plus étonnantes !Avec des photographies éblouissantes et spectaculaires de chaque chaque animal mais aussi des chiffres et des records qui donnent toutes les informations sur la vie et les capacités de ces super athlètes de la nature.
Résumé : Qu'elle soit philosophique ou littéraire, qu'elle emprunte la forme du récit, celle du pamphlet, du poème ou de l'essai, l'?uvre de Michel Deguy est faite d'innombrables bifurcations, reprises et déploiements qui en font l'une des plus brillantes et paradoxales de sa génération. On en trouvera ici, grâce au travail d'Hélène Volat et de Robert Harvey, la trace condensée sous forme d'un vertigineux index, recensement exhaustif des ?uvres de l'auteur et de sa réception critique.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.