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La richesse, la valeur et l'inestimable. Fondements d'une critique socio-écologique de l'économie ca
Harribey Jean-Marie
LIENS LIBERENT
28,01 €
Épuisé
EAN :9791020900388
La richesse est le trou noir de la science économique. Se réduit-elle à la valeur économique des marchandises ? Pour sortir de la crise sociale et écologique du capitalisme, faut-il procéder à une fuite en avant productiviste ? La théorie économique dominante ne sait pas répondre à ces questions parce qu'elle assimile la valeur d'usage à la valeur d'échange, elle postule que l'accumulation infinie du capital est porteuse de bien-être et tient pour acquis que les forces libres du marché conduisent la société à son optimum et à son équilibre. Ce livre propose une critique sociale et écologique de l'économie capitaliste contemporaine en effectuant un retour sur l'économie politique, d'Aristote à Smith et Ricardo, et sur sa critique radicale accomplie par Marx : le travail est le seul créateur de valeur économique, et cette valeur acquiert une reconnaissance sociale à travers l'échange monétaire, que celui-ci soit marchand ou non marchand. Mais l'humanité puise dans la nature des richesses irréductibles à la valeur économique, richesses que le capitalisme tente de transformer en nouvelles marchandises et donc en occasions de profit. Toutes les institutions internationales, prises de panique devant la dégradation écologique, s'évertuent à calculer la valeur intrinsèque de la nature, celle des services qu'elle rend, afin de la réduire à du capital qu'il s'agira de rentabiliser. En maintenant la distinction radicale entre richesse et valeur, ce livre montre au contraire l'importance de ce qui échappe à la quantification marchande parce que c'est inestimable.
Harribey Jean-Marie ; Marty Christiane ; Eydoux An
Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Economistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous. La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant. "Revenu de base", "allocation universelle", "revenu citoyen" : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe. A droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux. Les Economistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises. Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle. Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.
Résumé : Le capitalisme mondial traverse une crise systémique de longue durée et multidimensionnelle, et la pandémie Covid-19 est apparue comme le symptôme du paroxysme de ses contradictions sociales et écologiques : marchandisation et exploitation à outrance du travail et de la nature semblent avoir atteint un niveau insoutenable. Cette crise nous fait prendre conscience de la fragilité des sociétés et de l'incertitude concernant l'avenir. Fragilité parce que la technique crée un nouveau problème quand elle prétend en résoudre un. Incertitude parce que le temps long échappe à l'horizon humain, tant le capitalisme a fait de la vitesse et surtout de son accélération le moyen de raccourcir le temps. La vie au ralenti due au confinement a ainsi ouvert de nouvelles questions : quel est le prix de la vie ? quelle est la place du travail ? Quel est notre rapport au progrès ? à la nature ? Les voies sont ouvertes pour penser des modèles de société non soumis à la marchandisation des activités humaines et de tout le vivant : il n'y a pas de "fin" de l'histoire, des alternatives au capitalisme sont possibles et surgissent au creux des failles du système : réhabiliter le travail, instituer les communs et socialiser la monnaie, par une démocratisation générale de toutes les institutions de la société.
Comment expliquer la crise du capitalisme alors que tous les médias, tous les commentateurs, tous les professeurs d'université de renom, tous les théoriciens du marché et de la finance, ou peu s'en faut, se répandent en discours mystificateurs ? En ne lâchant pas d'un pouce le débat théorique, Jean-Marie Harribey élabore des outils pédagogiques populaires à l'image des travaux qu'il a menés depuis 1998 au sein d'Attac. Le lecteur trouvera des textes alliant l'analyse et la dérision, qui sont de petits essais socio-économiques, écrits sur le vif des mouvements sociaux de ces dernières années. Souvent sur un modèle parodique, l'auteur a fait appel à des classiques de la littérature populaire qui en disent plus long que beaucoup de savants traités. Par exemple, lors de la lutte des jeunes contre le projet du gouvernement de créer un " contrat première embauche " au motif qu'il fallait " changer de modèle social ", il " utilise " Le Petit Prince pour écrire : " Dessine-moi un modèle. " Le lecteur reconnaîtra aussi La Fontaine, Corneille, Molière, Cervantès, Hugo et quelques autres... Ce faisant, Jean-Marie Harribey rappelle que le capitalisme du XXe et du XXIe siècles a miné les deux piliers sur lesquels il repose : l'exploitation de la force de travail et celle de la nature. Crise sociale et crise écologique sont au c?ur des crises - à première vue financières, en réalité globales - que connaît le capitalisme depuis les années 1980. La conclusion donne la parole aux deux grands économistes qui déjà en leur temps avaient compris ce qu'était le capitalisme. Marx et Keynes avaient vu en quoi la logique du profit est une logique sacrificielle puisque les humains et la nature étaient condamnés à n'être que des instruments.
Crise sociale et crise écologique sont liées, selon Jean-Marie Harribey, parce que sans l'exploitation de la nature, celle du travail n'aurait pas eu de support matériel, et sans l'exploitation du travail, celle de la nature n'aurait pu s'enclencher et se généraliser. La crise du développement est analysée et l'imposture qui consiste à croire qu'une croissance économique infinie serait possible est critiquée. Il explore la voie d'une économie économe des ressources naturelles et du travail humain. Tâche difficile ? Oui parce qu'il s'agit de transformer les rapports sociaux et l'imaginaire que la société marchande a imposé à tous.
Ce livre déconstruit entièrement ce que vous croyez savoir sur le comportement humain ! En effet, notre société nous inculque dès le plus jeune âge que l’égoïsme et l’agressivité sont les lois de la survie. Or, cette synthèse transdisciplinaire nous prouve le contraire : la vie a été possible et se maintient grâce à l’entraide. Une lecture réjouissante et pleine d’espoir !
Joie, peur, colère, deuil... Ces émotions ne sont pas le privilège de l'espèce humaine. Dans ce livre, le professeur Frans de Waal, éthologue et primatologue de renommée mondiale, affirme et explique, en s'appuyant sur de nombreuses études scientifiques, que les animaux ressentent les mêmes émotions que nous. Le regard sensible et affectueux de Mama, vieille matriarche chimpanzé, à la visite d'un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en est un exemple qui ne peut pas nous laisser indifférent. A travers de nombreuses anecdotes et observations, Frans de Wall nous convie dans un voyage fabuleux au coeur du monde des émotions animales.
L'Association de défense des animaux L214 dévoile ici l'ampleur d'un système, l'élevage intensif, qui a fait de la Terre un enfer pour une multitude d'animaux. En France, près de 3,5 millions d'animaux sont tués chaque jour dans les abattoirs, soit 2 400 chaque minute. Faisant fi de toute forme d'empathie, ignorant leur souffrance, l'humain a façonné les animaux à son usage. Aujourd'hui, dans les élevages standard, les poulets atteignent le poids de 1,5 kilos en trente jours, alors qu'il leur fallait quatre fois plus de temps en 1950. Une vache laitière peut produire jusqu'à 60 litres de lait par jour, alors que 7 litres suffiraient pour alimenter son veau. Plus de 80 % des animaux sont enfermés sans accès à l'extérieur, entassés par milliers dans des bâtiments le plus souvent dépourvus de fenêtres. A la lecture de cet ouvrage édifiant, une évidence s'impose : il nous faut changer de modèle agricole et alimentaire. L214 propose ici des solutions concrètes, efficaces, simples et réalisables immédiatement. Voici donc un véritable cri d'alarme pour réveiller les consciences sur les horreurs que les êtres humains font subir aux animaux et leurs conséquences dramatiques, notamment pour l'environnement et la santé publique.
Keynes John Maynard ; Chemla Françoise ; Chemla Pa
En janvier 2017, l'?uvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la " science " économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes?