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Revenu universel
Harribey Jean-Marie ; Marty Christiane ; Eydoux An
ATELIER
10,00 €
Épuisé
EAN :9782708245334
Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Economistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous. La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant. "Revenu de base", "allocation universelle", "revenu citoyen" : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe. A droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux. Les Economistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises. Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle. Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.
Comment expliquer la crise du capitalisme alors que tous les médias, tous les commentateurs, tous les professeurs d'université de renom, tous les théoriciens du marché et de la finance, ou peu s'en faut, se répandent en discours mystificateurs ? En ne lâchant pas d'un pouce le débat théorique, Jean-Marie Harribey élabore des outils pédagogiques populaires à l'image des travaux qu'il a menés depuis 1998 au sein d'Attac. Le lecteur trouvera des textes alliant l'analyse et la dérision, qui sont de petits essais socio-économiques, écrits sur le vif des mouvements sociaux de ces dernières années. Souvent sur un modèle parodique, l'auteur a fait appel à des classiques de la littérature populaire qui en disent plus long que beaucoup de savants traités. Par exemple, lors de la lutte des jeunes contre le projet du gouvernement de créer un " contrat première embauche " au motif qu'il fallait " changer de modèle social ", il " utilise " Le Petit Prince pour écrire : " Dessine-moi un modèle. " Le lecteur reconnaîtra aussi La Fontaine, Corneille, Molière, Cervantès, Hugo et quelques autres... Ce faisant, Jean-Marie Harribey rappelle que le capitalisme du XXe et du XXIe siècles a miné les deux piliers sur lesquels il repose : l'exploitation de la force de travail et celle de la nature. Crise sociale et crise écologique sont au c?ur des crises - à première vue financières, en réalité globales - que connaît le capitalisme depuis les années 1980. La conclusion donne la parole aux deux grands économistes qui déjà en leur temps avaient compris ce qu'était le capitalisme. Marx et Keynes avaient vu en quoi la logique du profit est une logique sacrificielle puisque les humains et la nature étaient condamnés à n'être que des instruments.
La valeur des marchandises et celle de la justice, de la liberté, de la démocratie, d'une oeuvre d'art sont-elles comparables, non pas en termes comptables mais de signifiant d'une sociétéA ? Pourquoi le même mot sert-il pour les définirA ? Avant que l'économie ne submerge la vie des sociétés, avant que le capitalisme ne réduise toute activité humaine à l'état de marchandise, avant que le vivant lui-même ne soit happé dans un engrenage financier, l'interrogation n'avait pas grand sens. Seuls importaient pour les philosophes de l'Antiquité le beau, le bien, le juste ou le mérite. Ils étaient en quête de ces valeurs-là. Le capitalisme, au contraire, est en quête de valeur sous forme d'argent, toujours croissante pour nourrir une accumulation sans fin. Jean-Marie Harribey mène une enquête à la fois philosophique, anthropologique et économique pour élucider quelques mystères au coeur des crises du monde actuel. Si le travail est le seul producteur de valeur économique, comment la valeur pour l'actionnaire s'est-elle imposée ? Pourquoi cette valeur est-elle érigée en valeur suprême, faisant du calcul économique le critère normatif de la valeur de la nature ou de la valeur de la vie ? Une enquête pour dégager un itinéraire à même de nous faire sortir de cette impasse.
Ce livre vise à mettre entre les mains des citoyens les éléments d?une critique de l?économie capitaliste qui puissent les aider à comprendre et à transformer une société jusqu?ici vouée au profifi t, à l?enrichissement de quelques-uns et à l?appauvrissement du plus grand nombre, sur fond de dévastation écologique de la planète. Il fait suite à deux premiers essais, La démence sénile du capital, Fragments d?économie critique, paru alors que le capitalisme fifi nancier semblait au sommet de sa puissance et promis à l?éternité, et Raconte-moi la crise, publié peu après l?éclatement de la crise de 2007-2008 qui n?en finit pas de produire ses ravages. Ceux-ci sont tels qu?ils justifient que l?on montre pourquoi le modèle de société imposé par la course à l?accumulation du capital arrive dans une impasse, sans échappatoire possible. Une fin de cycle en quelque sorte. Le projet est à la fois pédagogique et théorique : il s'agit de rendre abordables les concepts indispensables à la démystification du discours économique dominant et à l?élaboration d?alternatives radicales. Seront donc rappelées les racines de la crise dans ses multiples dimensions, économique et financière mais aussi sociale et écologique. Les citoyens ont découvert avec ahurissement les frasques des banques, à l'occasion du crédit déversé pour servir la spéculation, auxquelles le monopole de la création de monnaie a été confié, et qu'il revient à la collectivité de se réapproprier. Le capitalisme productiviste arrive dans une impasse : c'est la fin de partie pour les partisans de l'accumulation infinie du capital. Mais que se dessine-t-il pour l'avenir ? Reconversion énergétique, élargissement d'une sphère non marchande soustraite à l'impératif de rentabilité, un droit du travail et un partage du travail pour restreindre les prérogatives de la propriété. Ce sont quelques pistes pour sortir de la dictature de la marchandise et concevoir autrement la richesse sociale. La forme du livre alterne contes et exposés, et il fraye son chemin entre sérieux et dérision. Car le capitalisme de fin de cycle n'est-il pas affairiste et grippe-sou, avide et gaspilleur, surréaliste et terre-à-terre, scientiste et ridicule, violent et ubuesque, effrayant et pitoyable ? Pour le dépasser, il faudra un peu de raison, un brin de folie inventive, le tout embrasé par beaucoup de passion citoyenne pour la démocratie.
Résumé : Le capitalisme mondial traverse une crise systémique de longue durée et multidimensionnelle, et la pandémie Covid-19 est apparue comme le symptôme du paroxysme de ses contradictions sociales et écologiques : marchandisation et exploitation à outrance du travail et de la nature semblent avoir atteint un niveau insoutenable. Cette crise nous fait prendre conscience de la fragilité des sociétés et de l'incertitude concernant l'avenir. Fragilité parce que la technique crée un nouveau problème quand elle prétend en résoudre un. Incertitude parce que le temps long échappe à l'horizon humain, tant le capitalisme a fait de la vitesse et surtout de son accélération le moyen de raccourcir le temps. La vie au ralenti due au confinement a ainsi ouvert de nouvelles questions : quel est le prix de la vie ? quelle est la place du travail ? Quel est notre rapport au progrès ? à la nature ? Les voies sont ouvertes pour penser des modèles de société non soumis à la marchandisation des activités humaines et de tout le vivant : il n'y a pas de "fin" de l'histoire, des alternatives au capitalisme sont possibles et surgissent au creux des failles du système : réhabiliter le travail, instituer les communs et socialiser la monnaie, par une démocratisation générale de toutes les institutions de la société.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.