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Voix de louange. Les cantiques bibliques dans la liturgie chrétienne
Harl Marguerite ; Meynadier Bruno ; Pietrobelli An
BELLES LETTRES
55,00 €
Épuisé
EAN :9782251421179
Quatorze cantiques tirés de divers livres de l'Ancien et du Nouveau Testaments ont une place à part dans la Bible des chrétiens : ils apparaissent regroupés pour la première fois au Ve siècle, formant un recueil poétique placé à la suite du psautier dans le codex de la Septante, l'Alexandrinus. Ils témoignent d'une époque où s'organisait la prière solennelle du psautier dans les cathédrales et les monastères, avec accompagnement de chant et de musique. Ces odes et ces prières entonnées par quelques grandes figures de l'histoire d'Israël, tel Moïse sortant vainqueur du combat contre le Pharaon dans la mer Rouge, chantent confiance et reconnaissance pour leur Dieu tout-puissant. A leurs voix de louange, répondent les trois hymnes de l'Evangile de Luc qui célèbrent la naissance de Jésus, le Messie annoncé. Après avoir présenté les quatorze cantiques dans leur texte grec et en traduction, Marguerite Hari mène une enquête dans la Bible, le judaïsme hellénistique et les Pères grecs pour reconstituer les étapes de formation du recueil. Héritiers d'une longue tradition, ayant acquis prestige et autorité, ces cantiques transmettent dans la liturgie des richesses théologiques et spirituelles d'une sorte de Bible en raccourci. Neuf d'entre eux sont devenus le "canon des odes" en vigueur encore aujourd'hui dans les Eglises orthodoxes de rite grec.
Après deux congrès de l'ACFEB consacrés au Nouveau Testament (Lyon, 1987: les Paraboles; Toulouse, 1989: Saint Jean), il convenait de revenir à l'Ancien Testament. Dès lors, un sujet s'imposait: le Pentateuque. En effet, à partir des années 1975, l'approche exégétique « classique », fidèle à la théorie documentaire communément reçue depuis des décennies, fut sérieusement remise en cause. De même allait-on se poser des questions sur la façon de se représenter l'histoire des origines d'Israël et sur les étapes de la réflexion théologique dans l'Ancien Testament. À défaut d'une mise au point, impossible dans l'état actuel de la recherche, une réflexion sérieuse était donc devenue indispensable. Le sujet était d'une actualité telle qu'entre le projet de cette étude (1987) et le congrès d'Angers (1991) un livre magistral paraissait en 1989, fruit des travaux d'un « troisième cycle » des Facultés de théologie de Suisse romande: Le Pentateuque en question, par A. de Pury. Le Pentateuque: débats et recherches ne fait pas double emploi avec ce livre, mais s'inscrit naturellement en complément. En effet, les diverses contributions du présent ouvrage procèdent d'un même esprit. Chaque auteur, à partir de quelques chapitres ou d'un thème d'un livre donné, s'efforce de montrer comment et jusqu'à quel point l'on peut (ou l'on doit) tenir certains éléments « traditionnels » et incorporer les données nouvelles de la recherche. Un exercice pratique, en quelque sorte. Trois livres du Pentateuque ont retenu l'attention: le Deutéronome (N. Lohfink et Th. Römer), l'Exode (B. Renaud et J.-L. Ska), la Genèse (A. de Pury et M. Collin). En ouverture, J. Briend présente une réflexion sur la lecture du Pentateuque et l'hypothèse documentaire. Pour terminer, J. Margain examine l'importance que revêt la recension samaritaine et P Beauchamp nous propose une réflexion théologique sur le Pentateuque vu de façon globale comme le lieu par excellence de la typologie.
Ce cinquième volume de la Bible d'Alexandrie est consacré au Deutéronome de la Septante, le dernière des livres de la Torah traduits en grec. Comme les précédents volumes, celui-ci a été préparé dans le cadre du Centre Lenain de Tillemont de la Sorbonne. Les deux auteurs ont travaillé en étroite collaboration. La traduction notamment est leur oeuvre commune, ainsi que le chapitre sur le texte grec. Elles se sont cependant réparti la tâche pour l'introduction et l'annotation. L'introduction présente deux parties: la première, " Le Deutéronome grec, son traducteur, ses lecteurs" a été redigée par Marguerite Harl; la seconde "L'ordre et le contenu des discours; les paroles répétées" l'a été par Céline Dogniez qui a également rédigé le traitement des noms géographiques et établi la Bibliographie. L'annotation des chapitres 12 à 34 de Marguerite Harl. Elles ont l'une et l'autre échangé observations et compléments pour l'ensemble du travail. Les principles retenus pour cette annotation sont ceux qui avaient été précédemment définis et appliqués aux premiers volumes de cette collection. Le premier d'entre eux est qu'une telle annotation ne saurait à l'évidence être exhaustive. Ainsi le travail critique effectué par J W Wevers pour l'établissement du texte grec n'a pu être exploité de manière systématique (l'abondance et la variété des matériaux -pratiquement pour chaque mot-auraient exigé plusieurs volumes). De même, bien qu'elles enrechissent de façon importante le commentaire, les traditions juives (les Targums et la littérature rabbinique jusqu'à Rachi) n'ont été utilisées qu'à titre d'exemples et sur certains versets seulement. La priorité a été donnée à l'explication des mots grecs employés par le traducteur, à la comparaison avec le texte massorétique losque celle-ci nous a semblé pertinente et, enfin, aux lectures anciennes de ce livre de la Septante.
Cet ouvrage est le premier manuel de langue française consacré à la Septante. Ses neuf chapitres abordent les problèmes que soulève cette version grecque de la Bible hébraïque, née dans le judaïsme hellénistique, adoptée ensuite comme Ancien Testament par les premières Églises chrétiennes, y compris de langue latine. Il présente les résultats acquis et l'état des questions; il trace aussi les perspectives de la recherche à venir. Sont posées les diverses questions encore débattues: d'ordre historique, textuel, linguistique, littéraire, exégétique. Des regroupements bibliographiques et trois copieux index en font aussi un instrument de travail indispensable. C'est, de plus, une introduction d'ensemble à la collection "La Bible d'Alexandrie", traduction annotée des livres de la Septante en cours de publication.
Les "chaînes" sont une forme particulière de commentaire : prenant les versets d'un livre biblique les uns après les autres, elles donnent en alternance, sur le même feuillet, les "lemmes" scripturaires et plusieurs textes qui les commentent, ces extraits étant parfois "enchaînés" les uns aux autres par des formules de transition. La chaîne sur le psaume 118 offre des textes tout à fait inconnus par ailleurs, notamment une masse appréciable de textes d'Origène.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.