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LA BIBLE D'ALEXANDRIE. Tome 5, Le deutéronome
HARL MARGUERITE
CERF
38,00 €
Épuisé
EAN :9782204045629
Ce cinquième volume de la Bible d'Alexandrie est consacré au Deutéronome de la Septante, le dernière des livres de la Torah traduits en grec. Comme les précédents volumes, celui-ci a été préparé dans le cadre du Centre Lenain de Tillemont de la Sorbonne. Les deux auteurs ont travaillé en étroite collaboration. La traduction notamment est leur oeuvre commune, ainsi que le chapitre sur le texte grec. Elles se sont cependant réparti la tâche pour l'introduction et l'annotation. L'introduction présente deux parties: la première, " Le Deutéronome grec, son traducteur, ses lecteurs" a été redigée par Marguerite Harl; la seconde "L'ordre et le contenu des discours; les paroles répétées" l'a été par Céline Dogniez qui a également rédigé le traitement des noms géographiques et établi la Bibliographie. L'annotation des chapitres 12 à 34 de Marguerite Harl. Elles ont l'une et l'autre échangé observations et compléments pour l'ensemble du travail. Les principles retenus pour cette annotation sont ceux qui avaient été précédemment définis et appliqués aux premiers volumes de cette collection. Le premier d'entre eux est qu'une telle annotation ne saurait à l'évidence être exhaustive. Ainsi le travail critique effectué par J W Wevers pour l'établissement du texte grec n'a pu être exploité de manière systématique (l'abondance et la variété des matériaux -pratiquement pour chaque mot-auraient exigé plusieurs volumes). De même, bien qu'elles enrechissent de façon importante le commentaire, les traditions juives (les Targums et la littérature rabbinique jusqu'à Rachi) n'ont été utilisées qu'à titre d'exemples et sur certains versets seulement. La priorité a été donnée à l'explication des mots grecs employés par le traducteur, à la comparaison avec le texte massorétique losque celle-ci nous a semblé pertinente et, enfin, aux lectures anciennes de ce livre de la Septante.
Cet ouvrage est le premier manuel de langue française consacré à la Septante. Ses neuf chapitres abordent les problèmes que soulève cette version grecque de la Bible hébraïque, née dans le judaïsme hellénistique, adoptée ensuite comme Ancien Testament par les premières Églises chrétiennes, y compris de langue latine. Il présente les résultats acquis et l'état des questions; il trace aussi les perspectives de la recherche à venir. Sont posées les diverses questions encore débattues: d'ordre historique, textuel, linguistique, littéraire, exégétique. Des regroupements bibliographiques et trois copieux index en font aussi un instrument de travail indispensable. C'est, de plus, une introduction d'ensemble à la collection "La Bible d'Alexandrie", traduction annotée des livres de la Septante en cours de publication.
Au IIIe siècle av. J.-C., à Alexandrie, la Bible est traduite en grec. Cette traduction de la Torah remplit " cinq rouleaux " - le pentateuque en grec. La légende l'attribue à soixante-dix traducteurs, ou soixante-douze : six anciens de chaque tribu. Ces " Septante " sont les représentants d'une double culture : maîtres dans les études hébraïques, ils sont aussi familiers des lettres grecques. C'est en soi un événement extraordinaire. Destinée à présenter le judaïsme aux non-Juifs et à le légitimer par son ancienneté, cette version grecque est d'abord lue par les Juifs de la diaspora hellénophone. Ainsi Paul, un Juif de Cilicie, l'utilise dans ses épîtres, bien qu'il ait été formé à Jérusalem ; de même, dans les autres livres du Nouveau Testament, les citations de l'Ancien Testament sont, pour la plupart, conformes au texte de la Septante. Peut-être utilisée dans les " maisons de prière " où avaient lieu les assemblées des Juifs, la Septante eut une influence considérable et fut reçue par le christianisme ancien comme " divinement inspirée ".
La Philocalie d'Origène est un recueil de textes du grand exégète alexandrin, constitué par ses admirateurs cappadociens à la fin du IVe siècle. Leur objet principal était de diffuser les idées d'Origène sur l'inspiration divine des Ecritures et les règles de leur interprétation. On a la surprise d'y découvrir qu'Origène souligne fortement les difficultés du texte biblique : ses " pierres d'achoppement ", son " obscurité ". Il recommande à l'interprète de situer le moindre détail du texte dans la cohérence d'ensemble de ce qui forme " un seul livre ". En joignant aux chapitres de la Philocalie la Lettre d'Origène à Africanus sur l'histoire de Suzanne, qui traite du " canon " des Ecritures, ce volume regroupe des textes qui n'avaient pas trouvé leur place dans d'autres volumes de la Collection.
Les "chaînes" sont une forme particulière de commentaire : prenant les versets d'un livre biblique les uns après les autres, elles donnent en alternance, sur le même feuillet, les "lemmes" scripturaires et plusieurs textes qui les commentent, ces extraits étant parfois "enchaînés" les uns aux autres par des formules de transition. La chaîne sur le psaume 118 offre des textes tout à fait inconnus par ailleurs, notamment une masse appréciable de textes d'Origène.